SO... Le Journal du Chat aux 14 vies qui se prenait pour Marilyn Monroe

lundi 21 avril 2014

Le "pas que" week-end

C'était "pas que" un week-end.

C'était 4 nuits.

C'était "pas que" le week-end de Pâques.

C'était nos 10 ans de mariage (avec un peu d'avance).

C'était "pas que" quelques jours de vacances.

C'était nos premières vacances sans nos filles.

Et vous savez quoi ? J'ai pleuré de leur manque. Oh juste un petit coup de blues mais celui-ci je l'avais pas prévu. Ni vu venir. Moi qui depuis leur naissance réclame un temps de pause en tête-à-tête avec Arthur Miller de quelques jours, quelques nuits. Ben voilà, je me découvre maman, jusque dans mes trippes, je découvre ce que cela signifie et qu'on ne maîtrise pas.

Viscéralement maman. Attachée. Droguée d'elles.

(merci Arthur de ne pas avoir pris offense de mes quelques larmes, de les avoir accuillies et comprises).

Ah l'Italie, ses pâtes, sa gouaille, sa mer, son architecture baroque & gothique, ses églises, son soleil, ses couleurs et ses cache-pots en céramique kitchissimes en forme de tête que j'ai oublié de rapporter et que je ne trouve pas à acheter sur le net. Dis Arthur, on peut y retourner ?

Le ChatBuona Pasqua.

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vendredi 4 avril 2014

Digression

 

 

Le temps libre me revient alors je reviens "ici". Cet "ici" virtuel où j'aime tant me pauser poser.

Il y a une idée qui me trotte dans la tête ces derniers temps. Je dois certainement pas la prendre dans le bon sens car en gros ça donne : "plus un bonheur est multiple plus il est précaire et fragile". En clair, j'ai cette conscience - trop - aigüe qu'en mettant mon bonheur entre les mains de mes deux filles et d'Arthur Miller, je multiplie les sources de fragilité de ce bonheur.

Ah ah ah. Esprit torturé quand tu nous tiens.

Mais j'ai beau retourner dans tous les sens ce casse-tête, au final, il est quand même clair que plus un bonheur repose sur un grand nombre de personnes plus il y a de risques qu'il soit un jour mis à mal.

Mais pourquoi diable mon esprit prend-il de tels chemins ?

Et ne croyez pas que c'est le temps libre qui m'autorise de telles pensées. Le temps libre me permet juste de les partager avec vous. Je sens que vous regrettez déjà le temps de mes billets épisodiques.

Bon ok vous avez de la chance : une montagne de travail se profile à l'horizon. Mais je ne suis pas sûre de vouloir l'escalader. J'avais plutôt envie de souffler un peu après le coup de collier donné ces trois derniers mois.

Ai-je la liberté de refuser ce travail ? Oui.

Le droit ? Oui.

La "bonne" conscience ? Non.

Parfois je voudrais être une autre. Titi dans les bras de Barbapapa par exemple. La vie doit être plus simple.

Est-ce que vous aussi parfois vous avez des idées un peu c*n ou il n'y a que moi ?

edit à la lecture de vos comentaires : je me doutais quand j'ai écrit ce billet que je ne trouvais pas les bons mots et ben au moins sur ce point-là je ne me suis pas trompée. Allez, Le Chat, exercice de style : "développer une idée clairement". Bon. Méninges au taquet.

Par exemple, seule, je ne me mets pas en danger (certes je serais extrêmement malheureuse) puisque ma vie dépend uniquement de ce qui m'arrive. Entourée de mon amoureux et de mes filles, dont mon bonheur dépend, ma vie dépend alors de la leur. Et s'il arrive quelque chose de grave à l'un deux, ma vie vacille. Mon bonheur vacille. Assimilons le bonheur à un temple et les gens dont dépend ce bonheur à des piliers porteurs. Si l'un d'entre eux tombe, le temple tombe. Ainsi plus il y a de piliers plus il y a de risques que l'un d'entre eux soit touché par un "accident". Mon bonheur est riche et fort de tous ceux qui le constituent mais il est aussi fragilisé par le nombre. En aimant 1 personne, je suis concernée par les "malheurs" qui pourraient arriver à 1 personne. En aimant 2 personnes, je suis concernée par 2 fois plus de malheurs. Etc. Vous me suivez ?

Où est la faille dans ce raisonnement terrifiant ?

Je sens que jeudi mon psy va me réclamer une augmentation.

Le Chat

 

 

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mercredi 2 avril 2014

"Non... euh si"

 

ampoule-love-habitat

 

- "Tu veux que je t'aide ?"
- "Non... Euh si, je veux bien, merci."

C'était ce matin. Chacun vaquait à ses occupations avant le départ pour l'école. Vous savez ces suites de minutes où chaque geste est programmé, chronométré, s'inscrivant dans une "suite logique de gestes répétitifs matinaux".

Comme je savais que tout le monde serait prêt à l'heure, j'en profitai pour changer les draps dans la chambre de mon aînée. Seule. Arthur Miller est entré et s'en est suivi ce bref échange.

Qui n'a l'air de rien, mais. Mais qui pour moi est resté gravé à tel point que quelques heures après j'y pense encore et cela me met du baume au coeur.

J'ai aimé cette proposition d'aide qui ne s'inscrivait pas dans cette fameuse "suite logique de gestes répétitifs matinaux". J'ai aimé savoir revenir sur ma déclinaison. J'ai aimé cette entre-aide. J'ai aimé qu'Arthur Miller me voit. Que ça lui monte au cerveau que je faisais quelque chose qu'aucun décrêt ne m'avait exclusivement attribué mais que pourtant il ne faisait presque jamais : penser à changer les draps des enfants et le faire. J'ai aimé que spontanément, à défaut d'y penser (à changer les draps), il propose son aide malgré la course du matin.

