SO... Le Journal du Chat aux 14 vies qui se prenait pour Marilyn Monroe

jeudi 16 mai 2013

émoi émoi émoi etc.

J'y suis allée. Et devinez quoi ? J'ai trouvé le temps breton en Grèce ! Emoi.

J'y suis restée et un des rares matins où le soleil brillait j'ai entendu ma fille en se réveillant nous appeler par un "maman j'ai mal au ventre" qui allait forcément me condamner à rester cloitrée dans la chambre d'hôtel. Emoi

J'en suis revenue. Et devinez quoi ? Dans ma cuisine, une magnifique petite rivière d'eau, du sol au plafond, sur ma peinture toute neuve. Encore une fuite d'eau chez la voisine du dessus. Emoi.

Margaux est propre. Mais il m'arrive encore d'éponger sur la parquet. Comme si ces derniers temps je n'avais pas eu assez d'eau à éponger. Emoi.

Depuis quelques semaines j'ai un nouveau réveil. Très joli, orange et blanc. Sauf que régulièrement, il se reprogramme tout seul sur "12H00". Ce qui fait que le matin, du coup, il sonne rarement à la bonne heure. Emoi.

Parfois il m'arrive de regarder les albums photos de quand les pépettes étaient minuscules et qu'elles ne portaient pas encore d'affreuses méduses aux pieds. Et je ne peux m'empêcher de regretter ces temps bénis des vêtements de grossesse et robes d'allaitement à l'ampleur confortable. Force est de constater que je suis toujours serrée dans mes robes d'avant et que mes hanches - et ma taille surtout - se sont arrondies indépendamment de ma volonté. Emoi.

Parfois je vais sur certains site - Emoi Emoi pour ne pas le citer - et je me dis que je vais commander une robe, histoire d'être enfin à l'aise. Et puis je me dis qu'il y a une période pour tout. Et qu'il est peut-être venu le temps pour moi d'arrêter mes deux tablettes de chocolat quotidiennes. Emoi.

Et vous, ça va ?Le_Chat

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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mercredi 1 mai 2013

Hôtel en berne, musée en herbe

{Visite du Musée en herbe et de l'expo consacrée à F. Hundertwasser,
le monsieur qui aime les jolies maisons tout en couleurs et les chapeaux}

Rewind.
Il y a deux mois nous avons réservé un hôtel en Grèce, longuement cherché sur le net puis trouvé, enfin sélectionné car répondant à tous nos critères : baby-friendly, chambres communicantes, pataugeoire, aire de jeux pour enfants, pas trop cher, au soleil, "all-inclusives", pas trop loin en avion de Paris, pas trop loin de l'aéroport en voiture, bref le truc un peu compliqué à trouver mais qu'on a quand même trouvé.

On part lundi prochain. Yé yé yé.

Sauf que.

Sauf que lundi dernier le téléphone sonne. La voix d'Arthur Miller blanchit puis devient très grosse, très très en colère. Et pour cause. Une dame lui explique au téléphone que finalement l'hôtel n'ouvrira pas. Si si si, je vous jure. A une semaine du départ, alors que nos billets d'avion sont réservés, la voiture louée, une dame nous dit, la bouche en coeur, que l'hôtel nous plante.

Ambiance.

Et le plus drôle, c'est que la dame, quand même consciente de faire quelque chose qui ne se fait pas, nous propose de nous surclasser dans un hôtel style "lune de miel". Avec deux enfants de 2,5 et 4 ans, cela serait juste irresponsable d'accepté. Donc on refuse.

Partira ? Partira pas ?

Arthur Miller nous a déniché en catastrophe un autre hôtel, que nous avions écarté il y a deux mois, mais comme il reste encore des places, on va pas faire la fine bouche à 4 jours du départ. En revanche, on allonge 50% de plus. Pas glop.

Heureusement il y a des choses qui fonctionnent à merveille. Le musée en herbe pour les enfants en est un bel exemple. Choix des expos éclectique et adapté aux enfants, visite guidée animée et adaptée pour les enfants et surtout baby-ateliers durant lesquels les enfants font tout ce qu'ils aiment faire et qui fait frémir les parents : découpage, collage, peinture à l'éponge, etc. On peut écrire un mail, on nous répond ; on peut réserver par téléphone ou par mail et la résa est bien enregistrée ; le personnel connait son métier et aime les enfants. Bref, au final, parents et enfants sont heureux

Bonnes clochettes de muguet.Le_Chat

 

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dimanche 14 avril 2013

FIV(E)

Give me five. Cinq années qui ont chamboulé ma vie. D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours cru qu'un bébé naissait dans un chou était livré avec une fée.

Une fée qui, après les 9 mois sous pression de la grossesse et les 36 heures sans sommeil liées à l'accouchement (dont la péridurale n'a pas vraiment fonctionné sur la fin, car depuis que j'ai pu comparer, je l'affirme), me dirait une fois rentrée à la maison "maintenant, repose-toi, tu l'as bien mérité, je m'occupe de tout pendant 7 haures, tu peux me faire confiance, reprends des forces pour le marathon qui t'attend".

Une fée qui, rassurante, m'aurait murmuré lors des poussées de fièvre "là ça mérite que tu appelles la pédiatre" ou "là, ce n'est rien, une dose de d*lipr*ne et ça va passer".

Une fée qui, quand la douleur au dos me transperçait le corps, aurait levé et couché mon bébé de 9kg de son lit à barreaux.

Une fée qui, alors que le vomi inondait le sol, le bébé et la mère, aurait pris le bébé dans ses bras pour le laver et permis à la mère de prendre le temps de se changer.

Une fée qui, avant que j'hurle comme une folle une nuit sur mon bébé tellement j'étais ivre de fatigue, m'aurait prise dans ses bras et m'aurait dit "c'est inhumain ce que tu t'imposes après 5 mois sans dormir plus de 3 heures d'affilée, va dormir une nuit à l'hôtel pour vider la tension, retrouver ton centre de gravité et dormir au moins une nuit sans avoir l'appréhension ou la réalité d'être réveillée par tes filles 4 fois dans la nuit".

Une fée qui, les - rares - soirs de grandes occasions, m'aurait mis du rouge aux joues, aux lèvres, aux ongles pour que je me revois jolie dans le miroir.

Une fée qui se serait levée à ma place lors des "repas pris entre adultes" (i.e. quand les petits mangent avant pour que les grands puissent manger tranquillement), quand pour la 5ème fois, alors que le plat de résistance n'était même pas encore servi, mon enfant réclamait une poupée, se battait avec sa soeur, avait soif, avait froid, voulait se moucher, etc.

