SO... Le Journal du Chat aux 14 vies qui se prenait pour Marilyn Monroe

vendredi 24 avril 2015

Quelques jours sans elles

Chapi Chapo me manquent.
Vivement dimanche qu'Arthur Miller revienne avec elles.
Même si ces quelques jours - en amoureux - sans elles étaient,
comment dire... merveilleux de calme,
l'idée de les retrouver
est tout aussi merveilleuse.

Mais quel bonheur quand même ce silence,
cette liberté de ne rien faire,
ou au contraire de ne faire que ce que l'on décide,
sans avoir à réfléchir si c'est adapté/facile/possible
avec deux Chapi Chapo de 4,5 et 6 ans.
Quel repos de ne pas avoir à expliquer le monde
dès 7h du matin, de ne pas avoir à trouver des réponses
à 10000 questions à l'heure.

Juste regarder le monde.
Sans forcément comprendre.
Ni expliquer.
Tant pis si on ne sait pas.
Juste écouter le silence.
Ou le rugissemnt de l'Océan.

Et vous vos vacances, c'était comment :
calme ou tempête ?

Le Chat

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mardi 14 avril 2015

7 ans

Je me souviens et cela me semble si loin, déjà.
Le 14 avril 2008.
Forts de notre amour, affaiblis par les échecs, accompagnés par la médecine, nous avons réussi la plus belle des rencontres. Un peu de ton papa, un peu de moi, un peu de la magie de la vie, et tu étais créée pour rejoindre mon ventre le 17 avril. Et ne plus le quitter jusqu'au 12 janvier de l'année suivante.
Neuf mois pleins de toi. Cette photo illustre tes neuf mois hors de mon ventre. Quelques jours encore à trois, avant que la vie ne nous montre à quel point elle peut être joueuse.

Que suis-je devenue en 7 ans ? Qu'ai-je perdu de moi ? Retrouvé ? Appris ? De toi, tout. J'ai tout appris de toi. Mes premiers pas de maman, c'est toi qui me les a offerts. Mes premières fiertés, c'est toi. Mes premières vraies noyades au fond de la détresse et de la fatigue, c'est toi aussi. La vie, la vraie, c'est depuis toi. En tout cas celle que j'espérais et voulais connaître. La vie de maman, celle qui confine aux limites.
Mes premiers vrais rateaux, c'est toi aussi.
Mais ça ne me gêne pas, tant que tu sais que tout ce que je fais, même mal, est sous-tendu par l'amour. Enfin, j'espère que tu le sais, que tu le sens. Et si un jour tu en doutes, je l'écris ici, pour que tu t'en souviennes.
Je t'aime ma fille. Depuis des années, et plus encore.

Edit du lendemain : avant que canalblog de merdoie hier, je voulais vous faire partager une nouvelle qui dans un premier temps m'a totalement réjouie : le consentement par défaut des dons d'organe. Puis, en cherchant à vous mettre un lien, j'ai lu plusieurs articles et constaté à quel point cet amendement était violemment perçu. Je peux comprendre. Mais pour moi, cela reste une excellente nouvelle. Priorité à la vie.

Edit suivant : (j'en profite au cas où Canalblog ferait encore des siennes) Il y a eu une autre nouvelle qui m'a réjouie hier. Arf mais je m'en souviens plus. Là c'est moi qui merdoie. Bon, du coup cela me permet de faire un clin d'oeil à Arthur Miller (qui de toute façon ne lit plus ce blog mais sait-on jamais) et qui n'en peut plus de ma nouvelle addiction au "bien manger" et de ma volonté de manger moins de gluten.

Le Chat

 

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jeudi 9 avril 2015

Un brin de temps

Enfin un peu de soleil. Mais comme si la vie se calquait à ma vision relativement pessimiste des choses on ne peut profiter du soleil parisien qu'avec son corollaire dont on se passerait bien : la pollution. Well well wee.
Et que fait le gouvernement ? Rien. Well well well.

Elisa a une dent de lait qui bouge. Deux en fait. Est-ce à dire que bientôt mon bébé aura son magnifique visage barré par un sourire édenté ? Est-ce à dire que bientôt ce même bébé aura des dents définitives ? Est-ce à dire que bientôt mon bébé vieillira lui aussi à la place de grandir ? Well well well.

Avec le soleil, la perspective de tenues plus légères. Et là mon moral s'assombrit. Où est passée ma taille de guêpe ? Je n'en ai jamais eu certes mais il fut un temps où ma taille était bien dessinée, adaptée au pantalon ou jupe que je choissisais de porter et même que je pouvais glisser un tee-shirt tout en respirant normalement et sans avoir à rougir de ce trop de peau qui déborde. ça me mine. Problème de riche. Surconsommation.

