jeudi 2 juillet 2009
Pause.

Voilà. Nous sommes en juillet. Le 2. Il est 14h16.
Elisa a fini par accepter le bib.
Elisa a fait sa deuxième nuit complète cette nuit.
Elisa a une place en crèche.
Elisa nous sourit. Elisa existe.
Là, Elisa fait sa sieste dans sa chambre. Jambes nues.
Bras écartés au dessus de la tête. Apaisée.
Je me suis ré-inscrite à mon atelier d'écriture pour la Rentrée.
Je peux enfin recommencer la gym.
Ce soir je vais chez le coiffeur.
Ce week-end nous allons à un mariage.
Périple en voiture qui m'inquiète un peu mais
je suis heureuse à l'idée d'aller faire la fête.
Ce matin j'ai eu ma soeur au téléphone.
Ses pleurs inattendus et silencieux
nous ont aidé à crever l'abcès.
Oh bien sûr tout n'est pas rose entre elle et moi
mais l'espoir que le noir cède la place
à une couleur plus gaie renait.
Voilà. Nous sommes en juillet. Le 2. Il est 14h16.
Et pour la première fois en 15 mois et 21 jours,
je souffle.
Ici, c'est calme plat et ça fait un bien fo o o o o o o ou.
mardi 23 juin 2009
L'école du cirque

Ce soir, après 4 jours d'échec pour l'introduction du bib,
je préfère me mettre en mode humour plutôt que
de me taper la tête contre les murs.
J'ai beaucoup lu sur l'allaitement
tellement c'était important pour moide ne pas me prendre la tête avec les différents laits infantileset tout l'attirail de la stérilisation
d'offrir le meilleur à ma fille.
Je me dis que finalement j'aurais mieux fait
de beaucoup lire sur le sevrage.
Mais existe-t-il une réelle littérature sur le sevrage
à part les quelques pages qui terminent les bouquins sur l'allaitement ?
De toute façon comme je n'ai ni le temps ni la force de lire
je crois que je vais plutôt me mettre à la recherche
d'un bib en forme de pied.
Si vous avez des pistes.
PS : Promis dès que ma fille accepte un bib demain ou après demain je réponds à vos commentaires mais là j'suis exténuée. C'est que s'occuper d'une future championne olympique ça fatigue.![]()
samedi 20 juin 2009
Sauvetage à 10 euro 50

{Risquer de se laisser submerger}
Jeudi
19h00 : J'appelle Arthur Miller pour le prévenir que ce soir je vais au ciné. Oui au cinéma. A la séance de 19h45. Et que par conséquent j'ai besoin qu'il soit là à 19h30 au plus tard. Je raccroche.
19h33 : Il est là. J'enfile ma veste, prends mon sac, pars. Sans poussette. Sans écharpe de portage. Sans Sophie la girafe. Sans ma fille. Sans explication. Sans me retourner. Question de survie.
19h46 : Le caissier me dit que le film a commencé depuis une minute. M'en fous. Je demande une place et lui tends mon billet de 10 euros.
- "Il manque 50 centimes."
- "Euh... mais Monsieur je suis seule là. Ah, c'est 10 euro 50 la place ?! De toute façon tu m'aurais dit 30 euros que je te les aurais donnés tellement j'ai besoin d'aller au cinéma. "
19h48 : je grimpe les marches, ouvre la double porte et m'accroche à l'obscurité de la salle pour ne pas sombrer. L'écran géant m'envoit sa bouée de sauvetage. Je la saisis et me laisse plonger.
(...)
21h40 : Musique de générique de fin. J'ai ri. Je suis en larmes aussi. Tout comme ma voisine de gauche. Je sors discrètement un kleenex pour essuyer mon visage. Me dis que le sauvetage fut bon, drôlement bon.
Retour à pied. Dans les rues de Paris un soir de printemps. Avec les gens en terrasse, la douceur de l'air, la musique de la ville en soirée, si différente du brouhaha assourdissant de la ville en journée.
Je rentre chez moi. Apaisée mais incapable de parler de la vague -à l'âme- qui a menacé de me submerger cet après-midi.
Arthur Miller s'assoit en face de moi. Me demande ce que j'ai. Ne me quitte pas des yeux. Je n'ai pourtant qu'une envie : disparaître, incapable de parler.
Et puis à sa façon il m'a aidé à déroulé le fil de cette pelotte noire qui s'était nichée au creux de ma gorge et qui empêchait les mots de sortir.
"Ne plus se sentir femme. N'être qu'une super nounou 24h/24. L'impression de n'avoir rien d'intéressant à raconter. Le sentiment désagréable de n'être plus qu'une partie de moi. La crainte de devenir transparente. L'impression de déranger quand je l'appelle au boulot pour lui parler de notre fille."
Samedi
16h45 : Premier biberon pour Elisa.
Biberon : 0, Elisa : 1.
C'est pas grave ma fille. Je savais que ça allait pas être facile. Mais même si je redeviens une Femme, je n'en reste pas moins ta maman.![]()
jeudi 18 juin 2009
Se souvenirs des belles choses