Une fée qui aurait prêté ses bras à mon enfant quand le sommeil de sa sieste ne venait pas et que moi, sa maman, j'aurais donné mon enfant pour dormir.

Une fée qui m'aurait soufflé quoi répondre le jour où j'aurais entendu ma fille de 4 ans demander "quand papa sera mort, qui sera mon papa ?".

Une fée qui organiserait ma journée quand mon ainée est malade la nuit et que je dois donc 1/ décrocher, à 8 heures pile, un RV chez la pédiatre dont le planning est over-booké dès 8h01, 2/ éviter que ce RV obtenu à l'arrache ne tombe ni à l'heure où je dois aller à mon seul RV important de la semaine, ni à l'heure de la sortie de la crèche de ma cadette, ni à 21h, heure à laquelle selon moi un enfant dort, 3/ trouver quelqu'un pour la garder pendant que je vais à mon rv.

Une fée qui m'aurait dit de ne pas laisser à certaines - anciennes - mères le droit de juger mes faiblesses de maman. Une fée qui m'aurait mise en garde contre ces mères pour qui tout a été - rétrospectivement - idyllique : des enfants qui dès la naissance ont fait leur nuit, des enfants qui n'ont jamais pleuré, des enfants qui ne se sont jamais disputés, des enfants qui étaient sur le pot à deux ans, des enfants qui mangeaient de tout, des enfants qui ont été tellement pénibles - comme tous les enfants - qu'ils leur ont saboté la mémoire. Mais de ça elles n'en parleront jamais.

Une fée qui certaines soirées - vous savez celles où depuis que le réveil a sonné on ne pense qu'à une chose "se recoucher" pour pouvoir enfin se soigner - proposerait spontanément son aide pour aller à l'école puis à la crèche chercher mes filles.

Et la mémoire est bien faite. Cela fait 5 ans et je crois que le plus difficile a été oublié.

Cette fée ne m'a pas été livrée. Elle a parfois pris vie sous les traits d'Arthur Miller. Mais bien souvent j'ai été cette fée. Chantal Goya, sors de ce corps.

Happy FIV(E).

Merci mon ainée, merci ma cadette, de m'avoir fait prendre conscience, pendant ces 5 ans, de la fée que je suis, grâce à vous.Le_Chat

 

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mardi 2 avril 2013

Maternité

AVRILLa maternité, outre le fait qu'elle a, par sa répétition un tantinet rapprochée chez nous, fait souffler un vent de tsunami au sein de notre couple, apporte aussi quelques moments délicieusement coquaces.

{1} Quand, il y a quelques jours, j'ai entendu Arthur Miller expliquer très sérieusement à notre ainée de 4 ans que le "plaisir" de jouer c'était aussi de perdre, j'ai réellement réalisé à quel point nous avions baculé dans un autre monde. Arthur Miller est LE plus mauvais joueur que je connaisse au monde. Perdre ne fait pas partie de son vocabulaire. A tel point que même au bout du monde, dans un coin idyllique, au début de notre histoire d'amour où les petits oiseaux nous accompagnent nuit et jour de leur roucoulement, nous trouvions le moyen de nous disputer sauvagement parce que j'étais sur le point de gagner, au Scrabble ou à n'importe quel autre jeu. Notez bien que je n'écris pas "qu'Arthur Miller allait perdre", non Arthur Miller ne va jamais perdre, "Arthur Miller joue de malchance/a de mauvais tirage", "je triche", "j'ai trop de chance", etc.
Allez sans rancune Arthur Miller, tes enfants te font merveilleusement grandir.

{2} Cela fait plusieurs fois que le seul endroit où je peux encore me mettre du vernis rouge aux ongles reste le cinéma. Suis-je la seule mère au monde à ne pas avoir, une fois chez elle, la perspective de plus de 30 minutes sans risquer d'avoir à faire travailler ses mains ?

{3} J'ai du mal avec certaines futilités. Quand j'entends au téléphone un ami me dire "oh là là j'ai dormi 12 heures et je suis naze" j'ai juste envie de lui raccrocher au nez.

{4} Parfois, chez nous, c'est notre fille de 2,5 ans qui fait la sa loi. Bon, on a encore le réflexe de lui expliquer la Vie "non Margaux ce n'est pas toi, à 2,5 ans, qui commandes, ce sont Papa et Maman" mais il nous arrive, pour avoir la paix, de satisfaire ses désirs les plus cons fous sans même discuter.

{5} Entendu pendant nos vacances, alors que nous avions, pour la première fois depuis la naissance de notre cadette, réussi à caser nos deux filles pendant 18 heures (j'ai compté, pas une de plus malheureusement) Arthur Miller me dire alors que nous roulions amoureusement en voiture dans le plus grand silence reposant "C'était bien quand même la vie sans enfants, non ?" et moi d'acquiescer. Si si si.

Qui l'eût cru, patate crue ?Le_Chat

 

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lundi 25 mars 2013

Miroir

Je suis intimement convaincue qu'un visage raconte toute notre vie. Il y a ces visages qui un beau jour décident de se fissurer comme celui de Duras, ceux marqués par les heures de sommeil volées par les soucis, les enfants, les idées noires ou encore trop de soirées festives. Ceux à la peau anciennement grasse qui une fois arrivés à l'âge adulte jouissent enfin de la nature de leur peau : moins de rides, moins de creux, de tiraillements. 

Et puis il y a le mien.  Que je trouve dur. Je vous en ai déjà parlé, je vais pas m'y apensantir.

Il y a 20 ans quand je suis arrivée à Paris, et que je prenais le temps de jouir pleinement de tous les trésors qu'offrait la Capitale à une jeune provinciale, je suis allée me faire maquiller - gratuitement - chez Sue Uemera. Pas vraiment réussie comme expérience (trop orangé, trop chargé pour un maquillage en journée), je me souviens encore de la tête dépitée de mes cops quand j'ai débarqué en amphi. Pas vraiment réussie mais expérience formatrice quand même.

Puis, il y a 10 ans, pour mon mariage civil, je suis allée me faire maquiller, chez MAC. Opération réussie. Mon visage était doux. L'amour. L'espérance. Et tutti quanti.

Aujourd'hui j'ai 40 ans passés (passés de 1 an seulement, hein !!!) et je ne sais plus comment me maquiller. Un cycle se termine, il est temps d'en démarrer un autre. D'ailleurs, pour mon anniversaire, j'ai reçu un bon pour un atelier maquillage.

Cahier des charges : moins d'ombres, 10 minutes chrono, effacer les cernes, masquer les taches, redonner de la douceur, sculpter l'oval.

Je vous tiens au jus.