Parfois tout intellectualiser ça a du bon : ça permet aussi de voir de toutes petites choses, non ?

Bon ben après le billet du 1er avril sans poisson d'avril, voilà un billet spécial 14 février un 2 avril. Bientôt un billet sur Noël, promis.

Le Chat

 

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mardi 1 avril 2014

Et le printemps arriva.

 

 

printempsbis

Vous avez déjà remarqué vous comment certaines personnes à l'idée de l'argent perdent tout sens commun de la relation humaine ? Par l'odeur alléchante  - de l'argent qui parait-il n'en a pas - les loups alléchés sortent. Il y a ceux, dont je fais partie, qui aiment bien le matin pouvoir regarder leurs yeux dans le miroir de la salle de bain, sans avoir à les baisser. Puis il y a les autres, que j'ai récemment eu à fréquenter. Désagréable. Décevant.

ça vous l'a déjà fait à vous d'acheter des vêtements pour votre enfant et une fois à la maison de vous dire "mais où avais-je la tête, c'est beaucoup trop grand !" et donc de ranger ledit vêtement puis quand vous le ressortez pour constater qu'il est maintenant un chouïa trop petit d'avoir un pincement au cœur ?

J'ai récemment eu un an de plus. Je fais partie de celles qui aiment fêter les anniversaires. Pour moi c'était une évidence. Mais depuis quelques années gravitent dans mon entourage des gens qui n'aiment pas les fêter. Soit. J'ai presque failli les comprendre et devenir comme eux, à snober l'idée de fêter les anniversaires. Or récemment j'ai rencontré un grand-père qui se rendait à la messe anniversaire de la mort de sa grand-mère. Depuis, je mesure à quel point fêter un an de plus du coté de la vie est un privilège. Et une joie.

Je m'émerveille chaque année devant l'éphémère floraison du magnolia de ma cour. Un jour de fleurs magnifiques, et puis c'est fini. Heureusement, cette année, ce jour-là, j'avais mon appareil photo.

En profiter. Maintenant. Du printemps. Des ans que nous fêtons. Et laissons les loups entre eux.

C'est déjà bien, non ?

Edit après réflexion : je me rends compte à quel point je manque cruellement d'humour, il n'y a même pas un poisson d'avril qui se ballade dans ce billet. A moins que les loups finalement tournent en rond dans leur bocal ?

Le Chat

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mardi 11 mars 2014

Plongeon

MOSAPLONGEON

Est-ce que j'ai le temps de tout faire ? Non (et ce n'est pas faute de vouloir).

Est-ce que j'ai des raisons d'être fière de moi, même après 40 ans ? Oui (je suis remontée sur des skis après un break de 20 ans, la peur du loup de la neige/montagne chevillée au corps)

Est-ce que tu peux être fier de moi ? Oui (tu ne pensais pas me voir un jour sur des skis, hein, avoue ?!)

Est-ce que je peux être fière de mon ainée ? Oui (après plusieurs mois de stagnation et de casseroles de bébé - tétine entre autres - elle a clôturé plusieurs dossiers en l'espace de 2 mois).

Est-ce que quand on se marie on sait vraiment ce qui nous attend ? Non.

Est-ce que fêter ses 10 ans de mariage, après 2 enfants d'âge rapproché est un exploit de nos jours ? Oui.

Est-ce que je t'aime ? Oui (et c'est pour ça que je nous bouscule).

Est-ce j'ai maigri ? Je ne sais pas.

Est-ce que j'ai bien fait de m'ouvrir à elle il y a 10 jours ? Je ne suis pas sûre.

Est-ce que tu te souviens de nos dernières vacances à deux ? (...)

Et si je te dis "La Corse, il y a 6 ans", ça te rappelle quoi ?

Et si je te souffle Housetrip, tu replonges avec moi ?

Mais plus vers Bonifacio que vers le GR20 (je le précise des fois que maintenant que tu m'as vue skier tu penses que je suis devenue une sportive).

Oui, j'ai envie de vacances. Et je suis même prête à te montrer que je sais vraiment plonger. A ma façon.

Le Chat

 

 

 

 

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vendredi 24 janvier 2014

Emballement

REPRISE

 

Il y a eu Noël, à la maison, le soir, encore ici le lendemain, heureusement un peu ailleurs le 26, puis le départ pour la Bretagne, installer les filles chez leurs grands-parents, essayer de communiquer un tantinet d'information à une grand-mère qui part du principe qu'elle a élevé deux enfants donc qu'elle n'a pas besoin de conseils (et pourtant si elle m'avait écouté cela aurait évité au retour 1/ qu'elle se plaigne au retour qu'il était difficile de tout faire rentrer dans la valise, 2/ que ma petite sorte du train les joues écarlates parce beaucoup trop couverte (en fait mes beaux-parents ont testé un nouveau concept "une petite-fille = un porte-manteau"), et je ne vous parle pas des fringues de sa soeur qu'elle portait à la place des siennes, bref, que des petites choses sans importance certes mais si belle-maman vous aviez eu l'humilité d'écouter ce que j'essayais de vous dire au sujet de me filles, que par définition je connais mieux que vous, vous auriez su tout simplement et on aurait pu passer à autre chose en toute simplicité.

Puis il y a eu plus heureux. Quelques jours en tête-à-tête avec Arthur Miller à Paris. De cela je vous sais gré belle-maman et cela efface l'ardoise ci-dessus.