Je voulais juste te dire que mes envies portent ton prénom, que mon futur favori a ton visage, que je veux réussir TA vie… Toi… Et rien que toi…
17 novembre 2002 23h25
Mon roman : « ce n’est pas parce que ça va si vite, me dis-je, que ça existe. C’est parque ce que ça existe, me dis-je, que ça va si vite. L’un prouve l’autre ».
17 novembre 2002 20h29
Donc je confirme : tu es vraiment quelqu’un de bien. Ou alors je n’y comprends plus rien ! Je t’appelle avant de partir. Bonne nuit ou belle journée.
7 octobre 2002 23h23
You’ve got an email…
12 octobre 2002 18h36
ça c’est THE nouvelle… Difficile de négocier avec un grand sourire ! Merci de devenir si bien le centre de ma vie. Je t’aime démesurément.
19 novembre 13H43
Si tu savais comme ça me paraît dingue… Et comme c’est bon que tu ne sois pas qu’un rêve… Dieu que je t’aime…
26 novembre 20h44
{Se souvenir des belles choses.
De la saveur divine de l'un pour l'autre.
Du goût d'éternité d'un simple déjeuner partagé.
De la force ressentie quand dans le regard de l'autre brille l'unicité de notre être.
De la douceur d'un sommeil trouvé ensemble.
Se souvenir des belles choses.
Et se dire qu'un jour ou l'autre elles reviendront.}![]()
samedi 13 juin 2009
Liberté j'écris ton nom

Ce matin dans mes mains un papier qui vaut de l'or.
L'acceptation d'Elisa en crèche.
J'en ai été émue aux larmes.
Enfin un truc qui marche du premier coup.
Alors bien sûr mes premières pensées ont été pour ma liberté
mais elles ont surtout été vers Elisa.
Qui va être entourée d'autres enfants
que moi pour l'instant je ne peux lui promettre.
Et à mes yeux ce premier pas vers la vie en société,
dès le plus jeune âge, est important.
Partage, différence, patience, diversité...
la vraie vie quoi.
Je sais que une semaine avant la veille je ne vais pas en dormir
mais je sais aussi que cette étape est essentielle.
PS : Hé non j'ai pas répondu à vos commentaires sur le précédent billet. Mais vous comprenez c'est que je suis dé-bor-dée à faire la liste de ce que je vais pouvoir refaire "comme avant".
PS2 : Mais quelle est donc cette petite voix qui me souffle que je vais surtout pouvoir chercher un boulot activement ? Quelqu'un la connait ?
PS3 : Oui mon photo-montage est pourri. D'un autre côté j'ai jamais dit que je cherchais un job de graphiste. Mais bon si vraiment c'est pour vous dépanner je prends.![]()
jeudi 11 juin 2009
Amoureuse

Il y a 5 ans je m'étonnais de ne pas être enceinte.
Il y a 5 mois tu t'agitais fortement, prête pour le "grand saut".
Il y a 5 semaines je me moquais gentiment de toi
car je n'osais dire mon amour pour toi.
Il y a 5 heures Arthur Miller s'envolait le coeur gros
de laisser sa femme fille pour 4 jours.
Il y a 5 minutes je me disais que c'était pas possible
de t'aimer autant ma fille.
Même si un jour tu veux me tuer pour avoir ton père rien qu'à toi,
même si un jour tu me dis "m****",
même si un jour tu me claques la porte de ta chambre au nez,
même si un jour tu me réponds de me mêler de mes affaires,
je voudrais que tu saches cet amour pour toi. Inconditionnel.
PS : Arthur Miller, de toi aussi je suis amoureuse mais toi c'est pas pareil. Tu ne me fais pas des "arheu" en gazouillant, ton pied droit dans la bouche, tout en réussissant encore à sourire.
PS2 : Pour vous pondre un billet aussi "chamallow" je me demande si mes hormonnes ne sont pas en train de me jouer des tours.
PS3 : Arghhh... 22h passées de 26 minutes.... j'ai 26 minutes de retard pour aller au lit. So, good night (misère de misère à force de me relire pour mater les fautes de frappe j'ai maintenant 36 minutes de retard)
.
dimanche 7 juin 2009
Des-livres-et moi !