Oui je sais j'ai des problèmes de riches. Mais bon sans le futile on se noie. Le_Chat

Take care.

 

 

 

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mardi 19 mars 2013

39, 40, 39, 38...

Je donne l'impression de déserter, non ? Ben en fait oui j'avais déserté, direction la Bretagne où, comme la photo number one l'atteste, on se serait cru à la montagne tellement il a fait froid. Et pour celles et ceux dubitatifs, photo number two pour confirmer. Quand la mer disparait c'est bien la Bretagne. Depuis que je connais Arthur Miller je ne me suis toujours pas remise de cette réalité, moi la fille du Sud : la desertion de la mer, enfin de l'Océan, qui selon Arthur Miller est bien plus qu'une mer. Enfin moi la mienne je peux compter sur elle quelle que soit l'heure à laquelle je veux aller nager et pour celles et ceux qui me connaissent dieu sait qu'avec la mienne, de mère, je rame. Ah ah ah. Les vacances m'ont fait du bien.

 

Y a qu'à moi que ça le fait ou, vous aussi, quand il vous arrive de boire deux infusions "nuit calme", vous dormez mal ? L'âge a encore frappé ?

 

En fait oui. J'ai passé dignement le cap des 41 ans.

Et vous savez quoi ? Après deux semaines de vacances scolaires, ben cette semaine, j'ai juste envie de vacances. Pour moi. Dépenser des sous (pas bien), me faire plaisir, rêver, ne pas m'inquiéter de l'avenir.

Take care.Le_Chat

 

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dimanche 3 mars 2013

...

TRIO

Quand Margaux joue à cache-cache bis (notez quand même l'amélioration !)

Fin de week-end. Pas encore le début de la semaine. L'entre-deux hebdomadaire. Qu'ai-je envie de raconter ? Quels mots trouver pour coller à mes pensées ? Parfois un gap vertigineux entre mon silence ici, ma trop sporadique présence à mon goût et ce qu'il y a dans ma tête, non stop, et que je voudrais raconter. Mes questions, mes doutes, ce que je vois et que personne ne voit, ce que je pense et que personne ne partage, ce que j'essaie tant bien que mal de dompter, d'apprivoiser... mes craintes, mes angoisses récurrentes. Mais que je garde pour moi. Et pourtant je progresse.

Moins de colère intérieures vis-à-vis de mes parents. Non pas qu'ils se soient transformés, mais je n'ai plus d'attente. Alors forcément la pression retombe. Passé une journée avec ma nièce/filleule, ravie de faire vraiment connaissance avec sa cousine qui est enfin en âge de lier une relation. Nous étions toutes les 3 sur le point de reprendre le métro après un spectacle. Un parc à côté du métro. Elisa qui réclame d'aller y faire un tour. J'ai froid, je suis fatiguée, je dis "non" et j'explique pourquoi. Elisa qui m'écoute puis conclut par un "oui mais moi j'ai envie d'y aller". Je céde. Et j'entends une peite voix "oh comme tu es gentille !". Etonnée je jette un coup d'oeil à ma nièce/filleule et elle poursuit "c'est pas comme ma maman, elle dit toujours non".

Voilà, je savais qu'il n'était pas facile d'être la soeur de ma soeur, j'ai maintenant confirmation qu'il ne doit pas être facile non plus d'être sa fille. Après mes doutes, je vais donc m'accrocher à mon engagement de marraine.

Sans transition. Je me sens pour la première fois plus proche de la cinquantaine que de la trentaine. Normal vu mon compteur. Cependant c'est la première fois que cette réalité prend corps dans mon corps et mon esprit. Je ne sais plus comment me maquiller, je sais que j'hésiterai maintenant à porter certaines tenues, je sais que ça ne sera plus "comme avant".

"Comme avant" : une peau posée sur les os sans cette graisse qui est venue se loger en témoignage de mes grossesses, de ces vies que j'ai portées puis nourries. Un oval certes pas parfait mais pas aussi alourdi. Un contour des yeux et des joues qui laissent la place aux yeux et qui ne les mangent pas tellement ils sont bouffis et gonflés. Oui voilà comment je me vois "maintenant". Je sens que je passe un palier. Pas facile.

Sur cette touche si optimiste qui me caractérise, je vous souhaite une belle et douce semaine. Bon courage à ceux qui reprennent et bonnes vacances à ceux qui peuvent en jouir. 

Et je me rends compte qu'il me manque un titre.

Et je me rends compte que pour la première fois je n'ai pas réussi à rattacher mon texte à la photo qui me teniat ce soir à coeur.

"Cachée/pas cachée. Âgée/pas âgée" ? Naaaaan je déconne.

ps : Contrairement aux apparences, ClemOrange, je n'oublie pas.Le_Chat

 

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jeudi 14 février 2013

One, two, free

J'ai pas souvenir d'un hiver aussi long et ennuyeux.

Alors ce matin pour me réconforter d'avoir survécu à la grippe de Margaux et à la mienne, le tout en une semaine, j'ai tracé jusqu'au coeur de St Germain m'offrir un petit quelque chose, un petit rien, un petit extra. Un petit extra qui relève quand même du luxe quand on y réfléchit (plus de 15 euros pour deux gâteaux et un biscuit gauffre), un peu du n'importe quoi en somme, à l'image de cet hiver. Mais bon j'en ai marre d'être raisonnable. ça serait quand même con que je meurs sans avoir goûté ces pâtisseries qui arrivent à faire faire la queue aux gens fortunés comme s'ils se rendaient à la soupe populaire.

Bonne nouvelle : je veux bien vieillir si c'est pour ressembler à cette femme*.

Mauvais nouvelle : j'ai bien eu confirmation lors de ma grippe que nous sommes bien seuls Arthur Miller et moi à la barre, personne pour prendre la relève en cas de surmenage et ce triste constat maintes et maintes fois réalisé soulève en moi une sourde colère. Je me souviens encore de cette phrase de mes beaux-parents à l'époque où je croyais comme parole d'évangile leurs propos : "oui nous avons été seuls pour élever nos enfants et nous souhaitons être présents pour eux quand ils auront besoin d'aide à leur tour". Ah bon ? En déménageant à 500 km pour fêter l'entrée en maternelle d'Elisa ? Finalement l'histoire se répète et le plus comique c'est que cela s'opère en toute ignorance des personnes concernées.

Bonne nouvelle : j'étais tellement fatiguée que j'ai dû faire appel à ma mère et que malgré quelques grincements l'aide a été apportée et je l'en remercie.

Nouvelle en devenir : en une semaine, cinq devis. L'avenir confirmera ou infirmera si c'est une bonne nouvelle.