Cependant, il y a plus grave. Votre préférence affichée envers l'une de vos petites-filles. Préférence ou "plus grande aisance relationnelle" avec l'une d'entre elles. De cela je ne vous en tiendrais pas rigueur (la mystérieuse alchimie des relations humaines ma bonne dame) si seulement si vous (ou votre mari, mais peu importe) ne m'aviez pas sermonné, à peine remise de mon second accouchement, d'une sentence que j'avais trouvée à l'époque époustouflante et qui m'avait laissée sans voix, parce que comprenez-vous j'étais légèrement épuisée de mon second accouchement en même pas 18 mois : "Maintenant, Le Chat, il va pas falloir faire de différences entre tes deux filles".

Euh... c'est à moi que tu t'adresses ? Tu me parles de quoi, là ? Tu sous-entends quoi ? Qu'à peine maman de deux enfants tu me condamnes à la maladresse de la préférence ?

J'étais seule à la maternité, Arthur Miller s'occupait à la maison d'Elisa. J'ai reçu l'uppercut, je n'ai pas bronché. Si, j'ai dû esquisser un léger sourire naïf en répondant "ben non ben non, voyons" et il m'a fallu quelques mois (années ?) pour que je prenne l'ampleur de la violence de cette remarque (et que je comprenne que finalement cette remarque cachait sa préférence à elle, maman de 2 enfants, contre laquelle elle a dû certaienement lutter toute sa vie).

Donc, c'est bien connu, "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Voilà pourquoi, belle-maman, je te tiens rigueur de ton attitude maladroite, visible, ô combien visible, de ta "plus grande aisance relationnelle" avec l'une de tes petites-filles. Alors comme une louve, je veille. Et je fis bien. Mais ça c'est une autre histoire et mon billet est déjà assez long.

Puis il y a eu le 31, chez nous, à organiser, à préparer, à ranger, puis la Rentrée, puis une certaine pression côté boulot, puis les 5 ans de ma grande à organiser, à préparer, à ranger, puis les prochaines vacances scolaires à organiser, les engueulades engendrées.

Stop. Overdose. Trop plein.

Week-end refuge dans le sud. Seule. Week-end de break.

Puis le retour.

Puis la gastro.

Puis le billet de Miss Zen qui se demande pourquoi elle continue son blog.

Puis ce billet aujourd'hui dont la longueur éhontée me prouve que je n'aurais pas dû être absente aussi longtemps.

Sorry, sorry.

Take care (et merci à celles qui se sont inquiétées d'un petit mot).

Le Chat

 

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vendredi 20 décembre 2013

Billet nombriliste

Noël 2013, dans même pas une semaine. Tout a été fait à temps. Ouf. Premier Noël de pleine conscience pour mes deux pépettes. Les cadeaux mercredi matin. Le Père Noël dans la nuit, par la cheminée ou la fenêtre ? Suspens.

Une fin d'année bousculante. Des projets professionnels qui s'emballent, décollent, m'envolent. C'est affreux d'être vieux : plus personne pour nous féliciter. Je crois que c'est ce qui me manque le plus. Comme une enfant je suis. Lu hier (Pourquoi être heureux quand on peut être normal, merci merci Miss Zen) un truc du style : "certains vieillissent sans grandir, par manque d'amour". Je crois que je suis de ceux-là.

Et le couple qui se délite. Et le temps qui file. Et le couple qui résiste. Et le temps qui nous piste. Et le couple qui s'oublie. Et le temps qui pourrit. 

J'ai empaqueté plus de 25 cadeaux. Entre deux choses à faire, je sortais, en cachette de mes filles, ciseaux, papier, ruban, je découpais, pliais, scotchais. Recevrai-je 25 cadeaux ? Ah non, c'est vrai, avec l'âge, c'est le plaisir d'offrir.

Mais moi j'ai pas grandi. Souvenez-vous, "certains vieillissent sans grandir, par manque d'amour".

Moi j'aime aussi recevoir. Ah oui c'est vrai, ce n'est pas politiquement correct. Ah oui c'est vrai c'est impoli de demander. Ah oui c'est vrai c'est la crise alors on va se contenter de se concentrer sur l'essentiel. Mais l'essentiel, c'est quoi ?

Ben c'est moi en fait. Et c'est vous, pour vous. Pourquoi on nous inculque l'oubli cet essentiel-là ?

Je crois que je suis fatiguée.

J'ai été plus que choquée et ébranlée par une réaction de ma mère. Sa meilleure amie, enfin celle qui est là depuis le début (et que j'aime énormémment) a perdu son fils, par suicide. Commentaire de ma mère : "ça a du lui faire un coup".
Suis-je vraiment la fille de cette femme-là ?

Et le couple qui se délite. Et le temps qui file. Et le couple qui résiste. Et le temps qui nous piste. Et le couple qui s'oublie. Et le temps qui pourrit.

Je crois que je suis fatiguée.

Envie de partir, parfois.

Et le temps qui passe. Et l'envie de partir qui se tasse. Et l'essentiel oublié. Difficile d'être adulte quand on n'a pas grandi.

Mais finalement je préfère être cet adulte qui n'a pas grandi mais qui évolue plutôt que d'avoir grandi sans savoir évoluer.

Je vous souhaite. Voilà, je vous souhaite. C'est vaste.

Le Chat

 

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lundi 18 novembre 2013

Le jour où...