Légende : Cherchez l'intrus
Lire et s'occuper d'un bébé. S'occuper d'un bébé et lire. J'ai beau tourner et retourner cette phrase dans tous les sens, je n'en trouve pas la compatibilité. C'est soit l'un soit l'autre. On a les capacités qu'on peut.
Du coup, quand Landrellec me taggue pour parler de livres je me dis "chouette, à défaut d'en lire, je vais en parler". Et très vite s'est imposé le titre de ce billet : "Délivrez-moi".
Délivrez-moi de ce no man's land culturel dans lequel je me suis enfermée depuis 4,5 mois (car définitivement le rayon puériculture de la FNAC, ce n'est pas de la culture) !
*******
1# Plutôt corne ou marque-page ?
Un livre qui passe entre mes mains est un livre qui souffre vit. Je corne les pages, je casse le dos, je vais même jusqu'à plier en deux les pages qui me touchent particulièrement, je souligne des phrases, bref je suis une vraie sadique avec les livres.
"Mais qui aime bien, châtie bien", non ?
2# As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Oh oui ! Parfois ça me plait pas du tout. Parfois ça me plait beaucoup. Mais toujours ça me touche.
3# Lis-tu dans ton bain ?
Dans mon quoi ?! Ah oui ce truc qui détend, dans lequel on peut se reposer, entourée de quelques bougies, bercée par de la musique douce et plongée dans Voici un délicieux roman...
4# As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Le manuscrit est bien au chaud depuis de nombreuses années. Le titre trouvé. "Euphémismes". Mais qui s'intéresse encore à la poésie ?
5# Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ?
Euh... la seule qui me vienne à l'esprit et que j'ai lue est la trilogie de Millénium. Sinon il y a aussi les autobiographies de S. de Beauvoir, dévorées quand j'avais 15 ans, mais bon pas sûre que ça concerne la question.
6# As-tu un livre culte ?
Voyage au bout de la nuit.
Et puis Le livre de ma mère.
Et puis Eloge du mariage, de l'engagement et autres folies.
Et puis...
La liste est si longue.
7# Aimes-tu relire ?
Si j'avais la garantie d'avoir plusieurs vies oui. Et pourtant, quel dommage de ne pas relire ce que l'on a tant aimé.
8# Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
La seule fois où je me suis autorisée à m'adresser à une personne un tantinet célèbre -et que j'admire- je n'ai rien trouvé de mieux à lui dire que "j'aime beaucoup ce que vous faite". Je me suis sentie tellement con que depuis je n'ai plus jamais recommencé.
9# Aimes-tu parler de tes lectures ?
Je m'y suis essayé ici et là mais l'exercice est finalement très laborieux pour moi. Du coup j'ai arrêté. Mais j'ai quand même bien fait d'essayer car grâce à cela j'ai fait une très jolie rencontre humaine.
10# Comment choisis-tu tes livres ?
La photo (ou l'illustration) de la couverture.
Le ton de la première phrase.
Le rythme de la dernière phrase.
Le titre.
Le nom d'un auteur (comme toi Landrellec j'achète les yeux fermés les livres de D. Kennedy et comme toi je pense que j'aurais pu m'abstenir pour La dame du 5ème).
En fait il n'y a pas de règle, juste l'intuition.
11# Une lecture inavouable ?
Euh... Il n'y a pas de littérature inavouable (sauf peut-être Marc Lévy).
12# Des endroits préférés pour lire ?
Au lit. Sur la plage. Dans un transat. A une terrasse de café. Dans le train/avion. En voiture. Au petit-déjeuner. Enfin tout ça c'était dans ma vie d'avant. Maintenant c'est "dans mes rêves".
13# Un livre idéal pour toi serait ?
Le prochain que j'arriverai à lire !
14# Lire par dessus l’épaule ?
Insupportable quand c'est au-dessus de la mienne.
15# Télé, jeux vidéos ou livre ?Télé depuis Malabarette. Livre.
16# Lire et manger ?
Oui, nourritures complémentaires. Mais quand je suis seule.
17# Lecture en musique, en silence, peu importe ?
De préférence en silence.
18# Lire un livre électronique ?
Beurk !
19# Livres empruntés ou livres achetés ?
De préférence achetés (cf réponse 1).
20# Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?
Le livre que je lisais avant la naissance de Malabarette -mais que je n'ai pas réussi à ré-ouvrir depuis- était Djamelia de Tchingiz Aïtmatov. Cadeau très touchant d'une très touchante maman.
J'ai aussi en attente Quitter le monde de Kennedy (je ne suis pas rancunière) et Les Fabuleuses Aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup.
21# As-tu déjà abandonné la lecture d’un livre ?
Oui, Belle du seigneur, entre autres. A mon grand étonnement car le sujet était réjouissant. Et aussi, à ma grande honte, L'écume des jours. Impossible d'accrocher.
Je le fais toujours avec une certaine pointe de culpabilité.
22# Tu taggues qui ?
Miss Zen. Julie. Miss Line. Mlle Figolu. Telle.
Ne me dites pas merci les filles. J'ai passé mon dimanche après-midi devant l'ordi pour répondre à ce tag.
lundi 1 juin 2009
Bugaboo bouh bouh !