Nouvelle mi-figue mi-raisin : notre colocatrice et moi nous évitons soigeusement.

Nouvelle de la quarantaine : pour la première fois je suis allée à un rendez-vous m'inquiètant de mon physique. Allait-il me trouver vieillie, grosssie, durcie, floutée, cernée, alourdie ? Plus de quatre ans séparaient notre dernière entrevue. Entre-temps, deux enfants en 17 mois, 3 kilos de trop entretenus par le chocolat, des centaines d'heures de sommeil qui ne seront jamais rattrapées et le poids des maux liés aux enfants en toile de fond de ce qui me tient lieu de visage.

Bonne nouvelle : ce soir c'est la Saint Valentin. J'ai le nez rouge, l'audition affaiblie, le crâne en compote, la gorge en feu, les os broyés par les courbatures mais un amoureux toujours là. Bonne fête à tous ceux qui aiment.

Ah j'allais oublier, nouvelle incongrue : ma soeur, après 20 ans de vie commune, 3 enfants et un PACS (avec le même homme), se marie (avec le même homme). Et pour la première fois, en entendant sa voix au téléphone, la flamme de l'espoir d'un avenir meilleur avec elle ne s'est pas allumée. La nouvelle ne m'a rien fait. I am free.Le_Chat

 

* bien sûr cette photo n'est pas de moi, je l'ai piquée sur un blog or je ne retrouve pas la source. Si la personne se reconnait, qu'elle me fasse signe, afin que je rende à César.

 

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vendredi 25 janvier 2013

Chat cherche chat

On croit qu'on va pouvoir souffler et puis non.
Les fêtes de fin d'année, l'anniversaire d'Elisa fêté dignement 4 fois, la fatigue du froid, le stress de la vie professionnelle et, le truc pas prévu, une souris. Chez moi.

Déjà il y a 2 mois, une s'était pointée, heureusement renvoyée au ciel le soir même car j'avais prévenu Arthur Miller : "c'est elle ou moi".

Puis entre Noël et le jour de l'an, un matin cauchemardesque. Jeudi 27 décembre, dans notre chambre, 7h34, scène dans le lit :

Arthur Miller : C'es toi qui grattes ?

Moi : Ben non je dors.

...

Bond dans le lit.

Arthur Miller : P*tain, y a une souris dans notre chambre.

J'ai bondi, ai pris mes cliques et mes claques et suis montée me calfeutrer au 1er.

Puis, ben, il a bien fallu redescendre et continuer à vivre malgré nos pièges restés vains. "Partie" qu'il me disait.

Et puis dimanche soir, attablés devant notre pizza dominicale, on s'octroyait un break, DVD loué. Une ombre. Ma tête se penche. Ma raison me rassure. Puis mon intuition prend le dessus, je repenche ma tête vers la cheminée. Et là, je LA vois. Courir forcément se cacher, ele a du préssentir le bond que j'allais faire, la force du cri d'effroi qui, bien que rentré, n'en fut pas moins fort.

Il y a deux façons de prendre les choses.

La première : "Super, les enfants, venez voir, y a Mickey et Minnie qui se reproduisent habitent chez nous !" 

La seconde : Regarder les petites annonces pour déménager.

Je vous laisse deviner celle que j'ai choisie.

Je comprends pas ce qui se passe. Huit ans qu'on est tranquilles chez nous et là en l'espace de deux mois 3 invasions. Scenario dignes de mes pires films d'horreur. Avant, je pensais que si ça m'arrivait j'irais vivre ailleurs. Mais bon ça c'était avant (d'être grande, d'avoir des enfants, des responsabilités) parce qu'aujourd'hui je suis bien obligée de me rendre à la raison : faut que je cohabite avec des une souris. Et c'est juste insupportable.Le_Chat

 

vendredi 11 janvier 2013

11 janvier 2013

Le temps de rien, le temps qui file entre mes mains pourtant officiellement inoccupées. Jusqu'au-boutiste en tout, mon nouveau challenge me bouffe tout mon temps et mon énergie. Mon nouveau challenge ? Développer ma petite entreprise, trouver des clients, rapporter des sous à la maison quoi.

Là pause.

Job ingrat.

Là stop.

Stop pour ce soir. Pour ce souvenir. Il y a 4 ans, en partance pour la maternité. Ma nuit allait être longue. Notre aube à nulle autre pareille.

J'allais basculer, me trouver confronter à des souvenirs de ma toute petite enfance enfouis dans mon inconscient. J'allais donner écho au désarroi de ma mère. J'allais réveiller mes peurs d'enfant.

Puis j'ai réussi à devenir maman. Tu m'as montré le chemin. L'arrivée naturelle de Margaux a confirmé que j'étais sur la bonne voie grâce à toi (et le soutien d'Arthur Miller).

Demain tu as 4 ans.

Tu es ma première fille de 4 ans alors je ne m'étonne de rien mais quand même.

Tu comptes jusqu'à 60. Additionnes. Epelles ton prénom. Reconnais d'autres lettres. Me poses des questions qui mobilisent toutes mes forces vives et bien souvent je faillis. Comptes en sautant les chiffres pairs et ça t'amuse.

Tu es pour la paix des ménages, me soutiens d'un "je t'aime" dès que tu sens qu'une dispute se prépare avec Arthur Miller, apaises trop bien souvent la situation quand ta petite soeur se montre vindicative, tu as dépassé le 1m, te porter commence à être un peu difficile. Tu grandis. Je te regarde.

Et ce soir, malgré la fatigue, les trois-quatre derniers trucs à faire avant d'aller au lit, je fais une pause pour parler de toi ici, dans mon jardin secret, pour que je me souvienne, pour que tu te souviennes, pour me souvenir de ce dimanche 11 janvier 2009 où la Vie m'attendait.

Depuis, sur mon visage, dans mon regard, une densité nouvelle que m'a donnée la maternité accompagnée de quelques kilos. Je me souviens des premiers jours chez nous. Chaque fois que je passais devant un miroir, un temps d'arrêt. Un dixième de seconde avant de me reconnaître. Je scrutais ce nouveau visage. Quelque chose avait changé. Un rien imperceptible lié à l'amour animal qui nous lie, toi et moi, ma fille et la maman que je suis depuis toi.

Happy 4 ma Grande.

Happy new year to you aussi, à tou(te)s. Année de la b*ise ?

Allez je file au lit. Tant pis pour les trois-quatre choses à finir.Le_Chat

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lundi 24 décembre 2012

Magie de Noël, etc.

Là.

