Je crois que si ça n'était pas arrivé chez moi ça m'aurait fait rire.
Jeudi dernier, 7h : Margaux tousse et a de la fièvre. Pas de crèche pour elle. Je la garde avec moi. Prends RV chez la pédiatre.
Jeudi 16h25 : Arrivée sur le palier de la salle de classe de ma grande, plein de têtes connues sur les petits bancs d'école, sauf la sienne. Panique. La maîtresse saisit mon désarroi et me rassure : "elle a vomi deux fois, elle est assise là à côté". Du coup je me demande avec laquelle des deux aller chez la pédiatre.
Vendredi : Je m'improvise garde-malade de deux enfants (des RV, où ça ? un boulot, où ça ?). Journée étonnement OK pour ma grande mais la fièvre de Margaux ne tombe pas.
Nuit de vendredi à samedi : 3 réveils nocturnes, 3 changements de draps. La journée avait donc été trompeuse.
Samedi : Nous peaufinons notre technique de la bassine. Fin de journée, nous sommes devenus des pros. ELisa se plaint quand même beaucoup de maux de ventre. Je prends la décision d'appeler les urgences médicales de Paris, histoire d'écarter tout risque d'appendicite.
Dimanche : Petit répit.
Lundi 17h : Je rentre à la maison après être allée chercher les filles à l'école puis à la crèche. Légers maux de ventre. Je m'enfile un spasfon. Je m'allonge. Margaux fait une bêtise. Je veux me lever du canapé. Impossible. J'appelle Arthur Miller au secours. Il arrive. Voit ma tête. Me suggère d'appeler les urgences médicales de Paris (tiens ça me rappelle quelque chose). Le docteur voit ma tête et m'annonce qu'il m'hospitalise*. Arrivée aux urgences en ambulance à 20h.
Mardi 2h du matin : Je rentre enfin chez moi. Sans stérilet. Infection. Quinze jours de traitements antibiotiques.
Mardi : Arthur Miller (qui a aussi peu dormi que moi) se lève à 7 heures et assure la mise en route de la journée pour les filles, sa journée de travail et la sortie d'école/crèche pendant que je me repose car demain je dois assurer seule, Arthur Miller ayant un déplacement professionnel.
Mercredi 6h du matin : Le réveil sonne.
Mercredi 6h30 : De mon lit, pendant qu'Arthur Miller est censé prendre son petit déjeuner, j'entends d'étranges bruits de grandes eaux dans la cuisine. M'en étonne auprès de lui quand il revient dans la chambre. Il est malade (gastro ? indigestion ? problème de stérilet ?) mais décide quand même de prendre son avion.

Voilà. La boucle est bouclée. Toute la famille y est passée.

Je vous laisse (j'ai le trou de la sécu à aller combler) sur un bon mot d'Elisa :
Moi à Arthur Miller : "T'as vu, ils ont commencé les travaux pour la fuite d'eau ?"
Elisa : "Ils font des travaux dans la culotte ?!" 

Enjoy.

* malgré mes sévères divergences avec ma belle-soeur, je la remercie ici de nous avoir dépannés en acceptant de garder les filles au pied levé.Le_Chat