Jolis souvenirs de vacances.
Joli soleil.
Jolie fleur.
Joli sourire.
Jolies photos.
Jolie pousssette
(enfin... pour qui aime le rose parce que sinon c'est un peu hard).
Sauf que.
Sauf que quand je contacte le fabricant de cette poussette
(Bugaboo ou devrais-je plutôt écrire Bugabouh bouh bouh)
pour rouspéter au sujet d'adaptateurs
(les trucs qui permettent de mettre le siège-auto sur le chassis de la poussette,
ce qui évite en vacances de se charger inutilement du siège-auto ET de la poussette)
promis en mars 2009 et toujours pas disponibles en juin 2009,
j'obtiens comme réponse :
"désolé, nous ne traitons pas avec les clients finaux".
Euh... et tu traites avec qui alors ?
Tintin et Milou ? Mary Poppins ? Bécassine ?
Non mais des fois je vous jure y en a qui ferait mieux
d'aller vendre des chouchous sur la plage.
A part ça, ben, je vous souhaite une bonne semaine,
en espérant que vous ne croiserez pas trop d'incoNmpétents.
PS : certes je n'aime pas le vert, mais je me rattrappe avec le rose.
jeudi 28 mai 2009
Le billet pour ne rien dire

Ma fille a passé son 1er Festival de Cannes en... Bretagne.
Pour la montée des marches c'est pas gagné
mais pour les lunettes noires elle s'entraine déjà.
Notez qu'elle n'a pas de chauffeur officiel mais a déjà un porteur personnel.
Et je lui ai mis la tétine au cas où elle souhaite s'entraîner
pour les discours débiles de remerciement.
Quant à moi, ben pour la 1ère fois depuis bien longtemps,
je n'ai pas vu une seule image de Cannes à la TV.
Mais je sais quand même que c'est fini
et même que Roland-Garros a commencé.
A part ça, mon coup de calgon est passé (jusqu'à la prochaine fois).
Car j'ai dormi deux fois 4h la nuit dernière. Yeeeeessssss.
Car la pépette est allée chez le pédiatre
et ses pleurs s'expliquent,
non parce que mon lait a tourné
(comme je m'étais mise à le penser à force de la voir pleurer pendant la tétée),
mais parce qu'elle souffre d'une oesophagite.
Oesophagite traitée dès ce soir.
Car Arthur Miller rentre demain matin d'une absence de 3 jours.
Et là, il est l'heure pour moi d'aller au lit
sous peine de me faire taper sur les doigts par Opio
(oui 23h c'est définitivement trop tard pour se coucher tu as raison).
SO ? Bonne nuit.
PS : ça c'est du billet intelligent.
Vous reviendrez quand même ? J'aurais aussi pu vous parler de ma mère mais je vais éviter de m'énerver juste avant d'aller au lit.
dimanche 24 mai 2009
Lâcher prise