Vous connaissez les MOOCS ? Je suis celui intitulé "Aliments et santé". Oui ça m'obsède un tantinet en ce moment la nourriture. Mais au moins je me cultive.

Etre maman c'est voir chaque jour une parcelle de son enfant mourir. C'est pessimiste comme vision de la maternité mais c'est tellement vrai, qui pourrait prétendre le contraire ? Je regarde des photos d'il y a, quoi ? deux ans et là où il y a avait des visages poupons se dessine déjà l'ébauche de ceux de jeunes filles, aux traits personnels marqués.

Le boulot ça roule. Quelle satisfaction. Mais freelance, ça roule un mois et après ? Ben ensuite, c'est l'inconnu.

Une amie m'a offert l'autobiographie posthume de Françoise Giroud. Histoire d'une femme libre. Avant, il y a eu Nos vies romancées d'Arnaud Cathrine qui m'a donné envie de découvrir Fritz Zorn et son Mars. Puis il y a aura Les Années d'Annie Ernaux. Nourritures de l'âme à consommer sans modération.

Le Kenya touché par les intégristes que l'on ne peut même pas qualifier de fous sans insulter les vrais fous des asiles.
TV5 monde aussi.
La guerre continue.

Le Chat

 

 

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mardi 17 mars 2015

Ma MM à Moi du 15 Mars

Et puis j'ai eu 43 ans.
S'offrir la liberté de filer à l'anglaise au cinéma au lieu d'aller au théatre voir une pièce que je n'avais absolument pas envie de voir malgré les places offertes pour mon anniversaire.
Découvrir une nouveau restau. Un peu cher pour ce qui se trouve dans l'assiette mais au décor original. Et surtout un sens du recevoir classe, savoir accompagner le dessert et sa bougie par une coupe de champagne surprise offerte par la maison, ça ça me plait. Oui, j'ai ce défaut qui insupporte ma belle-famille pour qui les anniversaire sont des jours tristes : moi j'aime les anniversaires, j'aime qu'on me fête le jour J, parce que je suis heureuse d'être vivante et d'avoir le privilège de fêter un an de plus. Certains ne l'ont plus.

Et puis j'ai eu 43 ans.
La chanson de mes filles. Leurs cadeaux originaux, home made. Des tasses peintes, des chefs d'oeuvre colorés.
Des pensées d'amies qui me connaissent bien. M'écrivent des mots qui me font du bien, m'envoient des clin d'oeil qui me font sourire.
Et comme par magie une photo est arrivée chez moi.

Comment tu nous trouves mon Arthur Miller ? On est pas mal, hein ?
(Merci pour cette douce folie raisonnable :)

Le Chat

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mardi 10 mars 2015

Quand je m'écris à vous

Sinon rien à voir mais en attendant le printemps on a prévu d'aller faire un petit coucou à Mickey (et Minnie, ne soyons pas misogyne).

Des recomandations, idées, suggestions pour que ça se passe au mieux pour des enfants de 4,5 et 6 ans (et des parents de 42 et 43 ans) ?

Merci.

ps : Miss Zen tu es dispensée de devoir puisque tu as déjà rendu ta copie.

Le Chat

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mardi 3 mars 2015

Blanc c'est blanc

Pour la première fois je me suis retrouvée à 14h dans la chambre, solitaire et désoeuvrée, mes deux filles occupées, ailleurs.

Plus de sieste.

L'année dernière je servais à te veiller pendant ta sieste, pendant qu'Elisa skiait ou faisait des batailles de boules de neige. Cette année, l'attrait du Club enfant était bien plus fort.

J'aurais pu aller skier avec Arthur Miller, mais l'effort du matin laissait encore mes jambes et mes mains tremblantes.

Le ski et moi, c'est une longue histoire de haine. Mes parents, en amoureux, à Courchevel, moi, dans les Pyrénées, délestée dans un Home d'enfant (c'est comme cela que ça s'appelait à l'époque) où chaque soir je cachais me pleurs et comptais les jours qui restaitent avant que mes grands-parents ne viennent me récupérer (pas foux mes parents, ils confiaient à d'autres le spectacle de leur fille en pleurs avec ses énormes après-skis aux pieds et sa petite valise contenant 7 tenues).
Je voulais pas y aller et personne pour empêcher ces satanées "vacances", je tombais des tire-fesses et personne pour me rassurer, j'avais pipi et personne pour m'amener aux toilettes pendant les cours collectifs, je saignais du nez et personne pour me réconforter, j'avais honte de ma soeur, la bête noire des animateurs qui mettait une foire pas possible dans le dortoir, et personne pour m'expliquer que chaque enfant a sa façon pour exprimer son désarroi. Mauvais souvenirs inondés du sentiment d'abandon.

