SO... Le Journal du Chat aux 14 vies qui se prenait pour Marilyn Monroe

vendredi 26 septembre 2014

Du coq à l'âne

Nous en sommes à 6 maîtresses, pour 2 enfants en 3 semaines.
Zen.
La nouvelle déco de notre chez nous me plait.
FInalement c'est toi qui as raison,
le vrai luxe c'est l'espace.
Donc exit les babioles inutiles, les petits trucs, les petits machins,
les accumulations.
Le vrai luxe c'est aussi s'affranchir des objets,
même ceux dont on n'imaginerait pas pouvoir vivre sans.
Je l'écris mais ne le met pas encore complètement en pratique.

Hier, vraie bonne grosse discussion de fond.
C'est difficile parfois,
ça grince,
ça gratte,
là où ça fait mal forcément.
Le vrai amour sont justement ces grincements qui nous font évoluer.
On se frotte et ça glisse pas,
ça coince.
Alors deux solutions : laisser p*sser ("a" ou "i" au choix)
ou prendre la peine de dire,
prendre le risque d'être maladroit,
prendre le risque des mots.

C'est sympa la méditation en pleine conscience (ma lecture du moment)
mais finalement ça me gonfle un peu :
moi j'aime quand ça déménage, quand ça vit, que ça crie.
A quoi ça sert la méditation ?
A excuser la passivité finalement.

Moi, quand un jeune jette un papier devant moi,
je pourrais respirer et compter jusqu'à 5,
mais en fait je préfère réagir dans le seconde
en lui signifiant que son geste n'est pas responsable.

Oui, je sais, moi aussi parfois je me fatigue.

Sinon, what else ? Prêt(e)s pour les photos du big mariage ce we ?
Arf, et dire qu'il se sera fait piquer la primeur par son meilleur pote.

En espérant que vous n'aviez pas prévu de passer quelques jours en amoureux à Venise,
je vous souhaite un bon week-end.

Le Chat

 

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lundi 15 septembre 2014

Arôme naturel

On est toujours là tu vois Mon Coeur. Mais ça je le savais il y a 10 ans, le jour de notre mariage. Même si parfois on a eu chaud aux fesses. Même si parfois l'odeur de roussi a empesté la maison. Même si parfois nos parts sombres se sont heurtées au point de nous blesser, vraiment. Même si parfois tes compromis ont terni nos vies. Même si parfois mes explosions ont exploré des terres infertiles.

On est toujours là. Plus fort. Plus nombreux aussi. Plus vieux mais plus grands aussi. 

So. On continue. Ad vitam eternam.

Et aujourd'hui tu vois, où je prends le temps de laisser cette trace de nos 10 ans de mariage, aujourd'hui, oui, aujourd'hui, fait extraordinaire, je viens d'entendre sur Canal dans la Nouvelle Edition une bonne nouvelle aux infos. La couche d'ozone se reconstruirait*. Et je ne sais pas si c'est l'âge mais j'y suis fortement sensible.

J'en peux plus de ces mauvaises nouvelles. De ce monde où les valeurs se délitent. Où le mal prend le pouvoir et nous menace. Où l'économie nous oppprime. Où le Medef veut supprimer 2 jours de vacances. Parce que tu vois les jours que nous partageons à 4 sont chers à mes yeux et j'en suis sûre chers aussi à ceux de nos filles. Et je veux pour elles la plus douce des enfances pour leur permettre d'affronter ce fichu monde que nous allons leur laisser et dans lequel seront leurs vies.

Oui je sais j'aurais pu écrire/jouer dans Brèves de Comptoir. Continue de te moquer, ça prouve qu'on est vivants et qu'on s'aime, encore.

Le Chat

* Vous en avez entendu d'autres, vous, des bonnes nouvelles ces derniers temps ?

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mardi 9 septembre 2014

La rentrée aux 5 maîtresses

J'ai 2 filles. Chacune d'elles a 2 maîtresses pour l'année et, cerise sur la gâteau pour la rentrée, une des officielles du jour ayant été malade, il y a une remplaçante depuis le 2 septembre. Soit au total 5 maîtresses. C'est trop pour moi. Et je ne vous parle même pas pour elles : une me disait qu'elle avait, par semaine, 4 autres classes dans 4 écoles différentes. Petit calcul rapide : 5 fois 28 égal 140, soit 140 prénoms à retenir, 140 visages de maman à mémoriser, plus éventuellement 140 conjoints à identifier. Comment être une maîtresse aux 140 prénoms à retenir ? 140 enfants à connaître, aimer, suivre, surveiller, éduquer, chaque semaine.

Et que dit le Directeur ? Monsieur Le Directeur me dit qu'il n'a aucun pouvoir sur ce point là. Gloups.