Je voudrais mais je n'y arrive pas.
Me reposer
Retrouver le goût d'écrire
Dévorer des livres comme avant
Etre captivée par un film
Vous raconter mes vacances
Réussir à faire un vrai break de ma fille
Ne pas être affectée par les avis négatifs de ma meilleure amie
à propos de l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois
Perdre la bouée qui me tient lieu de ventre
Arrêter de vouloir que tout soit parfait
Ne plus appréhender le moindre chouinement de ma fille
Me sentir légère
Ne plus sentir mes articulations comme une vieille mémé
Savoir décrire la douceur de la peau de ma fille
Me prendre une bonne vraie cuite au champagne
Trouver un régime qui me fasse perdre mon triple double menton
Me concentrer
Me reposer
ah je l'ai déjà dit...![]()
EDIT DU 26 MAI : non j'ai pas déjà répondu à vos comms mais je voulais déjà vous dire MERCI pour vos petits mots. J'ai l'impression de ne faire que radoter depuis 4 mois. De me plaindre tout le temps. Avant bébé. Après bébé. Alors merci de ne pas m'en tenir rigueur et d'être toujours là.
mardi 12 mai 2009
Roucoulement

Hier, entre deux sourires, sur la table à langer,
comme un roucoulement... le 1er rire d'Elisa.
Et moi, grande émotive devant l'Eternel,
ben j'en ai eu les larmes aux yeux.
Ma fille, je te souhaite que ce 1er rire
soit le début d'une très très longue série.
Et puis comme je suis dans ma phase
"le monde des Bisounours", je vous indique ce lien
dégoulinant à souhait.
Comme ce p***** de ciel parisien.
Bonne semaine quand même.
PS : Comment ça j'ai pas répondu aux commentaires du précédent billet ? Nooooonnnn ?! Ah ben si vous dites vrai... Dites, vous m'aimez quand même ?
PS2 : WE dernier à la campagne. Conclusion : la campagne, c'est trop vert pour moi. Je m'en remets à peine. Vive la ville.
PS3 : Promis, j'envisage de me désintoxiquer des photos de ma fille. Surtout qu'elle fait toujours la même tête quand je la prends en photo.
PS4 : Vous avez vu un peu comme les ongles de ma fille sont maintenant propres. On progresse, on progresse...
PS5 : Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce billet complètement décousu, non je ne fais pas de pub pour d'éventuelles Play S*tation.![]()
EDIT 18H37 : euh... je voudrais pas qu'il y ait tromperie de ma part... la photo -et donc les yeux- sont traficotés par un logiciel photo. Oui Elisa a les yeux bleus mais d'un bleu très beau normal.
jeudi 7 mai 2009
Melting pot

Hé hé hé, photos d'identité torchées en 10 secondes. Je n'en reviens toujours pas.
Le photographe non plus d'ailleurs.
Dans mon entourage, il y a :
1# Un ami sans enfant qui revient de NY et qui rapporte pour Elisa un tee-shirt I LOVE NY avec une étiquette "6-8" et qui me dit "j'espère que ça lui ira 6-8 mois". Sauf que c'est 6-8 ans en réalité.
2# Un père qui n'a pas vu sa petite-fille depuis la maternité. Ni sa fille d'ailleurs. Moi. Et pourtant nous habitons la même ville.
3# Une petite fille qui hurle dans son berceau à l'heure de la sieste et qui, une fois posée dans sa poussette pour aller faire un tour car sa maman n'en peut plus, plonge ses grands yeux bleus ronds comme des billes dans ceux de sa mère -qui eux sont petits et à moitié fermés par la fatigue- et ouvre grand la bouche pour une magnifique démonstration de baillement.
La photo trafiquée, Malabarette, c'est pour me venger précisément de ça.
4# Un gars qui va se marier cet été et qui, pour remercier une amie qui accepte d'être son témoin, lui roule un magnifique patin.
5# Des ami(e)s -célibataires- que j'ai tenus à l'écart depuis la naissance de Malabarette (parce que j'avais peur qu'ils ne comprennent pas mon stress, ma fatigue, ma disponibilité totale à Elisa) et qui commencent à me manquer sérieusement.
6# Un monsieur Sauvage aussi bienveillant virtuellement que dans la vraie vie.
7# Ma soeur qui envoie une photo de ses jumeaux en train de dormir histoire de montrer "quelle bonne mère elle est, quels bébés sages elle a, quelle belle vie elle mène". Mon ton aigri provient certainement du fait que cette photo est arrivée juste quand Malabarette hurlait dans son berceau -cf point 3.
8# Deux commerçantes de mon quartier qui m'ont fait le plus beau des compliments en s'exclamant "Oh ! c'est un vrai mélange de son papa et de sa maman. Elle a votre regard". Après, j'étais fière comme Artaban en promenant ma fille.
En réalité, à part les oreilles dont je vous ai déjà parlées, Elisa n'a rien de moi.
Mon entourage est fait du meilleur comme du pire.
Désolée je n'ai pas de chute pour ce billet.
Ah si finalement j'en ai peut-être une : moi aussi, je suis capable du meilleur comme du pire.
PS : Pardon Ma Fille pour la photo trafiquée, mais ton air si sérieux... Je n'ai pas pu m'empêcher. Pardon.![]()
vendredi 1 mai 2009
La bague au prologue