Depuis mes filles, et leur bonheur sur des skis, et grâce à Arthur Miller dont l'acharnement la volonté de fer pour nous transporter sur les hauteurs enneigées a su dépasser mes réticences, le ski et moi c'est différent. Disons que j'haine moins. J'aime presque.

Mais entendre un enfant pleurer au ski me reste insupportable.

Le Chat

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vendredi 20 février 2015

Leçon de vie

Combien excatement ? 365 * 6 + 31 + 8... bref, depuis sa naissance, beaucoup de soirées à lui donner une douche ou un bain et là, en quelques jours, formelle interdiction pour moi de rentrer dans la salle de bains parce qu'elle me fait-la-surprise-de-tout-faire-toute-seule-maman.

Well well well. Una ange passe. Et je vieillis. Et elle grandit. Leçon de vie à 42 ans.

Hier, pour faire plaisir à me seconde, une copine à goûter. Je savais que ça lui faisait très plaisir. D'ailleurs à peine arrivées à la maison, j'entends Margaux adresser à sa copine un "tiens je te donne cette baguette magique". Je ne bronche pas mais trouve quand même étonnant que Margaux dispose ainsi des jeux de la maison sans m'en parler au préalable. Bref. Les filles jouent. Puis les filles se disputent. La copine refuse de rendre la baguette. Margaux est en pleurs. Alors, ma fille, j'avais pas prévu si tôt de t'apprendre le poids/engagement des mots mais là va falloir y aller.

Expliquer. Tenir bon. Positiver. Câliner. Moucher. Caresser. Prendre dans les bras. Expliquer à nouveau. Différemment. Tenir bon. S'occuper aussi de la copine un peu impressionnée par la situation. Et regretter amèrement l'arrêt de la tétine.

Gros chagrin de Margaux. Longtemps. Avec de grosses larmes toutes rondes. On en a reparlé le soir avec Arthur Miller. On en a encore parlé ce matin car elle avait rêvé de la situation. "Non ta copine n'est pas méchante". "Non donner ne signifie pas prêter". "Oui donner c'est donner reprendre c'est voler". Oui la prochaine fois tu diras "tiens je te PRETE cette baguette magique". 

Leçon de vie à 4,5 ans. C'était dur. Je remercie la maman toute embêtée devant le gros chagrin de Margaux d'avoir respecté ma ligne de conduite et d'être repartie avec sa fille et la baguette.

Et après cette tempête et le calme retrouvé j'ai eu une envie folle d'écouter Nina Simone.

Le Chat

Posté par lechat14 à 10:50 - - Commentaires [14] - Permalien [#]

mardi 10 février 2015

RIP

J'ai été formellement contre.
Puis j'ai accouché de mon aînée. Qui pleurait beaucoup.
Il y a eu mon petit doigt dans sa bouche.
Mais si le cordon ombilical est coupé à la naissance c'est pas pour le remplacer par le petit doigt.
Donc j'ai remplacé cet esclavage mon petit doigt par la tétine.
Je n'ouvrirai pas de parenthèse sur ma culpabilité ni sur mon angoisse ("ah mais si tu lui mets une tétine elle ne saura plus têter" et patati et patate douce).
Ah ben si je l'ai ouverte et même refermée.

Donc quand ma 2nde a pointé le bout de son nez, forte de ma 1ère expérience,je n'ai pas hésité une seconde pour lui accorder le réconfort de la tétine.
Et hop.

C'était en 2010.
Autant pour la 1ère nous avions été ferme sur le sevrage, autant pour la 2nde, manque de patiente/fatigue/laxisme - cochez la case qui vous fait le plus plaisir - nous avons laissé faire.

Janvier 2015 et la tétine est toujours là quelque part, pas loin.

Et puis le 30 janvier dernier, un matin que les malades se gardaient entre eux à la maison pendant que je vaquais à mes occupations extérieures, je reçois un texto d'Arthur Miller :

"Margaux vient de jeter ses 18 tétines pas de commentaires sur ma gestion de stock SVP à la poubelle"

Euh... Gloups... Toutes ?... D'un coup ? Elle préfère pas faire en deux étapes : diurne puis nocturne (comme son aînée) ? Mauvaise mère que je suis à toujours douter de mes filles.

Donc, depuis le 30 janvier, Margaux n'a plus de tétine.
Donc, depuis le 30 janvier, Margaux n'a pas réclamé une seule fois sa tétine.
Donc, et celle-là je ne l'avais pas vu venir, depuis le 30 janvier,
Margaux ne fait plus de sieste.