Noël à mon image. Manque encore la famille de coeur à trouver. Mais l'esprit de Noël à ma façon habite les lieux. Et je fais le voeu que, plus tard, pour mes filles, le parfum de l'orange aux clous de girofle leur rappelle le Noël de leur enfance, entourées de l'amour de leur papa et de leur maman.

Joyeux Noël à vous, fidèles lecteurs, fidèles lectrices. Merci de votre présence en ce lieu qui m'est si cher.Le_Chat

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samedi 22 décembre 2012

Grande roue

Je décroche. La voix de ma mère.

- "Je t'appelle car jeudi soir Albert LeChat a eu un AVC. Il est paralysé du côté gauche. Je ne t'ai pas appelée tout de suite car.." Mes esprit se brouille, je n'entends plus.

Mon beau-père donc. Je m'isole pour encaisser le choc. En quelques secondes, mille choses passent dans ma tête. Je comprends pas pourquoi c'est elle qui m'appelle et pas ma belle-mère. Je comprends pas ce qu'elle vient faire dans cette histoire. Je me demande comment l'annoncer à Athur Miller avec le plus de précaution possible ? Je pense à mes filles. A 4 ans et 2,5 ans, comment parler de la maladie ? Comment sera l'avenir ?

En si peu de secondes la conscience de l'avenir modifié m'envahit. Je tremble.

- "Qui puis-je appeler pour avoir plus de nouvelles ?"

Et là, ma mère bafouille un prénom, qui n'a ni queue ni tête dans cette circonstance. Et je crie dans le téléphone :

- "De quel Albert tu me parles ?"

Et avant même qu'elle ait le temps de répondre, je comprends qu'elle parle du père du mari de ma soeur, Albert LeChien, et non de mon beau-père.

Je déteste ma mère. Je déteste cette femme pour mille raisons. Et aujourd'hui pour mille et une raisons. Parce qu'à cause d'elle, j'ai éprouvé du soulagement à l'annonce de l'AVC du papa de mon beau-frère (j'aime ces deux hommes, pour qui j'ai le plus grand respect, deux hommes gentils, attentionnés, humains, qui supportent ma soeur et dans ma famille c'est une qualité si rare donc si précieuse).

Ma mère, dans toute sa décadence d'âme. Et je sais qu'elle n'a pas l'émotion comme excuse, même si elle s'en est bien sûr servi comme excuse. Ma mère est de celle qui ne décroche même pas son téléphone pour m'annoncer le décés de son frère (le décés de mon oncle donc), elle laisse mon père me l'apprendre par mail. Plus fun, plus moderne, plus cool.

Ma mère vit, mais ma mère n'a aucun sens de la vie. Dès qu'elle y entre, ma mère pourrit ma vie.Le_Chat

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mardi 18 décembre 2012

Home

J'ai commencé par Home. Non pas que je ne connaissais pas Toni Morisson mais je n'avais rien lu d'elle auparavant. Et pourtant des titres comme Love ou Jazz auraient du m'interpeller. En plus ils sont chez 10/18, en général gage de qualité ou du moins de littérature à mon goût.

Donc Home. Que j'ai reçu en participant au Match de la Rentrée Littéraire, info relayée avec générosité par 4 points de suspension.

C'est un livre court. Un peu comme une fable. Ou un conte. Je vais pas me casser la figure à essayer de vous en parler car sur la 4ème de couverture il est écrit excatement ce que j'aurais aimé être capable d'écrire : "Home est empreint d'une petite musique feutrée semblable à celle d'un quatuor, l'accord parfait entre naturalisme et fable. [...] Mme Morisson adopte un style tranchant qui lui permet de mettre en mots la vie quotidienne de ses personnages avec une précision poétique." The New York Times

Je voudrais cependant rajouter quelque chose, mon admiration pour elle qui en si peu de mots arrive à nous apprendre tellement sur la vie et l'intériorité de ses personnages. Ce doit être ça le talent.

Et puis j'ai aimé ce passage : "Les jours passaient. Faute de savoir si son mot effrayant était parvenu, Sarah s'armait de courage pour dire au docteur qu'il devait appeler une ambulance lorsque le frère avait frappé à la porte de la cuisine. Dieu soit loué. Exactement comme le disaient les vieilles gens : pas quand tu L'appelles; pas quand tu Le réclames; seulement quand tu as besoin de Lui et à point nommé."

Home de Toni Morisson, éditions Christian Bourgeois, p 120

Donc du nouveau sur ma liste au Père Noël : Love, Jazz, Beloved, Un don.

Et puis aussi plein de nouveaux contrats. Comme ça je pourrai moi-même me les offrir et les offrir ces bouquins. Alors tu vois, t'as tout intérêt à m'en envoyer plein de nouveaux contrats. ça va soulager ta hotte.Le_Chat

PS : promis, dès que mes journées seront moins happées par mes préoccupations d'adulte du moment (faire bouillir la marmitte pour l'année prochaine), je réponds aux comm que vous avez eu la patience de déposer sur le billet précédent et qui m'ont fait un bien fou. Mais là je file rejoindre Morphée.

 

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dimanche 9 décembre 2012

Patate chaude

Je viens de recevoir une sacrée patate chaude en pleine poire. Et je ne sais qu'en faire. Pourtant elle m'est incontestablement destinée et pire j'en suis bien la seule destinataire. Elle me brûle les mains et la tête (le coeur ayant depuis longtemps déserté sa fonction, de crainte de s'arrêter prématurément sous les coups de ce qui, dans mon arbre généalogique, me tient lieu de soeur).

Alors je la dépose ici cette patate chaude.

Lundi 2 décembre : Je poste un cadeau pour Célestine ma filleule, sans événement particulier à fêter, juste pour le plaisir de lui faire plaisir. Ma filleule habite à 900 km de moi, et malgré les relations tendues que j'entretiens avec ma soeur, sa mère, j'essaie, tant bien que mal, de maintenir un lien.

Vendredi 7 décembre, 22h34 : Je reçois un mail que je vous livre ici.

"Célestine a ouvert ton colis et a été  très contente, on a programmé ensemble de faire la pâtisserie de son choix.

Par contre, elle m'a tout de suite dit "et mes frères, ils n'ont rien? et les garçons qui étaient là, on dit "et, nous?". Donc, que tu offres un cadeau à Célestine pour sa fête ou son anniversaire ou pour un événement ne la concernant qu'elle  ne me pose aucun souci. En revanche, que pour le plaisir de lui faire plaisir, tu ne lui offres un cadeau qu'à elle, je dis non car c'est un plaisir qu'elle ne peut pas partager avec ses frères. Cela fait plusieurs fois que je te le répète: j'ai 3 enfants et pas seulement Célestine. Célestine grandit, elle comprend beaucoup de choses, elle est sensible, généreuse et est très proche de ses frères et c'est réciproque. Elle n'a pas compris. D'autant plus que pour son anniversaire, tu n'as pas pensé à elle, ses 7 ans,et là, comme un cheveu sur la soupe, tu lui fais un cadeau...