Hier soir il est rentré avec un brin de muguet à la main.
Heureuse de cette initiative anticipée, je lui ai répondu "Merci".
Mais il m'a dit "Non, c'est pour Elisa".
Surprise et un peu déçue, je n'ai pas pipé mot.
Puis il m'a tendu un autre brin de muguet et une boite rouge
et il m'a dit "Pour toi, c'est ça".
Consciente de la valeur du présent et du fait que ce moment rare
ne se représenterait pas de si tôt,
j'ai savouré ce moment délicieux
que représente celui de recevoir un cadeau depuis longtemps rêvé.
Trop émue, je n'arrivais même pas à ouvrir la boite rouge.
Alors c'est là qu'il m'a dit
"parce que tu as été une chouette femme enceinte
et que tu es une chouette maman".
Merci Elisa Arthur Miller. Merci d'être ce gentleman
si galant et si compréhensif.
**********
Parce qu'il faut bien que je l'avoue. Cette histoire "so romantique" avait bien mal commencé. Voici donc le prologue dont je ne suis pas fière. Pas fière du tout même.
#PROLOGUE#
Nous étions à peine rentrés de la maternité qu'Arthur Miller me déclarait vouloir me faire un cadeau pour la naissance d'Elisa. Je revois très bien la scène. Lui devant le bar de notre cuisine américaine, moi, affalée dans le canapé du salon, la jouant Grand Seigneur en lui répondant "je ne veux pas de cadeau, mon plus beau cadeau c'est notre petite fille en bonne santé".
Passent les jours. Puis les semaines. Aussi difficiles les unes que les autres. La fatigue, elle, ne passe pas, bien au contraire. Elle s'incruste, s'accumule, bouche chaque pore de ma peau. Et un soir plus difficile que les autres, frôlant l'asphyxie, j'explose. Je me plains de ne même pas avoir eu de bouquet de fleurs ou de cadeau pour la naissance de notre fille.
J'imagine qu'Arthur Miller a du être surpris de cette attaque sournoise. Mais il ne m'a rien montré. Rien reproché. Il m'a prise dans ses bras et m'a consolé.
Et moi j'étais pétrie de honte. C'est pas beau de demander. C'est pas beau la mauvaise foi. C'est pas beau de réclamer. C'est pas beau d'être matérialiste.
Mais voilà, parfois Le Chat il est pas beau.
Alors encore une fois : merci Arthur Miller d'être ce gentleman si galant et si compréhensif.
mardi 28 avril 2009
Open-bar bientôt closed

Très belle illustration par Mamzelle Les Petits Papiers
Ma fille vit au rythme nocturne suivant : 19h - 1h (pour miam-miam) - 5h (pour miam-miam) - 7h30.
Quand on sait que le mien serait plutôt 23h - 9h, on comprend vite que le tempo de l'une ne convient pas au tempo de l'autre.
Je sais bien que moi aussi petite j'adorais me lever en pleine nuit pour aller foirfouiller dans la cuisine et me faire une bonne grosse tartine de roquefort ou avaler un paquet de Pim's. Mais mes fringales nocturnes n'engageaient que moi et je n'obligeais pas ma mère à m'ouvrir le frigo ou le placard. Et puis j'avais 10 ans.
Or le monsieur Grandsenne il m'a promis que passé 100 jours tu ferais tes nuits. J'étais donc en droit d'espérer qu'entre tes 100 jours et tes 10 ans, la nuit, tu DORMIRAIS. Et que tu arrêterais de te me réveiller avec la régularité d'un métronome pour te donner à manger à 1h et 5h du mat.
Ma fille, il va donc falloir qu'on cause : je veux bien te faire profiter exceptionnellement d'un happy hour entre 18h et 20h mais sache que l'open-bar de maman va également être concerné par l'amendement de La Bachelot et va bientôt, lui aussi, fermer ses portes. Sinon maman elle va devenir folle.
Et quand je lis ici ou là qu'un bébé de 3 mois fait ses nuits j'ai juste envie de me pendre.
jeudi 23 avril 2009
Une douce journée