Le Chat

Coulisse de cet exploit : Certes il y a eu notre bourrage de crâne ("Margaux, la tétine va abîmer ton sourire", "Margaux, tes dents vons avancer", etc.) mais qui n'était pas suivi d'actes. Mais surtout il y a eu une visite de contrôle chez le dentiste. Qui a regardé les dents de Margaux, constaté la formation d'une béance dûe à la tétine et donc expliqué le risque de chochoter plus tard pour conclure sur le conseil suivant "Margaux, si tu arrêtes maintenant la tétine, en vertu des lois naturelles bien faites, la béance va se refermer". Je trouvais ça un peu technique pour un enfant de 4,5 ans mais bon. Mais bon quoi ? Mais bon rien en fait car je crois que ce sont ces mots-là qui ont fait leur chemin dans la tête de ma fille. Et aussi peut-être un petit peu la promesse de cadeau faite en échange de l'exploit. Promesse tenue of course.

 

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jeudi 5 février 2015

Mon instant à la Galerie

En 2012 le temps avait filé et je n'avais pas su le stopper pour aller voir l'expo de photos qui lui était consacrée à la Galerie de L'Instant.

2015 est autre. Alors j'y suis allée. Pas de photos auxquelles je suis profondément attachée mais plusieurs clichés qui me racontent chacun leur petite histoire. J'aime les contempler, observer, tenter de comprendre leur magie, le chemin que prend cette fascination sur moi.

Je demande le prix d'un portrait d'Arthur Miller et de Marilyn. Mille deux cents euros. C'est beaucoup et c'est rien. La dame de la galerie doit partir. Je lui vole quelques secondes pour lui demander un 2nd prix. Un autre cliché des amoureux. Trois cents. Trois cents euros ?! Je suis sur le point de lui dire "stop ok j'achète illico presto sur-le-champ là maintenant tout de suite". Et puis mon côté cartésien reprend le dessus : quelles différences expliquent ces deux prix ? Mais elle est pressée et même si elle confie les clés de sa galerie à un jeune homme, certes charmant, c'est avec elle que j'aurais aimé discuter. Or, je sens bien que le temps qui m'était imparti est cloturé. Dommage.

Le temps m'a volé mon instant de plaisir à la Galerie de l'Instant.

Samedi elle expose 5 "énormes" autres clichés de la Black Session. Aux prix pas si "énormes" que ça parait-il.

Samedi, donc, si personne ne me vole mon temps, je m'en retournerai à la Galerie de L'Instant et peut-être que mes questions trouveront des réponses et que ces réponses-là m'autoriseront un coup de folie.

Samedi, je serai sage ou pas.

Mais une chose est sûre : un jour je mourrai. Alors vivre maintenant.
Après ? Ben après, Le Chat, y aura plus personne à ta place.

Autre certitude : cette photo, là, au milieu du flyer de l'expo, oui, celle du centre, avec cette Marilyn totalement méconnaissable, en robe noire, étrangement sobre, reposant sa tête dans sa main, de profil, n'offrant ni son regard standardisé ni ses lèvres entre-ouvertes à Bert Stern, oui cette photo-là, d'une Marilyn toute en retenue, mais qui irradie de son magnétisme envoûtant, oui celle-ci, me trotte dans la tête.

Il faudrait que je joue au loto.

edit 07/02 à 21h39 : sage :(

Le Chat

 

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jeudi 29 janvier 2015

Au nom du Père

bastilleter

Il était 14h34, ce samedi 24 janvier 2015.

Déjà longtemps que tu te posais des questions. Nous étions convenus, Arthur Miller et moi-même, que nous laisserions passer ce noël-ci et que si tu reposais une question sur son existence, nous te livrerions la vérité. Ensemble.

Je crois que c'est une affirmation de ta maîtresse qui a eu raison de ta naïveté. "Le Père Noël ne meurt jamais, chaque année il est là pour déposer les cadeaux". Ah mais madame la maîtresse on sait bien à 6 ans que personne ne meurt jamais (à part Jésus qui a résuscité mais ça c'est un autre débat).

Donc, tu as profité d'une promenade avec ton papa ce samedi matin pour lui poser THE question. Arthur Miller a honoré son double engagement. Il a attendu que je sois là pour réaborder la question avec toi ce même samedi, après le déjeuner, pendant la sieste de ta petite soeur. "Tu te souviens Elisa la question que tu m'as posée ce matin ?". Tête étonnée de mon aînée qui fait "non". J'aurais voulu alors que le temps s'arrête et gommé ce samedi matin.