{Après le coq, l'âne}

Fidèle à ma culpabilité d'être une mauvaise maman, de mal faire, de ne pas savoir, de ne pas être assez attentive (arf si mon psy lit cela il va me convoquer pour 2 séances par semaine) je continue mes lectures sur l'enfant et j'y lis : "Cet enfermement bourgeois lui confère une protection illusoire car seule l'expérience des risques l'immunise vraiment contre les dangers qui peuvent menacer son intégrité physique*."

Je suis d'accord avec toi Françoise, bien d'accord, je comprends, y a pas de problème mais comment je fais quand ma petite me demande de courir sur le trottoir parisien alors qu'à tout moment peut surgir d'un garage une voiture, débouler un vélo ou une trotinette ou des rollers, se garer une camionette qui estime mal le rebord du trottoir ? Je sais pas Françoise comment faire. Mon coeur balance entre protection et liberté, et c'est un véritable casse-tête, chaque jour.

{Après l'âne, la suite}

Et sinon, vous partez où vous cet été en vacances à la Toussaint ?

Le Chat

* La cause des enfants de Françoise Dolto

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vendredi 22 août 2014

Trois, pas deux, trois !

Avec son grand-père tranquillement allongé sur une chaise longue dans le jardin, sous le marronnier, alors que nous l'attendions, Margaux dissertait debout, de son 1,02 mètre.

"Dans la vie, il y a 3 choses importantes : être sur terre (certes), avoir une maison (certes bis) et parler à Jésus (sic)".

Puis de courir nous rejoindre au portail, où nous l'attendions pour nous rendre à son cours de piscine, dans laquelle elle aime sauter de l'escalier, sans brassards, sans prévenir, en toute inconscience.

Puisse Jésus (puisque tu as ses coordonnées) veiller sur ta fraîcheur, ma Fille.Le Chat

ps : je sais pas vous, mais, moi, à la place du grand-père, je crois que ma sieste aurait été ruinée.

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jeudi 21 août 2014

I did it

Yes, I did it, 3h16 assise dans le noir, devant un écran géant, à ne pas voir le temps passer, envoutée par le charme de l'acteur principal qui pourtant pourrait être mon père (bon ok si j'avais 10 ans de moins) et la beauté de sa femme dans le film.

Et puis, joli effet miroir de paysages montagneux hallucinants, le lendemain matin j'ai enchaîné avec l'étonnant duo Juliette Binoche/Kristen Stewart. Bon, pour être franche, je n'ai pas compris le sens du message qu'a souhaité communiqué Assayas mais j'ai trop de respect pour le cinéma et tenter la moindre critique. Le visage de Juliette Binoche est juste sublime.

Sinon, avant ces quelques jours exceptionnels de solitude qui me permettent de me gorger de cinéma (les filles sont en Bretagne chez beaux-parents, Arthur Miller en déplacement), les vacances ont joliment rythmé nos vies.

# Elles ont appris à barbotter nager.
# Nous avons levé nos verres.
# Descendu du saucisson des tomates cerise.
# Le soleil breton a daigné nous saluer presque chaque jour.
# Ma peau s'est recouverte d'un léger hâle que je n'avais pas vu depuis de trop nombreuses années.
# J'ai posé sur les petits ongles de mes filles leur 1er vernis mais "parce que c'est les vacances, pas rouge, uniquement orange, et pas trop longtemps".
# J'ai fait la paix avec une personne mais la blessure ne s'efface pas et le warning reste allumé malgré mes efforts.
# J'ai découvert qu'Arthur Miller vivait dans un autre monde. Un monde dans lequel pour faire diminuer un os qui dépasse (hallux valgus...) il existe, pour le faire disparaître, une autre solution que l'opération "rabotage". Mais quand je le questionne sur son idée conceptuelle, il reste flou. Dommage.
# Je voulais écrire une nouvelle, un livre, un essai, une autobiographie, un truc quoi, cet été pour participer à un concours et je ne l'ai pas fait.
# L'idée de cuisiner des cakes et des tartes salés me trottent dans la tête depuis 3 jours. Pour celles qui comme moi sont des quiches en cuisine, la différence entre tarte salée et cake, ce sont les 200 g de farine (merci le net - la farine, pour les cakes bien sûr, cela va sans dire mais cela va mieux en le disant). Pour les autres ingrédients, grosso modo c'est la même chose et notre créativité peut s'exprimer librement.
# Ah et aussi, j'ai fini 1Q84. Bon voilà, i did it aussi mais comme je le présageais, je n'ai pas été emportée par l'univers onirique et fantastique de son auteur.
# En revanche, Le journal intime de Benjamin Lorca m'a tatouée, comme chaque lecture de son auteur, Arnaud Cathrine.