14 novembre 1985
Le jour où j'ai embrassé le garçon dont le chagrin d'amour qui n'a pas manqué de suivre allait modifier pour toujours celle que j'étais. Avec le recul, je me demande si finalement il n'aurait pas mieux fallu que nous nous abstenions. Après cette histoire, et surtout sa fin, je me suis endurcie, barricadée, j'ai prôné des idées qui n'étaient pas miennes, défendu des attitudes qui ne me ressemblaient pas. Oh rien de grave, ni d'extrême mais je me suis construite sur cet effondrement, à partir des décombres cristallisés de cette rupture. Rien de bon, croyez moi. Surtout dans la froideur glaciale de l'ambiance qui caractérisait ma famille. Je suis la seule à savoir combien j'ai souffert.
Durée de l'histoire : même pas trois mois je crois.
Durée de la répercussion : une bonne douzaine d'années.
Victime : une.
Témoin : zéro.

14 novembre 2013
Quand je me suis couchée jeudi dernier, j'ai repensé à ce fameux 14 novembre 1985. J'ai compté. 28 ans. J'ai même utilisé mes doigts pour le décompte tellement cette somme d'années me condamnait à être une "presque vieille". Je fais maintenant partie de celles qui ont des souvenirs de 28 ans. Il y a 28 ans, ma vie s'engouffrait dans un tunnel sombre et froid qui allait faire de moi une fille sombre et froide.
Mais ce soir, un nouveau tunnel. D'un tout autre ordre. Qui s'ouvre pour mon ainée de 4,5 ans, sortie en trombe de sa chambre où elle feuilletait un livre.
- "Maman, maman, j'ai lu, j'ai pas reconnu les lettres : j'ai LU !"
- Et qu'as-tu reconu "lu" comme mot ma fille ?"
- Maman.
On a beau être sombre et froide, il y a des moments où on fond.
Le 14 novembre 2013, le jour où ma fille a compris la lecture.

Quant à notre dernière de 3 ans, elle compte. 1, 2, 3, 5, 8, 18, 12.
De 1 à 3, c'est parfait.
Après ?
Après, ben c'est parfait aussi, non ?

Take care.

Le Chat

 

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jeudi 31 octobre 2013

Ouaf-ouaf

 

Voilà, les vacances de la Toussaint touchent à leur fin... et j'ai survécu ! Premières vacances scolaires avec mes deux pépettes, à jongler entre leur bonheur (cinéma, activité, repos à la maison, voir leur cousine, etc.) et mon travail et ma patience. Entre temps libre avec maman et centre de loisirs donc.

C'est bien beau de pouvoir garder deux pépettes avec soi mais concrètement quand elles sont là, la vie tourne au ralenti pour moi. Attention, non pas que leur rythme soit au ralenti mais le mien le devient. Aller faire des courses par exemple avec les deux est quasi-mission impossible. A moins bien sûr d'être en mesure de déployer des kilos tonnes de patience et de prendre le risque d'avoir à faire face à une crise d'entêtement de ma petite dernière (je croyais qu'à partir de 3 ans cela s'arrangerait, ben non...) qui 1/ refuserait obstinément de quitter le rayon des chocolats 2/ essaierait tous les manteaux 3/ voudrait acheter tous les jouets à portée de ses 10 doigts, la combinaison des 3 étant toujours possible.

Alors comme la solution envisagée sur la photo n'est définitevement pas possible, ben j'apprécie que les supermarchés Monop pensent à tout ! Parce qu'en plus, je peux effectuer des achats aussi variés que 1/ 14 tablettes de chocolat (pour tenir la semaine) 2/ 2 tee-shirt orange pour fêter Halloween 3/ un cadeau surprise pour l'anniversaire de leur cousine. Et ça me soulage grandement de voir tout ceci arriver à la maison, livré par un charmant livreur, sans avoir eu à perdre 3 heures pour 3 achats (et quelques autres bricoles bien sûr).

Sur ce, ce matin, elles sont au centre de loisirs et je m'en vais faire mes courses tranquillement.

Non je n'aurai pas l'indélicatesse de vous souhaiter un bon we, car j'imagine que pour certains et certaines la Toussaint peut être synonyme de chagrin, alors je vous dirai simplement "take care de vos vivants".

PS : Pas de panique, j'aime mes filles.

Le Chat

 

 

 

 

 

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jeudi 17 octobre 2013

Ce matin, puis ce soir.

Le temps file (oui ça fait plus d'un an que j'ai cette photo de l'anniversaire des 2 ans de Margaux - qui en a donc 3 depuis 4 mois) et ce matin plus que les autres jours.

Ce matin, ma dernière, ma petite, ma seconde, ma cadette a refusé son bib et a demandé un bol de corn flakes.

Voilà.

Plus de 1460 matins à préparer un, puis deux puis à nouveau un, biberon. D'abord il y a eu le lait en poudre avec ses dosettes puis le lait entier, plus pratique. Mais toujours un biberon à faire chauffer avec, au début, toute l'attention concentrée sur la juste dose d'eau à verser dans le chauffe-biberon puis, avec le temps, la lassitude force de l'habitude, la dose d'eau au pifomètre. Et la tétine à laver avec le goupillon spécial tétine. Et c'est ce matin que j'ai peut-être lavé ma dernière tétine de biberon.

Et c'est ce soir, en lui donnant son bain, que ses jambes ont attiré mon attention. Des poils !

Et ma grande, se déshabillant pour prendre son bain, qui me récite l'alphabet, avale deux lettres, écoute attentivement ma litanie alphabétique "a...ijkLmn.....uvwXyz", et la restitue intégralement illico presto. 

Et ma grande qui écrit son prénom, celui de sa soeur, de son père et le mien et notre nom. Ma grande qui grandit si vite. Qui bientôt saura écrire sans recopier un modèle et volera vers sa liberté.