Il était 14h34 quand tu as appris que le Père Noël n'existait pas. La plus émue n'était pas celle que l'on croit. Ta seule préoccupation a été de savoir si nous vous laissions seules, ta soeur et toi, la nuit de la Saint Sylvestre, pour aller acheter tous les cadeaux.

Voilà, il était 14h34 ce samedi 24 janvier 2015 et déjà un de mes bébés enfants ne croyait plus au Père Noël.

Puis dans l'après midi tu as décrété que tu ne croyais pas en Jésus.

Puis dans la nuit, tu as fait une gastro.

Et la vie continue. Sans une petite part de moi abandonnée ce samedi.

Le Chat

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dimanche 25 janvier 2015

The rainbow monde ?

gateau

1/ Entendu que la banque européenne (?) allait injecter 1 100 milliards d'euros dans l'économie européenne.

2/ Vu à la télé le discours de Najat Vallaud-Belkacem.

3/ Fait ce we mon premier (et dernier ?) rainbow cake.

Le monde s'améliorerait-il ?

Des sous.

Le respect qui revient enfin une question non négociable à l'école.

Moi, ta maman qui pour te faire plaisir et voir tes yeux briller se lance dans une gâteau qui m'a demandé de faire un essai préalable quelques jours avant (et j'ai bien fait) puis de rester 2 heures en cuisine pour réussir ce rainbow cake façon Le Chat.

J'ose croire que cet argent va relancer l'économie. Comme un miracle.
Je suis heureuse que notre ministre de l'éducation nationale soit une femme. Je me réjouis également qu'elle soit maman. Je salue son intelligence, son sang-froid.
Je te remercie ma Grande d'être Toi. D'exister. De me faire grandir.

Mais l'ombre de Bande de Filles vu au cinéma récemment plane sur ces éclaircies. Quel avenir pour ces jeunes des banlieues ? Celle qui veut s'en sortir courageusement, aimer librement, vivre avec espoir est récupérée par la mafia de la drogue/prostitution. Avant de sombrer définitivement dans ce milieu dont on ne revient pas, elle se tourne vers son amoureux, un mec bien, mais capable de ne lui proposer que ce qu'il a, un quotidien qui répéterait inlassablement l'histoire de ces filles sans avenir : le mariage puis les enfants puis le travail de nuit, etc. Je me dis, pour me rassurer, que ça a commencé à merder quand elle a arrêté l'école.

Alors Madame Najat Vallaud-Belkacem, la tâche est lourde mais j'ai confiance.

ps : je suis désolée pour ces derniers billets "engagés", ce n'est vraiment pas mon style, mais ma vie ces derniers jours est enveloppée par cette prise de conscience du monde qui dysfonctionne et qui m'inquiète pour mes filles : la perte de repères fondamentaux, la création d'envies vides, l'overdose d'information vraie/fausse, la présence constante du monde virtuel, la sollicitation permanente du monde extérieur à notre égard via les mails, textos, appels sur portable.
Gérer le progrès. Prendre du recul. Ne pas en devenir esclave. Et prendre conscience de l'importance de l'Art. Dès la maternelle. Pour se nourrir, créer, avoir des motifs de fierté indépendamment de ce monde de la sur-consommation.

Le Chat

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mardi 20 janvier 2015

Voyage de noces avec ma mère*

Il m'a plu tout de suite ce titre de Véronique Sels : "Voyage de noces avec ma mère".

Il me fait le même effet que cette boite à musique surprise que mon aînée m'a réclamée pendant des mois.
ça commence joliment, avec une petite mélodie sur laquelle se laisser bercer comme l'idée enchanteresse d'un "voyage de noces" qui se prépare puis pouf, la douceur laisse la place, le gros nez rouge surgit, l'éclat de rire en chute, "avec ma mère". Ah ah ah. Impossible d'y être insensible.

S'il y a bien un voyage que je n'ai pas connu c'est bien celui-ci. Ou alors il y a très très longtemps. Si long dans le temps que ma mémoire flanche. Si lent dans le ton que ma mémoire faillit. Même ma mère doit avoir oublié.
Bref.

Le roman de Véronique Sels, lui, est dans ma mémoire pour longtemps. Petites phrases affutées, mâtinées de tendresse, saupoudrées de beaucoup d'humour. La californie, l'amour, le 4ème passager du voyage, la mère, un appareil photo, le gant de toilette... un petit grain de folie pimente chaque page de ce roman qui se mue au fil de l'histoire en farce un tantinet suréaliste, très attachante. J'ai adoré.

Mais derrière ce suréalisme, une réalité : couper le cordon, quand ? Comment ? Pourquoi ? A quel prix ?