Et vous, vos lectures tatouages de cet été ?Le Chat

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vendredi 25 juillet 2014

Urgence

Il y a quelques temps, au Grand Palais, une expo photos (oui, un grand ramdam dont le nom m'échappe là tout de suite mais dont le Tout Paris a bruissé). Grâce à une invit, j'ai pu aller déambuler sous la magnifique verrière du Grand Palais (mais comment l'humain fait-il pour créer de si belles choses et créer aussi des horreurs comme la Tour Montparnasse ?!) et mes yeux sont restés hypnoptisés par cette série de photos originales de Marilyn Monroe. Milton Green. Du noir & blanc. Parmi mes photos préférées de la star.

La série de 9 photos, de mémoire, environ 7000 euros.

Depuis grosso modo je les ai gagnés. Mais ils se sont transformés en oeufs, couches (no coment merci, oui, mes filles mettent encore des couches la nuit, non, à cet âge-là on ne parle pas encore d'énurésie, enfin c'est ce que la pédiatre a dit à la maman angoissée que je suis mais là de toute façon j'ai d'autres chats à fouetter pas envie de me lever la nuit pour changer les draps, faute avouée étant à moitié pardonnée, tout va bien), factures, remboursement de prêt, etc.

Donc cette folie ne fut pas pour moi.

Et pourtant, depuis, ça me turlupine.

La vision - aussi inattendue que brutale et triste - du gros turban sur le crane de ma voisine d'en face, maman de deux ados, m'a rappelé combien la vie est courte, fragile, éphémère et que tant qu'on est en vie il nous appartient de SAVOIR nous faire plaisir et investir la vie avec ses jouissances, réjouissances et petits & grands bonheurs quand ils se présentent.

Voilà ce que je nous/vous souhaite pour ces vacances qui se profilent. De profiter. A donf. Maintenant.

Le Chat

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mardi 15 juillet 2014

Apparence trompeuse

CAM00752.jpg

Voilà pourquoi dans le Top des blogs stylés de L'Express.fr je ne suis pas classée en blog "saveurs". Et ne suis pas prête de l'être un jour, je vous l'accorde.

Et pourtant, contrairement à la réalité que devoile cette photo home-made, ces derniers temps ma fierté vient de mes exploits culinaires. Si si si.

Petit retour en arrière : quand Arthur Miller m'a demandé de vivre avec lui, après que mon cœur a fait boum de joie, mes premières paroles ont été : "ok mais à une condition : que tu acceptes de faire la cuisine à manger".

Il a dit oui. Il a tenu parole. Sans faute. Sans se plaindre. Jamais.

Puis nos filles sont arrivées.

Je n'ose vous avouer à quel âge j'ai arrêté les petits pots et plats préparés pour bébés. Un jour il a pourtant bien fallu que j'arrête sous peine que la ddass (nom qui n'existe plus d'ailleurs) me fasse une lettre recommandée.

Donc un soir je me suis retrouvée avec deux petites bouches à nourrir à 19h et Arthur Miller qui ne rentrait que vers 20h. Je me suis donc mise non pas à la cuisine mais en cuisine, fait exceptionnel pour Arthur Miller qui a coutume de dire que c'est une pièce qui m'est étrangère.

Les événements de ces derniers temps qui ont un tantinet chamboulé ma vie ont aussi déglingué mes plans pour les vacances me plaçant au coeur de 10 jours en solo avec mes filles, dans une maison que je ne connais pas plus que ça, dans une ville que je ne connais pas vraiment, soit l'équivalent de 20 repas pour trois à assurer seule (les petits-déjeuners ne comptant pas, ok).

Et vous savez quoi ?

Je ne suis pas loin d'avoir relevé le défi. Si si si.

Vous reprendrez bien une assiette Melon-Rosette-Coppa-Courgette, spécialité de la Maison ?

Ps : abracadabra, grâce à vos conseils, accents et cédilles apparaissent. Merci.

Ps2 : et puisque je vous tiens, il me reste 4 repas, vous auriez pas quelques idées ? Faciles, hein, vous avez compris le niveau je pense.

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mercredi 9 juillet 2014

Garçon !

CAM00708.jpg

 J'avais deux idees fixes pour mes vacances :

boire un petit noir au célèbre café rouge et

souhaiter la bienvenue, precisement le 9 juillet,

aux nouveaux lecteurs arrivés ici

grâce à l'interview que L'Express.fr m'a consacre

et dont je suis mega hyper fière.

Voila, missionS reussieS.

Ca peut paraître ridicule mais compte tenu du stress, de l'imprevu

et des ondes émotionnelles qui ont noye mes journées

ces 3 dernières semaines, c'est un exploit d'y être parvenue.

Est-ce que l'un d'entre vous aurait la gentillesse

de me dire ou sont les accents sur ce put*ain d'ip*d ?

Merci...

Quand a mes parents, le temps va faire son oeuvre

et l'automne devrait être meilleur que l'été.