Je voulais ce soir laisser une trace dans mon chez moi virtuel - qui peut-être un jour sera exploré par elles - pour qu'elles sachent à quel point j'ai été attentive à tout ce qui les fait. Même si sur le moment je ne félicite pas forcément assez, même si je n'encourage peut-être pas assez, même si toutes mes maladresses et mes impatiences. 

ps : rien à voir, mais il faut lire Siri Hustvedt. Pas tout, mais au moins Tout ce que j'aimais et Un été sans les hommes.

ps2 : rien à voir mais pour information quand même : je suis allée chez Maniatis et ai payé 111 euros une coupe. J'ai beaucoup de cheveux certes mais c'est quand même beaucoup beaucoup trop cher. La prochaine fois je me renseignerai sur le prix avant de rentrer chez un coiffeur.Le_Chat

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mardi 8 octobre 2013

Chapi chapo

Je cherche. Souvent. Je trouve, parfois. Je continue. Toujours curieuse, lucide, amoureuse, maman. Meurtrie aussi. Je crois que de cette enfance où je n'ai été qu'une chose à valeur sociale, "l'enfant de ce couple bourgeois", je crois que de cela, malgré les efforts, malgré les progrés, je ne me remets pas.

Ce matin je me suis dessinée au sein de ma famille.

Le père, la mère, la soeur, en bonhommes batons et moi, un point noir, par terre, mais avec de longues longues racines. La vie quand même en moi. Mais invisible aux yeux de ceux qui m'ont tenu de premier cocon.

Mes questionnements sont du luxe, j'en ai bien conscience. Et honte parfois. Je sais qu'en temps de guerre et de disette, cela n'aurait pas lieu d'être, remplacés par des questions de survie.

Mais j'estime qu'il est aussi de mon devoir de nourrir d'amour sain ceux que j'aime. Sans amertume. Avec la douceur qui m'a été refusée. Que je me refuse maintenant de peur qu'elle réveille des démons porteurs de douleur.

Il semble que ce soit une question de place. A déplacer assurément. Mais avant de laisser le fauteuil inconfortable, encore faut-il en trouver un nouveau. Et confortable.

Je garde espoir.

Voili voilou.

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lundi 23 septembre 2013

La suite

TIGREtexte

Quelques jours OK et puis "pouf". Le vendredi de la semaine de la rentrée, j'ai récupéré une Margaux les yeux rougis de trop de pleurs. Elle a craqué. Depuis la cantine elle pleurait. Comment maman survivre à cette info ? Je ne sais pas, mais on y survit. Des pleurs, la nuit, des pleurs tout le we. Jusqu'à ce que j'entende un "j'ai mal à l'oreille". Alors lundi matin coup de fil à la pédiatre. Otite donc.

Depuis ? ça reste difficile. Le matin. A la cantine. La nuit parfois.

Vendredi dernier, récupéré ma grande un oeil au beurre noir. Personne ne savait rien. Aucun adulte pour me renseigner. Comment maman on survit à ce genre de situation ? Alors j'ai fait un scandale, ai exigé de voir la directrice immédiatement. Car si moi je ne le fais pas, qui le fera à ma place ? Personne. Alors j'assume le mauvais rôle de mettre en lumière deux erreurs inconcevables : que l'info n'ait pas circulée jusqu'à moi (que ce soit en journée par téléphone ou le soir à la sortie de l'école), que la douleur forcément ressentie par ma fille n'ait pas été prise en charge sur le moment par un glaçon et, soyons fous, par un glaçon. Colère donc.

Puis dans la nuit de vendredi à samedi, vomissements. Lien de cause à effet ? Gastro ? Comment maman on survit à ce genre de questionnement en pleine nuit ? On survit. RV chez la pédiatre. Gastro donc.

On survit mais à quel prix ?

Chaque jour passe, on se demande comment on va réussir à affronter les RV pro, le boulot, faire tourner la maison, faire les comptes, gérer les distorsions au sein du couple qui rejaillissent toujours aux mauvais moments, les deuils de ces gens vivants qui disparaissent et sur lesquels on a eu la faiblesse de croire un jour pouvoir compter. Mais je progresse. De ces gens-là dorénavant je me passe. Bienheureuse que finalement leur tristesse, leur étrange façon d'aimer ne polluent pas plus le quotidien de mes filles.

Un pas devant l'autre. Toujours debout. Parfois comme un robot. Parfois humanisée par un éclat de rire qui jaillit. Rare. Trop rare. J'ai la nostalgie de mon année de seconde et de mes fous rires.

J'ai la nostalgie de la légèreté.Le_Chat

PS : ai acheté presque toutes vos lectures préconisées, j'attends leur livraison, merci. Oui je suis lente à la détente.

Edit :  Arf à la lecture du commentaire d'Aurore je m'en veux de mon manque de précision : l'oeil au beurre noir de ma grande n'est pas le fait d'un coup donné par un(e) copain/copine mais d'une balançoire sur ressort à côté de laquelle elle était accroupie. Enfin, c'est ce qu'elle m'a dit et que je m'applique à croire.

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mardi 3 septembre 2013

Petites choses

Il y en a eu des hauts et des bas cet été en Bretagne. Et puis il y a eu aussi beaucoup de dernières fois, qui n'ont l'air de rien mais qui changent la vie. Mes filles grandissent, la vie s'allège. Peut-être vais-je me simplifier. 