Ce voyage est aussi dépaysant et réussi que son titre est incongru.
Zygomatiques ravis. Merci. En ces temps houleux, c'est précieux.

Et vous, que leur offrez-vous à vos zygomatiques en ce moment ?

* Voyage de noces avec ma mère,Calmann-Lévy, 208 pages.

Le Chat

 

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lundi 12 janvier 2015

Bientôt un monde a l'endroit ?

anni elisa ter{Enfn !
Enfin j'entends à la radio, à la télé, dans les journaux, à côté de moi, des paroles intelligentes.
Enfin, la pensée s'éveille, les consciences sont éclairées.
Enfin, nous avons un Président à sa place.
Puissent les ondes de cet electrochoc changer profondément et durablement le laisser aller de ces dernières années.}

Ce we, j'ai soigné ma petite, malade depuis mercredi.
Ce we j'ai gonflé, accroché, décoré pour te faire plaisir, à toi, ma grande de 6 ans.
Ce we, j'ai reçu. Les beaux-parents, les parents, l'esprit de fête.
Malgré la légère tension qui m'empêchait d'être à tout ce que je faisais.
Ce we, j'ai marché.
Main dans la main avec Arthur Miller.
C'était déraisonnable de le faire à deux.
Pourtant, dès mercredi soir, ma décision était prise.
Pourtant, samedi, nous évoquions le risque que nous faisions courir à notre famille en y allant tous les deux.
Pourtant, je ne nous voyais pas ailleurs dimanche qu'en train de marcher.
Ce we, j'ai eu peur.

Dimanche, au moment du café, j'ai juste glissé à mes parents le nom de la personne à qui je souhaitais confier mes filles si un taré se faisait exploser au milieu de la foule.
Puis j'ai couché ma petite, en lui souhaitant une bonne sieste.
Puis j'ai embrassé ma Star du we, si grande du haut de ses 6 ans "5 ans et 364 jours".
Ces baisers étaient étranges.

Puis j'ai marché.

Parce que si je n'y allais pas, ils gagnaient.
Parce qu'entre laisser un monde libre à mes filles orphelines et leur laisser un monde totalitaire avec leurs parents, j'ai choisi.

Le Chat

 

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vendredi 9 janvier 2015

Avec quelques heures de retard...

Source AFP - 7 euh non... 9 janvier 2015  - 16h25 : Les imams condamnent les actes de terrorisme

Les imams ont condamné les actes de terrorisme et multiplié les appels au calme et à l’unité républicaine vendredi lors de la prière hebdomadaire dans plusieurs mosquées de France, deux jours après l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo.

«Nous vivons un moment historiquement triste, tout le monde est bouleversé et ému par la tuerie qui a eu lieu à Paris. En janvier 2006, quand il y a eu les caricatures du prophète Mahomet, nous étions les premiers à condamner ces images et ces caricatures. Mais rien ne peut justifier une telle violence», a déclaré lors de la prière l’imam Belgacem Ben Saïd à la mosquée Assalam de Nantes.

«Après ce drame, on nous signale que des mosquées ont été la cible d’explosions et de tags. Ne répondons pas par la violence mais par la résistance pacifique», a-t-il ajouté.

«Les gens qui ont lancé un assaut au nom de l’islam ne sont pas des musulmans, ne peuvent pas parler au nom des musulmans. Le prophète Mahomet n’a pas prôné la violence contre les non-musulmans. Ces gens (les dessinateurs) nous ont attaqués avec la plume, la réponse (des musulmans) doit être par la plume», a souligné l’imam Abdel Qader Achour, à la mosquée Omar de la rue Jean-Pierre Timbaud, dans le XIe arrondissement de Paris.

«A la caricature, nous répondons par la caricature, par un dessin, à un article de presse par un article, à une interview par une interview. Mais on ne répond pas avec les armes. On ne met pas sur le même plan un dessin et une kalachnikov», a souligné Mustafa Riad, imam de la mosquée de l’Union à Montpellier.

A la mosquée des Sablons au Mans, victime de tirs et de jets de grenades d’exercice jeudi, l’imam s’est interrogé: «Comment peut-on tuer au nom de l’islam?» Il ne faut «pas répondre à la provocation», a-t-il ajouté en référence aux dégradations de la veille.

«En tant qu’humains nous vous demandons de dénoncer tous ces actes criminels. Vous êtes tous Français, vous êtes tous concernés. Nous vous demandons à tous de participer à la manifestation nationale de dimanche», a lancé le président de la Grande mosquée de Strasbourg aux fidèles avant le prêche.