Garcon (les accents et les cédilles svp),

champagne pour tout le monde,

c'est le sort qui régale,

il me doit bien ça.

Croyez-moi.

Tchin !

Edit : arf, cet i*ad et moi on est vraiment fâchés. Je ne sais pas par qu'elle manip j ai fermé les commentaires sur ce billet. Merci a celles et ceux qui m'en ont informée. Vivement que les vacances soient finies et que je retrouve mes bonnes vieilles habitudes et mon ordi fidèle, apprivoise, avec lequel je peux vous montrer de belles photos et placer des accents et des cedilles la ou ça me chante.

Garcon ! Une deuxième tournée pour everybody, à mettre sur la note du voisin, il sera d'accord.

(faut bien qu'aller au Senequier serve à quelque chose)

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mercredi 25 juin 2014

Anaphore imprévue

J'ai vu hier mes parents sur un lit d'hôpital.

J'ai vu leur voiture accidentée en photo dans le Progrés Lyonnais.

J'ai imaginé la violence du choc sur l'autoroute.

Ce we, je vais voir ma soeur rentrer dans l'église au bras de son futur beau-père (cherchez l'erreur) pour cause d'absence de nos parents, vivants, mais immobilisés sur un lit d'hôpital.

Mes parents aiment briller par leur absence.

Je suis lasse.

Le Chat

    .

 

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lundi 23 juin 2014

J'ai vu

4ansbis

J'ai vu ma petite danser avec un garçon, comme au bal de nos grands-parents, face-à-face, un bras à la taille, une main dans sa main.

J'ai vu ma petite fêter ses 4 ans.

J'ai vu ma grande me mettre à la porte de sa classe, le matin, impatiente de se retrouver "entre copines".

J'ai vu mon corps s'assouplir grâce à mes efforts.

J'ai vu une relation tant professionnelle qu'amicale m'échapper.

J'ai vu mon père rire, assez relax, aux facéties d'une de ses petites-filles (j'en ai donc déduit qu'il avait compris qu'il avait des petites-filles et que cette situation pouvait être agréable).

J'ai vu mon appart encore une fois sans dessus dessous qui se prépare à être repeint.

J'ai vu ma petite grande.

J'ai vu mon meilleur ami, parrain de ma petite, faire bien à sa façon. Toujours présent quand il faut, 4 ans après.

J'ai vu une grosse faute d'orthographe dans une publicité d'un produit cosmétique de luxe et ça m'a fait rire.

J'ai entendu le souffle de ma petite endormie, malade le jour de son anniversaire.

J'ai vu revenir mes insomnies.

Fin d'année scolaire. Dire au revoir aux maîtresses. Savoir que l'année prochaine forcément sera différente.

Préssentir l'émotion de ma grande (moyenne) qui va dire au revoir à ses copains/copines qui partent au CP, certain même qui quitte Paris.
Préssentir son émotion à l'idée de ne plus revoir sa maîtresse qui quitte l'école.
Vouloir l'aider et l'accompagner et m'en sentir incapable, tant je déteste la fin de toute chose.

Le Chat(et puis j'ai aussi vu une nouvelle souris chez moi mais ça c'est une autre histoire qui pour le coup suscite chez moi la profonde envie d'en connaître la fin rapidement.)

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mardi 17 juin 2014

Win little fish win

Quand j'étais ado, un de mes amis - Julien  M pour ne pas le citer - passait tout son temps libre au ciné. A mes yeux, c'était un peu pathétique parce que je me disais que la vraie vie était en dehors des salles obscures.

Maintenant que j'ai le double, dès que quelques heures de tranquilité s'offrent à moi je prends l'avion et je vais bronzer sur une île ionienne je file me réfugier dans une salle obscure.

Alors que certaines ont des vies tout à fait fascinantes, la mienne est peut-être devenue avec le temps tout à fait pathétique. Qu'importe. J'assume.

Parce que dans ces salles obscure, j'y vis des moments d'émotion pure. Je me laisse surprendre, emporter, bercer, remuer. Parfois aussi je m'y embête un peu.

Aujourd'hui, mon coeur a palpité au rythme d'artistes new-yorkais, poétiques, intransigeants, amoureux, "fille de", maman, etc.

Ils sont à l'opposé de ma vie (hyper organisée). De ce que je suis (hyper carthésienne). Et le cinéma m'est fondamentalement précieux pour ça, parce qu'il me nourrit de vies autres que la mienne, sans que mes caractéristiques puissent les abrutir et les gêner. Je peux cotoyer des gens extraordinaires, différents de moi, et tout cela dans la bonne humeur.

La vie des autres est tout à fait fascinante.

Et quand le talent est au rendez-vous c'est aussi bon qu'une tablette de chocolat, un peu plus cher certes, mais moins calorique.

A consommer sans modération donc.