Tu m'as clairement dit dans un mail que tu ne voulais pas de moi dans ton entourage ni dans celui de tes filles et j'ai respecté cela d'où mon absence vis à vis d'elles. A aucun moment, il ne me serait venu à l'idée de faire  un cadeau à l'une et pas à l'autre, hormis un anniversaire ou une fête qui sont personnel.

Donc, désormais, respecte mes choix, respecte chacun de mes 3 enfants et fait preuve d'équité entre mes enfants, toi qui aime tant ce mot...Soit tu penses à tous les 3, soit rien."

*****

Je n'ai changé aucun mot (juste travesti le prénom de ma filleule), aucun n'a été rajouté, aucun n'a été enlevé (oui oui vous pouvez relire le mail, je vous confirme bien que le mot "merci" ni figure pas, ni en acrostiche ni en message codé).

Je réponds ? Je réponds pas ? Il y aurait tellement à dire et finalement si peu.

Vous savez ce qui me chagrine le plus au fond ? C'est la situation de ces 3 enfants. Dépouillés de ce qui fait leur bien le plus cher : leur unicité.

Et comme la vie n'est pas faite de hasard, je lis en ce moment un chouette bouquin (d'ailleurs recommandé par l'une d'entre vous) "Jalousies et rivalités entre frères et soeurs" et ma page est cornée au chapitre "Vouloir donner pareil, c'est donner moins".

Ah ben tiens j'y pense, et si je l'envoyais à ma soeur ?

Qui sait ? La magie de Noël, et patati et patate chaudeta.Le_Chat

 

 

PS : Ne vous méprenez pas, sous couvert d'humour, je suis profondément ébranlée par la réaction de ma soeur. Elle est en train de réussir ce que je tentais désespérement d'éviter : prendre le pouvoir sur la relation qui m'unit à ma filleule et rompre le lien. Mais là je patine, je n'ai pas la solution. Et pour être franche : je suis lasse.

 

PS2 : Désolée pour ce billet fleuve.

 

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lundi 3 décembre 2012

Deal au choc

Je bois mon café sans sucre. Mes yaourts sont nature. Ni sucre ni chantilly sur mes fraises. Je ne mange que très rarement des gâteaux, jamais de sucreries ou de biscuits.
Mais.
Mais je mange du chocolat.
Depuis la naissance d'Elisa, une tablette par jour.
Puis deux enfants, donc deux tablettes.
Pas raisonnable du tout.

Mon palais maintenant parfaitement aiguisé peut vous dire que le Nestlé est franchement trop gras et que Lindt 70% vient de changer sa formule (même s'ils ne le disent pas, elle a incontestablement changé), m'obligeant à m'orienter plutôt vers le 85%. Mais ma préférence va au chocolat noir orange amère.

Certains font usage de cigarettes, d'alcool, d'anxiolytiques, d'antidépresseurs, moi c'est le chocolat. Voilà c'est dit. Ma drogue douce à moi, qui ne coûte et ne coûtera rien à la sécurité sociale, c'est le chocolat. Je tiens comme ça, j'encaisse les coups grâce au chocolat, je continue grâce au chocolat.

Pourquoi je vous raconte ça ? Pour que mes filles sachent plus tard d'où leur vient cette habitude de terminer chaque repas par du chocolat. De leur maman.

"What else " comme dirait l'autre ?

{1}La maîtresse d'Elisa est absente une semaine. Déjà au ski ?! Naannn je blague.
{2}Nous n'irons pas au ski cette année, trop cher, Margaux encore trop petite.
{3}Mon hernie discale s'est réveillée. Le froid ? Mauvais mouvement à la gym ? Plein le dos ? Un peu des trois.
{4}Les grands-parents de mes filles, beaux-parents de leur mère, vont peut-être avoir un pied-à-terre près de chez nous et cela m'enchante. Parce que l'amour a besoin de quotidien partagé.
{5}J'ai essayé le réchauffé avec les "amis" (vous savez ceux qui n'ont pas d'enfants et qui d'ailleurs ne s'y essayent même pas mais ne comprennent pas pourquoi vous êtes moins disponibles, vous n'avez plus forcément le bon mot au bon moment, votre sens de l'humour est moins à toute épreuve, vous avez plus besoin de vous reposer, etc.), ça marche pas. L'envie de ceux-là est partie. Laissant la place à l'envie de nouveaux.
{6}Mon embryon d'indépendance financière est menacé pour l'année prochaine. Comment vous dire à quel point cela m'angoisse ?
{7}Margaux a 2 ans et demi. Margaux est en pleine crise d'adolescence du bébé. Vivement le 25 juin 2013.
{8}Elisa est allée à son 1er goûter d'anniversaire. Ma fille, invitée, chez des gens que je ne connais pas, sans son papa et sa maman. Ma fille, déjà. Ma fille qui s'est choisie les deux plus petites filles de sa classe comme "meilleures amies". Ma fille qui m'émeut tant. Ma fille que tous disent si différente de moi et qui pourtant m'est tellement semblable. A la grande différence que ses parents s'essaient ("s'essaient" j'ai dit) au mieux, alors que les miens avaient cessé avant même de commencer.
{9}Les Canaries ça pourraient être bien, non, en avril ?
{10}"Comme des frères", aussi bon que du chocolat à l'orange amère. C'est dire.Le_Chat

 

 

 

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jeudi 22 novembre 2012

Boussole


{Retourne toi, ils sont pas loin, mais de l'autre côté}

Rien et pourtant trop.
Après la dite semaine, une dizaine de jours de fatigue engluante. Collante au corps, pire qu'une lotion antipoux.
Puis les vacances de la Toussaint. Les morts, les vivants. Pffft impossible de récupérer une once d'énergie dans ce tintamarre d'os et de chair.
Je récupère Elisa partie une semaine en vacances chez ses grands-parents. Seulement à cette veille le sentiment de toucher un peu au repos avec un seul enfant. Mais le lendemain, le rythme à deux reprend.
Une otite pour elle une nuit. Accompagnée d'une toux persistante. Bruyante. Le jour. La nuit.
Puis une mauvaise nouvelle pour moi au sujet de mon boulot en 2013.
La toux pour moi. Le jour. La nuit. D'affreuses quintes de toux. Vous voyez, comme un truc qui ne passe vraiment pas. Une sensation d'asphyxie. D'étouffement. Qui touche à mon cou ? Qui touche à mon air ?
Je tourne le dos à mes mots. Je me recroqueville sur mes maux. Pas bon.
Heureusement les mots des autres m'oxygènent. Tout ce que j'aimais. Zona frigida.
Je commence Home de Toni Morisson. J'espère bientôt retrouver mon chemin, à l'image de son protagoniste.