La plupart ont appelé leurs fidèles à participer aux manifestations prévues partout en France et à Paris au cours du week-end.

*****

Pourquoi finalement parle-t-on de religion ? Le feu aux poudres est mis par des "sectaires", pas des croyants. Qu'ils se revendiquent de l'Islam ne fait pas d'eux des musulmans, justes des fanatiques dangereux qu'il faut éradiquer comme n'importe quel membre d'une secte dangereuse pour la société et nos libertés.

Pourquoi cela n'est-il pas dit TOUT SIMPLEMENT et PLUS SOUVENT par TOUT LE MONDE, notamment les représentants officiels des musulmans en France ? Pourquoi des manifestations NOT IN MY NAME n'ont pas été organisées pour montrer que, comme nous, ils refusent ce qui se déroule en leur nom ?

Je le déplore. Je m'interroge.

edit : Suggestion aux grands de ce monde qui nous gouvernent : pourriez-vous svp à l'avenir penser à partager vos listes noires du terrorisme ? Merci pour la Démocratie.

edit 2 : A lire : Lettre ouverte au monde musulman (merci roca)

Le Chat

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jeudi 8 janvier 2015

Deuil international

 

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 Le Chat

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mercredi 7 janvier 2015

Je suis Charlie

Charlie-Hebdo-logo

Est-ce que quelqu'un peut me dire que ce n'est pas vrai ?

********

Ce matin, sur toutes les ondes des radios d'information,
le dernier Houellebecq.
Puis, l'horreur au siège de Charlie Hebdo au nom de la religion.

Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi la religion occupe
autant
le devant de la scène dans notre état républicain laïque ?

Cette chose privée qui relève du sacré, de l'intime conviction de
chacun au plus profond de son coeur.

Charlie Hebdo n'est pas ma tasse de thé.
Je n'ai jamais été fana du trait de crayon
de ses illustres illustrateurs.

Mais aujourd'hui JE SUIS CHARLIE.

Il est hors de question que des fanatiques façonnent le monde que je vais laisser à mes filles.
Il est hors de question que des fanatiques restreignent la liberté d'expression de notre état républicain.
Il est hors de question que des fanatiques décident pour moi de quoi je vais pouvoir rire.

Je voudrais plus de Collectif.
Je voudrais que ceux qui nous gouvernent nous aident à revenir aux fondamentaux fédérateurs :
liberté, égalité, fraternité.

Ce qui s'est joué aujourd'hui est un défi dont je mesure,
je crois, à peine l'ampleur.

Puissent les sages et les puissants de ce monde le relever avec
intelligence afin que l'Individu vive heureux,
protégé par la force du Collectif.

Le Chat

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mardi 6 janvier 2015

Intime in time

Opter pour le réconfort de la tradition : les bonnes résolutions.

1/ Vous savez, ces gens qui vous envoient régulièrement un texto pour suggérer un café et qui finalement soit ne répondent jamais aux dates proposées soit décommandent au dernier moment ? Vous voyez ceux dont je parle ? Ben ceux-là, je vais arrêter de leur répondre.

2/ Moins crier (demande expresse de mon aînée) (shame on me)

3/ Être plus souvent infidèle à Picard, et plus fidèle aux livres de recettes (voeu pieux).

4/ Retourner plus souvent dans le Sud, renouer avec ses si beaux paysages, s'imprégner de sa lumière chaude éclaboussante et généreuse.

5/ Maintenir la tendance ascendante de mon business.

6/ Aimer mieux.

7/ M'aimer plus.

8/ Transformer les mercredis en fête. Oui c'est possible. Une idée ici.

9/ Débrider mon écriture.

10/ Aller plus souvent : au théatre, au cinéma, aux concerts, vers les autres.

Puisse cette nouvelle année nous faire apprécier les petites choses de la vie qui nous arrivent et que notre regard, porté avec bienveillance sur elles, illumine nos journées.

Voilà les ami(e)s, ça c'est fait dit écrit. Et vous, s'il n'en falait qu'une de bonne résolution ?

Le Chat

 

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mardi 23 décembre 2014

LEON

Ayé elle a fini par nous tomber dessus. La magie de noël. Le rouge et le vert ont envahi notre intérieur, religieusement chaque soir pour que les filles en profitent - et moi aussi - j'allume le sapin qui se met à clignoter en rouge. Les petits cadeaux du calendrier de l'Avent traînent ici et là, chaque soir, la suite de l'histoire, qui atteindra son parosxysme demain soir.

J'ai rencontré un avocat.
J'ai rencontré un expert-comptable.
J'ai rencontré un notaire.
On dirait que je grandis.