D'accord, ou pas d'accord ?

Le Chatps : promis, je réponds à vos précédents commentaires, le temps que je trouve mon prochain film.

 

 

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dimanche 8 juin 2014

Olé

Samedi après-midi, dans la foule parisienne, visite au marché aux fleurs que la reine d'Angleterre vient de rendre célèbre le matin même.

Deux par deux, Arthur Miller et ma grande, moi-même et ma petite, main dans la main, au coeur du flot des passants.

Devant nous, des cheveux rouges que je reconnais.

"Tiens, Arthur c'est pas ta tante devant ?"
L'homme ne se mouille pas.
Deuxième effet kiss cool :
"Mais, dis Arthur, la dame qui lui tient le bras là devant nous, c'est pas ta mère (qui a choisi il y a 4 ans de quitter Paris pour aller vivre à 500 km de ses seules petites-filles et accessoirement de ses deux seuls enfants qui vit en Bretagne) ?!"
L'homme ne se mouille toujours pas et serait je suis sûre capable de me dire le soir-même "Mais non tu as rêvé !".

Alors, dans la foule qui aurait pu servir d'alibi, de prétexte à masquer l'évidence qui nous clout quand même sur place par la violence de la situation, je force la réalité à se démasquer : "Belle-maman ?! Belle-maman?!".

Elle se retourne.

"Bonjour, voici vos petites-filles."

S'en suit un certain malaise ponctué de phrase à la con : "Ah, on allait vous appeler demain matin pour passer demain matin", "Ah vous ne pouvez pas demain matin ? Ah ben.... euh... venez manger une quiche ce soir ?", "demain après-midi ? ah ben justement on est venu à Paris pour l'anniversaire du frère de grand-père demain".

Je les regarde avaler leurs couleuvres en famille.

Mais moi c'est pas ma famille. Alors je vois. Et je vois que la seule conclusion qui s'impose c'est que malgré les p*tains de couleuvres qu'ils essaient tous de se faire avaler y a en face de moi deux grands-parents qui ne sont pas étouffés par le désir/le besoin/l'amour de voir leurs petites-filles.

Olé.

Basta.

Violence silencieuse et invisible de la vie familiale.

Le Chat

 

 

 

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dimanche 25 mai 2014

Shame

Si les estimations se confirment, l'envie de sortir du cadre m'étreint.

Comment garder la tête haute et aux yeux du monde être ce pays qui affichera, en bafouant tout souvenir de notre Histoire - et celle du monde - pas si lointaine que ça, un QUART dédié à l'incompétence, au nihilisme, à la haine ?

Comment ?

Ce soir, je m'inquiète.

Le Chat

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lundi 21 avril 2014

Le "pas que" week-end

C'était "pas que" un week-end.

C'était 4 nuits.

C'était "pas que" le week-end de Pâques.

C'était nos 10 ans de mariage (avec un peu d'avance).

C'était "pas que" quelques jours de vacances.

C'était nos premières vacances sans nos filles.

Et vous savez quoi ? J'ai pleuré de leur manque. Oh juste un petit coup de blues mais celui-ci je l'avais pas prévu. Ni vu venir. Moi qui depuis leur naissance réclame un temps de pause en tête-à-tête avec Arthur Miller de quelques jours, quelques nuits. Ben voilà, je me découvre maman, jusque dans mes trippes, je découvre ce que cela signifie et qu'on ne maîtrise pas.

Viscéralement maman. Attachée. Droguée d'elles.

(merci Arthur de ne pas avoir pris offense de mes quelques larmes, de les avoir accuillies et comprises).

Ah l'Italie, ses pâtes, sa gouaille, sa mer, son architecture baroque & gothique, ses églises, son soleil, ses couleurs et ses cache-pots en céramique kitchissimes en forme de tête que j'ai oublié de rapporter et que je ne trouve pas à acheter sur le net. Dis Arthur, on peut y retourner ?

Le ChatBuona Pasqua.

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vendredi 4 avril 2014

Digression

 

 

Le temps libre me revient alors je reviens "ici". Cet "ici" virtuel où j'aime tant me pauser poser.

Il y a une idée qui me trotte dans la tête ces derniers temps. Je dois certainement pas la prendre dans le bon sens car en gros ça donne : "plus un bonheur est multiple plus il est précaire et fragile". En clair, j'ai cette conscience - trop - aigüe qu'en mettant mon bonheur entre les mains de mes deux filles et d'Arthur Miller, je multiplie les sources de fragilité de ce bonheur.

Ah ah ah. Esprit torturé quand tu nous tiens.

Mais j'ai beau retourner dans tous les sens ce casse-tête, au final, il est quand même clair que plus un bonheur repose sur un grand nombre de personnes plus il y a de risques qu'il soit un jour mis à mal.

Mais pourquoi diable mon esprit prend-il de tels chemins ?