Je voudrais de la légèreté. Je voudrais être capable de m'arrêter, de me poser, de sourire, de savourer. ça s'apprend comment ? ça s'est désappris quand ? Qui a tué en moi ce goût de l'instant savouré ? Ce puissant savoir dont ceux qui le possèdent ne connaissent pas leur chance. Voir la seconde magique qui passe, qui vole, pleine de paillettes de joie de vivre, la saisir. S'assoir. La regarder s'ébrouer. Sourire. Poser un regard bienveillant et confiant sur cet instant à part. Par mon regard lui conférer sa force. Valoriser ce que mes yeux voient. Valoriser ce que mes oreillent entendent. Valoriser mes mots. Faire taire mes pensées.

Et dire que l'hiver n'a pas encore commencé.

Sur ce, comment conclure ?

Ah oui, sur un bon mot de ma fille, bientôt 4 ans, qui un soir au moment du coucher s'est mise en mode "dis maman c'est quoi le mariage ?", "et c'est quoi l'amour ?", "pourquoi Sophie (sa tante, célibataire) elle est pas mariée avec Antoine (parrain de Margaux, célibataire et accessoirement homosexuel)", et "pourquoi elle a pas de mari Sophie", et "pourquoi et pourquoi". Et moi qui rame avec mes explications. Et d'un coup Elisa qui me dit en plongeant ses yeux compatissants dans les miens :

- "c'est dur le marié ?"

- tu veux dire quoi ma Puce ?

- ben c'est dur à expliquer hein maman ?

Ok je sors ma fille, je vais revoir ma copie.Le_Chat

 

source photo : L'Affiche Moderne (pour l'alphabet)

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jeudi 25 octobre 2012

Running gag

Je crois que si ça n'était pas arrivé chez moi ça m'aurait fait rire.
Jeudi dernier, 7h : Margaux tousse et a de la fièvre. Pas de crèche pour elle. Je la garde avec moi. Prends RV chez la pédiatre.
Jeudi 16h25 : Arrivée sur le palier de la salle de classe de ma grande, plein de têtes connues sur les petits bancs d'école, sauf la sienne. Panique. La maîtresse saisit mon désarroi et me rassure : "elle a vomi deux fois, elle est assise là à côté". Du coup je me demande avec laquelle des deux aller chez la pédiatre.
Vendredi : Je m'improvise garde-malade de deux enfants (des RV, où ça ? un boulot, où ça ?). Journée étonnement OK pour ma grande mais la fièvre de Margaux ne tombe pas.
Nuit de vendredi à samedi : 3 réveils nocturnes, 3 changements de draps. La journée avait donc été trompeuse.
Samedi : Nous peaufinons notre technique de la bassine. Fin de journée, nous sommes devenus des pros. ELisa se plaint quand même beaucoup de maux de ventre. Je prends la décision d'appeler les urgences médicales de Paris, histoire d'écarter tout risque d'appendicite.
Dimanche : Petit répit.
Lundi 17h : Je rentre à la maison après être allée chercher les filles à l'école puis à la crèche. Légers maux de ventre. Je m'enfile un spasfon. Je m'allonge. Margaux fait une bêtise. Je veux me lever du canapé. Impossible. J'appelle Arthur Miller au secours. Il arrive. Voit ma tête. Me suggère d'appeler les urgences médicales de Paris (tiens ça me rappelle quelque chose). Le docteur voit ma tête et m'annonce qu'il m'hospitalise*. Arrivée aux urgences en ambulance à 20h.
Mardi 2h du matin : Je rentre enfin chez moi. Sans stérilet. Infection. Quinze jours de traitements antibiotiques.
Mardi : Arthur Miller (qui a aussi peu dormi que moi) se lève à 7 heures et assure la mise en route de la journée pour les filles, sa journée de travail et la sortie d'école/crèche pendant que je me repose car demain je dois assurer seule, Arthur Miller ayant un déplacement professionnel.
Mercredi 6h du matin : Le réveil sonne.
Mercredi 6h30 : De mon lit, pendant qu'Arthur Miller est censé prendre son petit déjeuner, j'entends d'étranges bruits de grandes eaux dans la cuisine. M'en étonne auprès de lui quand il revient dans la chambre. Il est malade (gastro ? indigestion ? problème de stérilet ?) mais décide quand même de prendre son avion.

Voilà. La boucle est bouclée. Toute la famille y est passée.

Je vous laisse (j'ai le trou de la sécu à aller combler) sur un bon mot d'Elisa :
Moi à Arthur Miller : "T'as vu, ils ont commencé les travaux pour la fuite d'eau ?"
Elisa : "Ils font des travaux dans la culotte ?!" 

Enjoy.

* malgré mes sévères divergences avec ma belle-soeur, je la remercie ici de nous avoir dépannés en acceptant de garder les filles au pied levé.Le_Chat

 

 

 

 

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vendredi 12 octobre 2012

Pudeur

10ANS

30 minutes que je cherche et que je ne trouve pas.
quelle photo pour illustrer ce billet qui forcément va être intime ?
or personne ne me pousse à l'écrire ce billet.
et pourtant il me tient à coeur.
et pourtant les mots m'échappent.
ce soir, il y a 10 ans, ma vie basculait. Du bon côté.
après avoir plus que frôlé le mauvais.
rien n'est pareil.
tout a changé.
même nous, même si toujours fidèles au poste.
de 0 à 10 ans, j'ai grandi comme j'ai pu.
de 10 à 20 ans, j'ai découvert le monde et cru qu'il m'appartenait.
de 20 à 30 ans, j'ai pris la mauvaise direction.
de 30 à 40 ans, j'ai grandi comme j'ai voulu, j'ai créé un monde qui m'appartient, je suis dans la bonne direction.
ta présence y est pour quelque chose.
il y a 10 ans, nous dinions ensemble pour la première fois.
RV ce soir au même endroit.
j'aime les rituels.
Le_Chatet pas seulement eux.