# Plus de réhausseurs, les chaises bretonnes ont retrouvé leur aspect d'origine et les petites jambes des filles passent enfin sous la grande et lourde table qui accueille nos repas estivaux. Plus de "aïe, ouille" et enfin des petites grandes filles qui peuvent être approchés correctement de la table. Même si le sol reste encore arrosé allègrement de leurs repas.

# La table à langer a été rangée de la chambre des filles.

# La barrière des escaliers n'a pas été fermée une seule fois.

# Les deux bretelles du siège auto de ma grande ont été retirées.

# Ma fille, ma dernière, ma plus petite a enfin pris son biberon seule. Trois ans qu'elle avait besoin de moi pour se nourrir. Et cet été, elle a décidé que j'étais assez grande pour me passer de son besoin de moi.

# Fini le réhausseur sur les toilettes.

# Ma grande n'a pas toussé une seule fois pendant nos vacances. Ce n'était JAMAIS arrivé en 4,5 ans.

# J'ai jeté les derniers bodies (en fait c'est pas vrai, j'en ai gardé un).

# Des siestes réussies sans couche.

# Enfin, surtout pour Margaux car ma grande ne fait plus de sieste. C'est officiel depuis cet été (ce qui, ceci dit, n'allège pas ma vie car moi j'ai encore besoin de faire la sieste). 

Et puis ce matin, la Rentrée. La première pour Margaux. Les dernières fois sont souvent suivies de premières. Un nouveau cycle plus simple, plus facile pour nous ? Je croise les doigts.

J'ai été lâche. Je n'y suis pas allée ce matin. Trois rentrées à l'école laissées à Arthur Miller depuis l'année dernière. Parce que je sais que si j'avais entendu une de mes filles pleurer et crier "maman !" je n'aurais pas eu le coeur à la laisser. Et puis j'ai peut-être bien fait de protéger mes filles de mon émotivité car finalement tout s'est bien passé ce matin.

A très vite, maintenant que les vacances sont finies. ça va vous ?Le_Chat

 

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samedi 3 août 2013

Roulez jeunesse

Cette semaine,

je suis retournée, après presque 10 ans d'absence, dans la maison du sud de mes parents,

j'ai passé une petite semaine avec eux alors que ces dernières années le temps maximum de cohabitation que je m'autorisais était limité à 3 heures,

j'ai laissé le chant des cigales raviver mes souvenirs de fille du Sud,

j'ai retrouvé ces paysages qui ont bercé mon enfance, l'abondante générosité des bougainvilliers, la douce musique des feuilles du palmier, l'immensité du ciel bleu qui n'a d'égale que la méditerranée à perte de vue, la palette de couleurs méridionales, simple mais efficace comme un tailleur YSL, 

j'ai retrouvé ce rythme dédié aux vacances et ai ouvert les yeux sur une des facettes de mes parents : de leur nombreux défauts j'ai beaucoup souffert, mais de leur sens des vacances et de leur générosité j'ai aussi profité, dans ma jeunesse et cette semaine,

j'ai passé ce temps avec mon aînée, qui a fait ses premiers pas dans le sud de la France,

j'ai mesuré à quel point une fée me manquait, notamment pour trouver la bonne réponse au devoir de vacances que ma fille de 4,5 ans m'a refilé juste avant d'aller à la sieste (sur la digestion donc) : "dis maman, quand je serai morte, Margaux, elle aura quel âge ?",

j'ai assisté à l'interpellation d'un p*rv*rs exh*b*tionniste p*d*phile sur la plage, à sa "détention" au poste de secours le temps que tous les coups de fil nécessaires soient passés, puis à son départ de la plage, libre, les mains dans les poches, grandes forcément,

j'ai eu envie de vomir (cf ci-dessus),

j'ai partagé mes nuits avec l'insomnie, qui m'a poussé à ouvrir les portes de mes placards d'enfant, m'a accompagné dans la lecture de tous mes journaux intimes retrouvés, puis jetés dans un immense sac poubelle, leur intimité jugée trop indécente dans cette maison qui n'est pas la mienne,

j'ai retrouvé tous les mots d'amour échangés avec mes amoureux,

retrouvé ma robe de communion, mes vêtements d'ado dans lesquels la maman que je suis devenue ne rentre plus,

j'ai laissé au mur les photos de ceux qui ne le méritent plus vraiment mais qui ont compté quand même,

puis j'ai rajouté une photo de nous quatre, sur ma table de nuit d'enfant.

Et quand je suis rentrée à Paris, dans le bus qui nous raccompagnait mon aînée et moi vers notre home sweet home où nous attendait Arthur Miller qui veillait sur la sieste de notre cadette, j'ai reçu un texto de lui : "Ai réservé restau à la Villa M. mardi soir". Une magnifique surprise pour moi qui n'ai ni soufflé l'idée, ni dû demander plusieurs fois pour qu'il pense à réserver, ni organisé le baby-sitting de la dite soirée.

Je devrais peut-être partir dans le Sud plus souvent.

Happy holidays à tou(te)s.Le_Chat

ps : autre devoir de vacances pour celles et ceux qui voudraient s'y coller "pourquoi les cigales ne font pas le sieste" ? Voili voilou.

 

 

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mercredi 24 juillet 2013

Allo ?

Il aura fallu une semaine à Margaux pour se détendre et se remettre du départ de sa soeur... qui rentre ce soir. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans sa tête pour que ça aille mieux. La grosse crise de nerfs de lundi matin ? Le planning que je lui ai dessiné pour lui montrer quel jour revenait sa soeur ? Le nouveau service Allo Thalasso que j'ai découvert et dont elle aurait profité en douce à la crèche ? Mystère.