Voilà la journée tire à sa fin.
Une amie à déjeuner.
Une amie virtuelle qui me propose un dej.
Le bain s'est bien passé (celui d'Elisa s'entend),
sans pleurs, ni avant, ni pendant, ni après.
On progresse.
Il a fait beau.
J'ai sorti mes petites claquettes d'été
qui dans l'escalier font un bruit pas possible.
Promenade en carosse rose pour Malabarette
qui malgré mes grosses lunettes noires m'a fait des sourires.
Une douce journée en somme.
Et vous, c'était comment ?
PS : ma fille, tu vas être déçue : je ne joue jamais au loto.
EDIT du lendemain : Le bonheur est bien furtif. Après une douce journée, une soirée et une nuit rapeuses.
Un couple de notre entourage se sépare avec un bambin de 2 ans. Puis, mon père, toujours dans la lignée de ses mails à caractère purement informatif, m'a envoyé celui-ci "Paul, frère et voisin de Jean Christophe, mari de ta cousine, s'est tiré en début de semaine une balle dans le cour (j'en ai déduit que c'était coeur). Miraculeusement il a eu la force d'appeler son frère sur son portable et a pu être secouru très vite. Apres une très complexe opération il est vivant mais dans un état toujours critique.Personne ne s'attendait dans son entourage proche à un tel geste.".
Après la lecture de ce mail, j'ai eu du mal à trouver le sommeil. J'étais au lycée avec ce Paul.
Sacrée soirée.
Puis Elisa m'a réveillé 3 fois au lieu de 2.
Sacrée nuit.
On peut jamais être tranquille.
mardi 21 avril 2009
Seule(s)

Ce soir n'est pas un soir comme les autres. Arthur Miller n'est pas là. Il ne rentre que demain. Je suis seule. Mais à deux. Seule(s) donc.
L'appart est vide. Comme toujours quand il n'est pas là. A peine levée ce matin que je sentais déjà ce vide. Qui ne m'a pas quitté de la journée. Et pourtant, les autres jours, il est aussi absent de la journée mais aujourd'hui c'était pas pareil.
Ma fille dort.
Partout dans l'appartement, sa présence. Ses jouets dans le parc. Les si nombreux livres sur la grossesse/maternité/paternité que nous avons lus (et continuons à lire) éparpillés sur la table basse. Sa tétine qui traine sur le bar de la cuisine. Sa poussette rose qui "décore" depuis 3 mois notre salon.
Je me sens seule et pourtant j'ai la conscience bien aiguisée de cette deuxième présence si frêle qui habite mon appartement.
C'est étrange. Seule à deux.
Bientôt je vais entendre des petits bruits venant du couloir. Des gémissements qui vont très vite se transformer en cris de faim.
Je vais me diriger vers sa chambre. Allumer la veilleuse. Lui caresser le visage tout en veillant à respecter son demi-sommeil. La prendre dans mes bras. M'asseoir sur le fauteuil blanc. Poser le coussin sur mes genoux. La déposer dessus. La nourrir. Comme toutes les nuits depuis qu'elle est née.
Puis j'irai me coucher. Seule. Pour la première fois depuis qu'elle est née.
{pas sûre de réussir à dormir}![]()
lundi 20 avril 2009
7 révélations : c'est le pied !