Et ne croyez pas que c'est le temps libre qui m'autorise de telles pensées. Le temps libre me permet juste de les partager avec vous. Je sens que vous regrettez déjà le temps de mes billets épisodiques.

Bon ok vous avez de la chance : une montagne de travail se profile à l'horizon. Mais je ne suis pas sûre de vouloir l'escalader. J'avais plutôt envie de souffler un peu après le coup de collier donné ces trois derniers mois.

Ai-je la liberté de refuser ce travail ? Oui.

Le droit ? Oui.

La "bonne" conscience ? Non.

Parfois je voudrais être une autre. Titi dans les bras de Barbapapa par exemple. La vie doit être plus simple.

Est-ce que vous aussi parfois vous avez des idées un peu c*n ou il n'y a que moi ?

edit à la lecture de vos comentaires : je me doutais quand j'ai écrit ce billet que je ne trouvais pas les bons mots et ben au moins sur ce point-là je ne me suis pas trompée. Allez, Le Chat, exercice de style : "développer une idée clairement". Bon. Méninges au taquet.

Par exemple, seule, je ne me mets pas en danger (certes je serais extrêmement malheureuse) puisque ma vie dépend uniquement de ce qui m'arrive. Entourée de mon amoureux et de mes filles, dont mon bonheur dépend, ma vie dépend alors de la leur. Et s'il arrive quelque chose de grave à l'un deux, ma vie vacille. Mon bonheur vacille. Assimilons le bonheur à un temple et les gens dont dépend ce bonheur à des piliers porteurs. Si l'un d'entre eux tombe, le temple tombe. Ainsi plus il y a de piliers plus il y a de risques que l'un d'entre eux soit touché par un "accident". Mon bonheur est riche et fort de tous ceux qui le constituent mais il est aussi fragilisé par le nombre. En aimant 1 personne, je suis concernée par les "malheurs" qui pourraient arriver à 1 personne. En aimant 2 personnes, je suis concernée par 2 fois plus de malheurs. Etc. Vous me suivez ?

Où est la faille dans ce raisonnement terrifiant ?

Je sens que jeudi mon psy va me réclamer une augmentation.

Le Chat

 

 

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mercredi 2 avril 2014

"Non... euh si"

 

ampoule-love-habitat

 

- "Tu veux que je t'aide ?"
- "Non... Euh si, je veux bien, merci."

C'était ce matin. Chacun vaquait à ses occupations avant le départ pour l'école. Vous savez ces suites de minutes où chaque geste est programmé, chronométré, s'inscrivant dans une "suite logique de gestes répétitifs matinaux".

Comme je savais que tout le monde serait prêt à l'heure, j'en profitai pour changer les draps dans la chambre de mon aînée. Seule. Arthur Miller est entré et s'en est suivi ce bref échange.

Qui n'a l'air de rien, mais. Mais qui pour moi est resté gravé à tel point que quelques heures après j'y pense encore et cela me met du baume au coeur.

J'ai aimé cette proposition d'aide qui ne s'inscrivait pas dans cette fameuse "suite logique de gestes répétitifs matinaux". J'ai aimé savoir revenir sur ma déclinaison. J'ai aimé cette entre-aide. J'ai aimé qu'Arthur Miller me voit. Que ça lui monte au cerveau que je faisais quelque chose qu'aucun décrêt ne m'avait exclusivement attribué mais que pourtant il ne faisait presque jamais : penser à changer les draps des enfants et le faire. J'ai aimé que spontanément, à défaut d'y penser (à changer les draps), il propose son aide malgré la course du matin.

Parfois tout intellectualiser ça a du bon : ça permet aussi de voir de toutes petites choses, non ?

Bon ben après le billet du 1er avril sans poisson d'avril, voilà un billet spécial 14 février un 2 avril. Bientôt un billet sur Noël, promis.

Le Chat

 

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mardi 1 avril 2014

Et le printemps arriva.

 

 

printempsbis

Vous avez déjà remarqué vous comment certaines personnes à l'idée de l'argent perdent tout sens commun de la relation humaine ? Par l'odeur alléchante  - de l'argent qui parait-il n'en a pas - les loups alléchés sortent. Il y a ceux, dont je fais partie, qui aiment bien le matin pouvoir regarder leurs yeux dans le miroir de la salle de bain, sans avoir à les baisser. Puis il y a les autres, que j'ai récemment eu à fréquenter. Désagréable. Décevant.

ça vous l'a déjà fait à vous d'acheter des vêtements pour votre enfant et une fois à la maison de vous dire "mais où avais-je la tête, c'est beaucoup trop grand !" et donc de ranger ledit vêtement puis quand vous le ressortez pour constater qu'il est maintenant un chouïa trop petit d'avoir un pincement au cœur ?