Autre mystère : son doudou a disparu à la crèche. Je ne le crois pas suffisamment animé d'une vie intérieure intense pour mener une double vie alors je voudrais bien qu'il refasse surface et que le personnel de la crèche le retrouve parce que sinon c'est moi qui vais en douce m'offrir une escapade Allo Thalasso.

D'ailleurs, Cher Arthur Miller, eu égard à ta maladresse du 6 juillet, je ne saurais que trop te conseiller ce service de thalasso qui me ferait effacer de ma mémoire vive, je te le promets, tes mots malheureux. Oui je suis faible, oui je suis une femme. Oui tu peux m'acheter. Minimum 2 jours. Je suis sûre que cela permettrait d'effacer les quelques 20 annèes que tu évoquais si diplomatiquement, non ?

Sur ce, je m'en vais préparer mon sac. Si Margaux accepte de me rendre mon sac à mains et mes lunettes de soleil.

A part ça, des lectures d'été palpitantes à me conseiller pour mon séjour de deux jours ?

Le_Chat

 

 

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jeudi 18 juillet 2013

L'art du chaud et du froid

{Margaux - avril 2012}

Photo prise il y a plus de 1 an mais toujours d'actualité. En fait Margaux est un bébé qui a commencé son "terrible two" dès 18 mois pour l'éééééééétirer au delà de ses 3 ans. Mais de qui tient-elle ce fichu caractère ?

"De sa mère". Ta gu*ule Arthur Miller.

Depuis quelques jours sa grande soeur est en vacances chez mes beaux-parents et je crois que Margaux a du mal à comprendre pourquoi sa soeur est en vacances et elle non, la crèche n'étant pas fermée et ses parents ayant accessoirement un travail à honorer. Alors Margaux nous le fait payer. Très cher. Rien ne va. Tout est prétexte à drame. Elle tombe dans la cour ? Drame. Une petite fille veut jouer avec elle au parc, drame. C'est l'heure de partir à la crèche ? Drame. Sur le chemin, elle se rend compte qu'elle a oublié sa coccinelle en peluche (qui n'est PAS son doudou, lui sagement glissé au fond de mon sac) ? Drame.

Je me faisais une joie de ce temps passé en comité réduit et je me rends compte que tout est laborieux. Et je vous passe le spectacle vu le week-end dernier qu'elle a passé dos à la scène sur mes genoux, le bac à sable du Luxembourg où la moindre abeille la faisait râler.

Et puis, une éclaircie, et un câlin éclat de rire. Ouf.

Sinon, rien à voir, mais j'ai bien envie de tenter l'aventure Facebook. Longtemps réfractaire, je commence à me dire qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Avez-vous tenté l'expérience ? C'est bien ? M'y suivriez-vous ?

Allez, je vais chercher ma terreur à la crèche mon compteur de patience remonté à bloc. J'en soupire d'avance.Le_Chat

 

 

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dimanche 7 juillet 2013

Sics

MOSA_ANNI_2

{ Souvenirs anniversaire Margaux }

Baby-sitter bookée. Restau samedi soir en amoureux. Pendant qu'Arthur Miller fait dîner les filles je descends me préparer (oui nous faisons partie du Club des Parents Ridicules qui paient leur baby-sitter à ne rien faire :  quand elles arrivent nos filles ont pris leur bain, mangé, brossé leurs dents, fait pipi). Je mets des paillettes sur mes yeux. Ma robe des grandes occasions. Pschitt de parfum. Crème paillettée sur mes jambes. Et je remonte.

Commentaire de Margaux : "Oh elle est belle ta chemise de nuit maman !" (sic number one)

Je souris, tourbillonne pour leur montrer la robe.

Margaux : "Oh y a un trou sur tes fesses" (sic number two)

Ok, je redescends. Enlève ma robe mitée puisque pas portée depuis... pfffttt... 3 ans. En enfile une autre. Remonte. La baby-sitter arrive. Je la brief sur l'essentiel et le futile. Lui montre la chambre des filles où sera lue l'histoire. Les filles gloussent sur le lit d'Elisa. Jusque là tout va bien. Puis soudain, j'entends : "Oh maman t'as un bébé dans ton ventre !" (sic number three).

Et en plus j'avais une culotte gaine.

J'en ai perdu toutes mes paillettes d'un coup.

Faites des enfants, ils vous le rendront au centuple.

Les enfants, rien que du bonheur.

Et attention, roulements de tambour, le dernier uppercut est venu d'Arthur Miller himself.

Nous partons donc dîner à 2 (et non 3, puisque la vérité ne sort pas forcément de la bouche des enfants). A la Cité de la mode et du design. Où les subtilités de la nuit font que le public des deux restaurants qui se partagent le toit est très "typé", sans aucun risque de mélange. Je me permets donc, en fin de soirée, de faire remarquer à Arthur Miller que, d'après le bref coup d'oeil jeté au public - et notamment aux femmes - de l'autre restaurant, nous aurions été plus à notre aise "à côté".

Réponse d'Arthur Miller : "A ceci près qu'elles ont 20 ans de moins que toi" (sic number four).

Le romantisme à l'état brut.

Vive la famille.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine ensoleillée et m'en vais prendre RV chez mon chirurgien esthétique pour une lipo du ventre et un lifting. Et peut-être mon avocat.Le_Chat

 

 

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jeudi 20 juin 2013

Mes RV du jeudi

Je suis ressortie ce matin avec ma prescription. Il était écrit "Pixar".

Voilà, j'ai une liste de dessins animés à regarder. Avec mes filles.