J'ai pour la troisième fois rencontré un médecin pour ma toux.
J'ai passé des radios.
J'ai fait une prise de sang et un prèlevement.
On dirait que tous ces exams on eu raison de ma toux. ça va mieux, merci.

J'ai gravé des films "en attente de gravure" depuis 2011.
Je me suis rendu compte que mon disque dur externe était cassé.
J'ai sauvegardé mes mails.
On dirait que ça sent la fin de quelque chose.

Cette année je n'ai pas atteint l'objectif que je m'étais fixé en début d'année (redevenir salariée). Mais j'en ai atteint un autre que j'aurais pu me fixer (doubler mon CA) et dont la réussite mérite pourtant qu'on se réjouisse.

Mon copain Léon le Père Noël me dit que c'est con de ne pas savoir s'en réjouir. Mon copain Léon le Père Noël sait bien pourtant que j'en fait des efforts pour voir le verre à moitié plein. Mais que souvent je faillis.

Allez, Léon, verses-en encore un peu dans ma coupette.

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Tchin-tchin à vous tous pour ces belles fêtes de fin d'année
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Le Chat

 

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mardi 2 décembre 2014

Besoin de n(o)euf

Après avoir bataillé auprès de mes parents afin qu'ils ne conduisent pas sur autoroute (eh oui, le miracle de cet été est déjà oublié), après avoir essayé de convaincre ma soeur d'intervenir (et Dieu sait qu'il fallait que je me retrouve sans ressource pour faire appel à elle qui de toute façon ne m'a été d'aucune aide, faite du même moule qu'eux), après avoir entendu mon père déclarer "les examens démontrent que j'ai besoin d'un pacemaker mais je vais attendre début 2015 pour m'en occuper", après lui avoir fait remarquer que ça serait con de mourir de "ça" alors qu'on vient de lui diagnostiquer que son coeur de battre s'arrêtait (et reprenait... ouf... pour le moment), il a fallu qu'il rencontre/entende son cardiologue pour conscienciser 1/ que l'opération c'était LE PLUS VITE POSSIBLE 2/ la voiture c'était FINI tant que le peacemaker n'était pas posé.

Je vous passe les détails de ma mère qui voulait se barrer voir ses parents la même semaine de l'opération "parce que, tu comprends, c'est prévu depuis longtemps" alors que (j'espère que vous en conviendrez) 1/ ça serait peut-être bien que pour son 1er soir à la maison avec pacemaker mon père ne soit pas seul 2/ faire seule, à 70 ans, 5 heures de route dont 3h sur autoroute, avec une nouvelle voiture dont elle n'est pas familière (ben oui l'ancienne n'a pas résisté à la violence du choc de cet été), en souffrant de raideurs aux cervicales et, cerise sur le gâteau, pour aller dans une région noyée sous les inondations, ça me semble... con.

Extrait du dialogue au téléphone :
"Je n'ai pas besoin de recevoir d'ordre de toi"
"Et moi, tu sais de quoi j'ai besoin ? D'une mère, depuis ma naissance !"

Mon père a donc un pacemaker depuis hier.
Ma mère sera à la maison demain soir quand il rentrera.
Et moi, je continue d'être la mère et le père de toute cette petite famille d'inconscients et d'égoistes qui me fatiguent.

Et à côté de ça, ben... j'ai mes vrais enfants, dont je m'occupe aussi.

Et mes clients, les "adorables" et ceux pour lesquels "tout est un problème", petits mais aussi peu flexibles qu'une multinationale.

La trachéite qui a suivi l'angine est enfin soignée.

L'hiver chasse l'automne.

Noël est partout. Sauf dans ma tête.

Je voudrais de la place pour qu'il s'y installe. Et profiter.

Happy december.

ps : Pour le titre, vous avez le droit de le trouver nul et de me le dire. Je suis au taquet de mes capacités du moment.

Le Chat

 

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samedi 15 novembre 2014

Pensée de 21h38, vendredi.

{Souvenirs complètement hors sujet de notre we en Baie de Somme}

"Deux couches au-dessus : deux de mes quatre grands-parents sont vivants, mes deux parents sont vivants. Une couche en dessous : la relève est assurée, mes deux filles représentent la génération suivante. Je suis bien au chaud entre ces couches. Privilège. Que se passe-t-il quand un pion rip ? A-t-on froid tout le temps ? Eprouve-t-on encore plus de mélancolie que ce dont je suis en permanence capable ?"

Miossec chantait La Mélancolie et moi je pensais à ça, hier soir au 2ème balcon côté pair du Trianon.

Quelqu'un connaît-t-il l'emplacement du bouton STOP ?

Le Chat

 

 

 

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