J'ai récemment eu un an de plus. Je fais partie de celles qui aiment fêter les anniversaires. Pour moi c'était une évidence. Mais depuis quelques années gravitent dans mon entourage des gens qui n'aiment pas les fêter. Soit. J'ai presque failli les comprendre et devenir comme eux, à snober l'idée de fêter les anniversaires. Or récemment j'ai rencontré un grand-père qui se rendait à la messe anniversaire de la mort de sa grand-mère. Depuis, je mesure à quel point fêter un an de plus du coté de la vie est un privilège. Et une joie.

Je m'émerveille chaque année devant l'éphémère floraison du magnolia de ma cour. Un jour de fleurs magnifiques, et puis c'est fini. Heureusement, cette année, ce jour-là, j'avais mon appareil photo.

En profiter. Maintenant. Du printemps. Des ans que nous fêtons. Et laissons les loups entre eux.

C'est déjà bien, non ?

Edit après réflexion : je me rends compte à quel point je manque cruellement d'humour, il n'y a même pas un poisson d'avril qui se ballade dans ce billet. A moins que les loups finalement tournent en rond dans leur bocal ?

Le Chat

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mardi 11 mars 2014

Plongeon

MOSAPLONGEON

Est-ce que j'ai le temps de tout faire ? Non (et ce n'est pas faute de vouloir).

Est-ce que j'ai des raisons d'être fière de moi, même après 40 ans ? Oui (je suis remontée sur des skis après un break de 20 ans, la peur du loup de la neige/montagne chevillée au corps)

Est-ce que tu peux être fier de moi ? Oui (tu ne pensais pas me voir un jour sur des skis, hein, avoue ?!)

Est-ce que je peux être fière de mon ainée ? Oui (après plusieurs mois de stagnation et de casseroles de bébé - tétine entre autres - elle a clôturé plusieurs dossiers en l'espace de 2 mois).

Est-ce que quand on se marie on sait vraiment ce qui nous attend ? Non.

Est-ce que fêter ses 10 ans de mariage, après 2 enfants d'âge rapproché est un exploit de nos jours ? Oui.

Est-ce que je t'aime ? Oui (et c'est pour ça que je nous bouscule).

Est-ce j'ai maigri ? Je ne sais pas.

Est-ce que j'ai bien fait de m'ouvrir à elle il y a 10 jours ? Je ne suis pas sûre.

Est-ce que tu te souviens de nos dernières vacances à deux ? (...)

Et si je te dis "La Corse, il y a 6 ans", ça te rappelle quoi ?

Et si je te souffle Housetrip, tu replonges avec moi ?

Mais plus vers Bonifacio que vers le GR20 (je le précise des fois que maintenant que tu m'as vue skier tu penses que je suis devenue une sportive).

Oui, j'ai envie de vacances. Et je suis même prête à te montrer que je sais vraiment plonger. A ma façon.

Le Chat

 

 

 

 

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vendredi 24 janvier 2014

Emballement

REPRISE

 

Il y a eu Noël, à la maison, le soir, encore ici le lendemain, heureusement un peu ailleurs le 26, puis le départ pour la Bretagne, installer les filles chez leurs grands-parents, essayer de communiquer un tantinet d'information à une grand-mère qui part du principe qu'elle a élevé deux enfants donc qu'elle n'a pas besoin de conseils (et pourtant si elle m'avait écouté cela aurait évité au retour 1/ qu'elle se plaigne au retour qu'il était difficile de tout faire rentrer dans la valise, 2/ que ma petite sorte du train les joues écarlates parce beaucoup trop couverte (en fait mes beaux-parents ont testé un nouveau concept "une petite-fille = un porte-manteau"), et je ne vous parle pas des fringues de sa soeur qu'elle portait à la place des siennes, bref, que des petites choses sans importance certes mais si belle-maman vous aviez eu l'humilité d'écouter ce que j'essayais de vous dire au sujet de me filles, que par définition je connais mieux que vous, vous auriez su tout simplement et on aurait pu passer à autre chose en toute simplicité.

Puis il y a eu plus heureux. Quelques jours en tête-à-tête avec Arthur Miller à Paris. De cela je vous sais gré belle-maman et cela efface l'ardoise ci-dessus.

Cependant, il y a plus grave. Votre préférence affichée envers l'une de vos petites-filles. Préférence ou "plus grande aisance relationnelle" avec l'une d'entre elles. De cela je ne vous en tiendrais pas rigueur (la mystérieuse alchimie des relations humaines ma bonne dame) si seulement si vous (ou votre mari, mais peu importe) ne m'aviez pas sermonné, à peine remise de mon second accouchement, d'une sentence que j'avais trouvée à l'époque époustouflante et qui m'avait laissée sans voix, parce que comprenez-vous j'étais légèrement épuisée de mon second accouchement en même pas 18 mois : "Maintenant, Le Chat, il va pas falloir faire de différences entre tes deux filles".