Ce que j'apprécie avec les tags, c'est qu'il n'y a pas besoin de se creuser la tête pour savoir quoi pondre comme billet. Il suffit juste de répondre aux questions posées. Et ça, en ce moment pour moi, d'éviter de réfléchir, c'est le pied (vous avez vu un peu comme je retombe sur mes pattes pieds et comme le texte est raccord avec la photo que j'essaie de caser depuis un mois !) .
Donc, en réponse au tag de VM, voici "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Le Chat sans jamais oser le demander" en 7 révélations :
1# Je n'ai jamais vu "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander".
2# Parfois je trouve qu'être de mauvaise foi est bien utile.
3# Petite, de jalousie, j'ai coloré en noir les cheveux blonds de ma soeur.
4# Je crois qu'au fond de moi je suis une sauvage pathologique mais comme je ne sais pas être autonome je vis en société (et quand au hasard de mes lectures sur comment bien faire avec un bébé/enfant, je lis que "l'autonomie se construit dans la sécurité", je mesure à quel point j'ai du manquer de sécurité...).
5# J'aime diriger mais j'aime aussi être dirigée (cette opposition pouvant se révéler être un enfer pour les gens qui partagent mon quotidien... Arthur Miller, oui, je pense à toi quand je dis ça. Tu vois que je suis lucide et pas toujours de mauvaise foi).
6# Là ma fille dort et au lieu, en bonne mère digne, de souhaiter très fort qu'elle se réveille pour m'occuper d'elle ben je souhaite que son sommeil dure encore longtemps afin que je puisse faire tout ce que j'ai à faire.
7# Je voulais vivement éviter d'être de celles-là et puis je me rends compte que j'ai gardé sur les hanches et le ventre et les mollets et le haut du dos, bien ancrés, quelques kilos en souvenir de ma grossesse.
Voili voilou.
Pour me faire pardonner de ne pas avoir encore répondu à leur tag, je passe le relais à Mlle Figolu et Marie L'Ange. Et aussi à Miss Zen. Et aussi à The Youpi Touch. Et encore à Et-Fée-Mère. Si le coeur leur en dit bien sûr.
# T A K E C A R E E V E R Y B O D Y #
mardi 14 avril 2009
(Comm)émo(ra)tion

Il y a un an une cellule se divisait pour se multiplier.
Il y a un an une cellule décidait de s'accrocher à la vie
mais nous nous ne le savions pas encore.
Il y a un an Malabarette naissait sous l'oeil attentif d'un
microscope et d'une laborantine.
Il y a un an commencait l'année la plus mouvementée
de ma vie : j'allais être enceinte, accoucher, allaiter
et devenir ta maman.
Aussi bizarre que ça puisse paraître, aujourd'hui pour moi,
Malabarette fête ses 3 mois et 2 jours 1 an.
Et ça me rend toute chose.
{ B o n n e S e m a i n e }
PS : bon anniversaire Leandro !![]()
lundi 6 avril 2009
De(ux)main(s) peut-être

Depuis un peu plus de 2 mois, nos sorties à deux sont à trois.
Depuis un peu plus de 2 mois, quand tes deux mains tiennent la poussette, ma droite rappelle les amis qui finissent par s'impatienter que nous ne répondions pas plus au téléphone ou ma gauche se tient chaud dans la poche de mon manteau, s'assure que je n'ai rien oublié dans mon sac, fait signe au conducteur de bus, etc.
Depuis un peu plus de 2 mois, quand mes deux mains tiennent la poussette, ta gauche fume ou ta droite cherche le bonnet de notre fille, sa tétine, vérifie qu'elle respire bien, envoie un texto pour dire qu'on aura un peu de retard, etc.
Nos mains s'agitent et ne connaissent pas de répit.
Nos mains s'animent séparément et ça me mine.
Nos mains ne se tiennent plus et moi j'y tiens.
Depuis un peu plus de 2 mois, nos deux mains s'éloignent.
Mais demain peut-être, lors d'une promenade plus calme que les autres, nos deux mains à nouveau ensemble. Demain peut-être.![]()
jeudi 2 avril 2009
Prière

Moi à ta place Ma Fille j'aurais fait le contraire.
Je dis ça je dis rien, hein.
En revanche, grâce à Moa, y a des chances que tu aies
à la fois le QI de ta mère et celui de ton père.
Quant à moi, qui ai le QI d'une maman fatiguée,
je m'en vais d'un pas allégé de toute sa culpabilité
finir la tablette de chocolat.
{Amen}
PS : un autre truc que tu as chopé de ton père et que tu aurais mieux fait de m'emprunter, c'est ton sommeil. Sans déconner ma fille, je te le dis avec humour mais non moins de sérieux, si tu n'y mets pas un peu du tien, je sens que je vais craquer.
EDIT 3 avril : Pouf pouf pouf... je suis tombée dans le panneau... c'est en lisant le comm d'Athur Miller que j'ai compris que c'était un poisson d'avril. Tout compte fait ma Fille mieux vaut que tu aies le QI de ton père.![]()

