Pour trouver ou retrouver ce fil à l'enfance que j'ai perdu, que je fuis, que je contourne, que j'évite avec une mécanique hilarante aussi bien rôdée qu'un Charlot.

Je fais partie de celles pour qui les mercredis sont difficiles. Parfois j'ose en parler lors de mes rv du jeudi matin, parfois j'élude le sujet. Mais ce matin, après la journée de hier, après un mercredi donc, ma détresse de ne pouvoir trouver cette connexion qui me permettrait de profiter des plaisirs insouciants et légers de l'enfance a jailli.

Je refuse de retrouver le lien. Le tiens à distance, de peur de ce que ça pourrait réveiller. De peur de la douleur qui pourrait se réveiller. De peur des larmes qui monteraient. Pourtant je sais bien qu'on finit toujours par se moucher. Et moi la reine des stocks, je suis pourtant bien sûre de ne jamais tomber en rade de mouchoirs.

- "Qu'est ce que vous aimiez faire avant d'avoir des enfants ?"

- "..."

- "Réfléchissez bien..."

- "Aller au cinéma !"

D'où la prescription.

Dans la rame de métro qui me ramenait chez moi, j'ai continué à chercher. "Qu'est ce que j'aimais faire avant d'avoir des enfants" ? J'aimais - et j'aime encore - faire du shopping/bien m'habiller futile que je suis. Alors voilà, à défaut de savoir aller spontanément et naturellement vers le monde de l'enfance, je vais m'autoriser à faire venir mes filles dans mon monde, même si je suis archi-contre l'idée de l'entrée prématurée du monde matérialiste dans l'univers des enfants. Mais pour moi, cela va servir de lien/jeux entre Elles et moi. Alors j'ai commencé à réfléchir à ce que nous pourrions partager comme plaisirs. Et sur le catalogue pour enfant Melijoe, j'ai trouvé ça, des converse pour enfants. Alors voilà, en souvenir du début de mon histoire avce ma fille, je vais commencer par le commencement. Puis aller voir Nemo.

Si vous avez d'autres idées, je suis preneuse. Mais de grâce pas de "Jardins d'acclimatation" ni d'"ateliers cuisine à la maison". En 2015. Peut-être. Si je progresse vite.Le_Chat

 

 

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jeudi 13 juin 2013

Féminisme à 2 balles

Je vous en parlais dernièrement, y a comme une légère oppression
qui s'installe.

A part ça, pour mon beau-père, comme je suis une femme,
mon agenda est censé être vide.

Pour mon père - et ma mère qui n'a jamais travaillé de sa vie - 
comme je suis installée en free-lance, je ne travaille pas.

Pour Arthur Miller, comme je travaille à la maison,
je suis disponible à 100%.
(oui je sais tu vas être colère que j'écrive ça, mais avoue quand même
qu'entre deux rv à la même heure, en cas de crèche fermée,
c'est le mien qui s'annule comme par magie)

Voili, voilou, c'est bien connu, la vérité sort de la bouche
des enfants hommes.

Et pour vous, juin, ça va comment ?Le_Chat

PS : tout change, rien ne change.

 

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lundi 10 juin 2013

Dans tous les sens

 

1# Ce matin j'ai fini la dernière boîte de lait infantile. Margaux va avoir 3 ans, une page se tourne. Pour mon portefeuille aussi. Et c'est bien.

2# A midi, j'ai rejoint Arthur Miller qui a fait l'Aller d'une sortie maternelle. Nous nous sommes retrouvés pour le pique-nique avec 50 enfants de 4 ans. J'ai fait le Retour avec atelier au Museum au préalable. Pire qu'une journée au bureau, faut le dire. ça ne fait rêver que les mamans qui ne peuvent pas le faire.

3# Samedi soir, coup de téléphone. From the States. Yes yes yes.  For me. Un futur client ? I am a WWWoman. Sauf que je ne parle pas bien l'anglais et qu'en plus je déteste ça.

4# Avoir un enfant permet au couple ceraines bouffées d'oxygène. A deux (d'âges rapprochés), l'oxygène manque. Y en a toujours un qui prend la relève pour demander de l'attention. Récemment, je me faisais cette réflexion. Je ne sais même plus où, ni quand, ni à quelle occasion. Le manque d'oxygène détruit aussi la mémoire. Mais bon, je me souviens que je l'ai pensé très fort, ce changement de rythme qu'implique deux enfants (d'âges rapprochés bis). Et en plus je radote.

5# Je suis allée - enfin - déjeuner au café de l'institut suédois. Si tu aimes les soupes à base de fanes de radis, les sandwiches riquiquis à 6 euros, c'est une excellente adresse qui en plus ne prend pas la CB. Que du bonheur.

6# Juin me semble un peu chargé comme mois. Des tonnes de trucs déjà notés sur mon agenda. Jusqu'au 12 juillet en fait. ça déborde, ça éclate, ça dépasse.

7# Elisa n'a rien d'un clown mais dès qu'elle voit une planisphère ou la carte de France, elle s'écrie "oh la météo !" et ça me fait mourir de rire.

8# Margaux, qui elle a tout d'un clown, continue son bonhomme de chemin pré-école maternelle. Et ça lui va bien.

9# Je suis triste que Denisot quitte l'antenne. La classe intégrale pour moi cet homme. 

10# Allez, le soleil, encore un petit effort. Sinon tu risques de louper ta saison.Le_Chat

Portez-vous bien.

Allez un petit dernier pour la route. 11# La lecture, toujours la lecture, comme plaisir infini. Nos vies rêvées de Barbara Israël, à lire.

Posté par lechat14 à 21:11 - - Commentaires [12] - Permalien [#]



Fin »