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lundi 1 octobre 2012

Entre rires et ires

10ANS

1# 15 jours, 15 jours jour pour jour après la Rentrée, et un grand sourire a laissé place aux pleurs et cris du matin à l'école. Que s'est-il passé ? Qu'avons-nous dit ? Qu'Elisa a-t-elle entendu/compris ? Nous ne le saurons jamais, Elisa garde son secret. Mais l'essentiel est ce sourire là. J'ai cependant ma petite idée : le rituel mis en place qui permet à Elisa de prendre place dans l'espace de sa classe sans son papa tout en sachant qu'un lien visuel va être encore possible derrière cette vitre où son papa lui fait un grand au revoir de la main juste avant de quitter l'étage.

2# François Hollande veut modifier le statut des auto-entrepreneurs. Soit. Mais c'est ballot parce que moi c'est comme ça que je m'en sors bon an mal an depuis un an. Alors ne t'avise pas Cher Président de foutre en l'air ce qui fonctionne. Contente toi de solutionner ce qui pêche.

3# Avant l'été, tous mes espoirs ont participé à un concours de poésie, qu'un mail, reçu en septembre, a flingués. Déception. Forcément. J'encaisse. Puis, 3 semaines après, je reçois un autre mail. M'annonçant que "le jury, conscient d'être pasé à côté de très bons textes... bla bla..." bref y aura quand même un 2ème recueil édité et mon poème sera dedans. Hip hip hip.

4# Je ne décolère pas et pourtant va bien falloir s'y faire. Mes filles ont la chance d'avoir 4 grands-parents vivants. Et pas un sur lequel compter au quotidien... Il y quelques nuits j'ai pas été bien (un truc mal digéré) et j'ai réalisé que si le lendemain je ne me levais pas, certes Arthur Miller pourrait assurer 24 heures, mais 48 heures, pas sûre. Qui pour prendre son relais, faire les courses, déposer les filles, aller les chercher à 16h20, s'occuper d'elles, les baigner, choisir les vêtements, les occuper, les nourrir, et accessoirement s'occuper de moi malade ? Qui ? Personne.

Ma mère est de celles à qui je fixe RV à l'école maternelle 21 rue Durand pour aller chercher Elisa à 16h15 précises et qui m'appelle à 16h20 en me disant "ben je comprends pas je suis devant l'école élémentaire au 27 rue Dupond, t'es où ?". Ma mère est de celles à qui je ne confierai jamais mes filles. Elle serait capable de m'en rendre qu'une et de s'étonner qu'il manque la deuxième en me voyant.

Mon père est de ceux qui ont vu leurs petites filles 5 fois en bientôt 4 ans. Mon père est de ceux qui ne s'intéressent à personne. Encore moins à des enfants qui ne sont pas des personnes c'est bien connu (et je suis bien placée pour en parler).

Quant aux parents d'Arhur Miller, après quelques années de bons et loyaux services, ils ont décidé d'aimer leurs petites-filles à distance et de s'installer à 50 km de leur maison de vacances (sic), soit à 500 km de Paris, là où résident justement leurs deux seules et uniques petites-filles et accessoirement leurs enfants. En revanche, il y en a une qui dans l'affaire profite de cette étrange décision, c'est La Poste qui ne cesse de s'enrichir grâce aux nombreuses cartes postales qui nous rassurent d'un "Nous pensons bien à vous". Moi aussi, mais pas sûre de prendre ma plume pour vous le dire.

5# Bientôt 10 ans. Nos lèvres se rencontraient. 10 ans et quelques pelures de plus, nous écrivons toujours la même histoire. Un peu usés, taillés par la vie qui nous façonnne à sa guise, entourés de quelques illusions abandonnées mais nous sommes toujours vaillants, bons à servir. Et j'espère que nous servirons encore longtemps notre belle histoire. Je voudrais danser, avec toi.

Pfft... à la relecture de ce billet je me rends compte que j'ai été longue. Trop longue. Bonne semaine à vous.Le_Chat

 

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lundi 17 septembre 2012

Rentrée

1# C'est difficile, hein, ma Poulette cette école dont on t'a tant et tant parlé ? C'est difficile le matin, en fait, hein, c'est ça ? Juste au moment de la séparation. Toutes ces nouvelles têtes, ces enfants inconus, dont tu ne connais pas encore bien le prénom, puis y a ceux qui crient, alors tu fais comme eux, et puis d'autres font comme toi, etc.

Mais le soir, quand je viens te chercher, et à la maison, le matin ou le week-end, je vois bien que ça te plait de grandir. D'apprendre. Persévère ma fille. Les matins difficiles vont bientôt être de lointains souvenirs. Et pour nous aussi je l'espère, surtout pour ton papa qui s'y colle tous les matins.

2# Résolutions de rentrée. Entre le corps et l'esprit cette fois-ci j'ai choisi le corps. Les vacances à la plage m'ayant grandement imposé la décision. Mes poignées d'amour - qui en fait font aussi office de bouée - ne me plaisent pas. Et c'est maintenant qu'il faut que je veille à ce que mon coprs ne m'échappe pas complètement. Après, il semblerait que ce soit trop tard. Dont acte.

3# En fait, si, je peux mettre résolutions au pluriel. Sorties au théatre. Au concert. Bref, objectif de la rentrée : reprendre une vie cul-turelle (...). Voilà le programme pour Arthur Miller et moi-même. Qui, soit-dit en passant, a du se faire la même réflexion que moi sur la plage... concernant son corps, pas le mien (enfin j'espère)... puisqu'il a lui aussi renoué avec le sport. Ses tickets de piscine dataient de décembre 2008. Juste avant qu'on apprenne à ramer en fait en tant que parents.

4# Margaux quant à elle a décidé de prendre la résolution de s'éclater dans sa nouvelle crèche. Elle y fait le clown le matin. Elle y fait le clown le soir quand je viens la chercher. Margaux, mon clown. Mais où as-tu chopé cette intelligence de savoir déjà rire de la vie ? Tu m'en donnes des leçons sans le savoir.

5# Si A. Jaoui et J.P. Bacri avaient continué leur épopée cinématographique ensemble, ce dernier lui aurait donc donné la réplique dans Du Vent dans mes mollets. Or c'est D. Podalydès qui s'y colle en offant au personnage une dimension toute en douceur à la place du côté torturé et déraciné qui fait la marque de fabrique de Bacri. Mais la vie fait bien les choses. Bacri est aussi à l'écran dans "Cherchez Hortense". Et la vie, à sa façon, offre un joli clin d'oeil : sa partenaire, entre autres, est I. Carré. Celle-là même qui donne la réplique à D. Podalydès dans Du vent dans mes mollets. Moi, je les aime bien ces superpositions-repères de la vie auxquelles je suis certainement la seule à accorder de l'importance.

Portez vous bien.Le_Chat

Posté par lechat14 à 16:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]



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