Euh... c'est à moi que tu t'adresses ? Tu me parles de quoi, là ? Tu sous-entends quoi ? Qu'à peine maman de deux enfants tu me condamnes à la maladresse de la préférence ?

J'étais seule à la maternité, Arthur Miller s'occupait à la maison d'Elisa. J'ai reçu l'uppercut, je n'ai pas bronché. Si, j'ai dû esquisser un léger sourire naïf en répondant "ben non ben non, voyons" et il m'a fallu quelques mois (années ?) pour que je prenne l'ampleur de la violence de cette remarque (et que je comprenne que finalement cette remarque cachait sa préférence à elle, maman de 2 enfants, contre laquelle elle a dû certaienement lutter toute sa vie).

Donc, c'est bien connu, "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Voilà pourquoi, belle-maman, je te tiens rigueur de ton attitude maladroite, visible, ô combien visible, de ta "plus grande aisance relationnelle" avec l'une de tes petites-filles. Alors comme une louve, je veille. Et je fis bien. Mais ça c'est une autre histoire et mon billet est déjà assez long.

Puis il y a eu le 31, chez nous, à organiser, à préparer, à ranger, puis la Rentrée, puis une certaine pression côté boulot, puis les 5 ans de ma grande à organiser, à préparer, à ranger, puis les prochaines vacances scolaires à organiser, les engueulades engendrées.

Stop. Overdose. Trop plein.

Week-end refuge dans le sud. Seule. Week-end de break.

Puis le retour.

Puis la gastro.

Puis le billet de Miss Zen qui se demande pourquoi elle continue son blog.

Puis ce billet aujourd'hui dont la longueur éhontée me prouve que je n'aurais pas dû être absente aussi longtemps.

Sorry, sorry.

Take care (et merci à celles qui se sont inquiétées d'un petit mot).

Le Chat

 

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vendredi 20 décembre 2013

Billet nombriliste

Noël 2013, dans même pas une semaine. Tout a été fait à temps. Ouf. Premier Noël de pleine conscience pour mes deux pépettes. Les cadeaux mercredi matin. Le Père Noël dans la nuit, par la cheminée ou la fenêtre ? Suspens.

Une fin d'année bousculante. Des projets professionnels qui s'emballent, décollent, m'envolent. C'est affreux d'être vieux : plus personne pour nous féliciter. Je crois que c'est ce qui me manque le plus. Comme une enfant je suis. Lu hier (Pourquoi être heureux quand on peut être normal, merci merci Miss Zen) un truc du style : "certains vieillissent sans grandir, par manque d'amour". Je crois que je suis de ceux-là.

Et le couple qui se délite. Et le temps qui file. Et le couple qui résiste. Et le temps qui nous piste. Et le couple qui s'oublie. Et le temps qui pourrit. 

J'ai empaqueté plus de 25 cadeaux. Entre deux choses à faire, je sortais, en cachette de mes filles, ciseaux, papier, ruban, je découpais, pliais, scotchais. Recevrai-je 25 cadeaux ? Ah non, c'est vrai, avec l'âge, c'est le plaisir d'offrir.

Mais moi j'ai pas grandi. Souvenez-vous, "certains vieillissent sans grandir, par manque d'amour".

Moi j'aime aussi recevoir. Ah oui c'est vrai, ce n'est pas politiquement correct. Ah oui c'est vrai c'est impoli de demander. Ah oui c'est vrai c'est la crise alors on va se contenter de se concentrer sur l'essentiel. Mais l'essentiel, c'est quoi ?

Ben c'est moi en fait. Et c'est vous, pour vous. Pourquoi on nous inculque l'oubli cet essentiel-là ?

Je crois que je suis fatiguée.

J'ai été plus que choquée et ébranlée par une réaction de ma mère. Sa meilleure amie, enfin celle qui est là depuis le début (et que j'aime énormémment) a perdu son fils, par suicide. Commentaire de ma mère : "ça a du lui faire un coup".
Suis-je vraiment la fille de cette femme-là ?

Et le couple qui se délite. Et le temps qui file. Et le couple qui résiste. Et le temps qui nous piste. Et le couple qui s'oublie. Et le temps qui pourrit.

Je crois que je suis fatiguée.

Envie de partir, parfois.

Et le temps qui passe. Et l'envie de partir qui se tasse. Et l'essentiel oublié. Difficile d'être adulte quand on n'a pas grandi.

Mais finalement je préfère être cet adulte qui n'a pas grandi mais qui évolue plutôt que d'avoir grandi sans savoir évoluer.

Je vous souhaite. Voilà, je vous souhaite. C'est vaste.

Le Chat

 

Posté par lechat14 à 13:24 - - Commentaires [24] - Permalien [#]



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