TRIO

Quand Margaux joue à cache-cache bis (notez quand même l'amélioration !)

Fin de week-end. Pas encore le début de la semaine. L'entre-deux hebdomadaire. Qu'ai-je envie de raconter ? Quels mots trouver pour coller à mes pensées ? Parfois un gap vertigineux entre mon silence ici, ma trop sporadique présence à mon goût et ce qu'il y a dans ma tête, non stop, et que je voudrais raconter. Mes questions, mes doutes, ce que je vois et que personne ne voit, ce que je pense et que personne ne partage, ce que j'essaie tant bien que mal de dompter, d'apprivoiser... mes craintes, mes angoisses récurrentes. Mais que je garde pour moi. Et pourtant je progresse.

Moins de colère intérieures vis-à-vis de mes parents. Non pas qu'ils se soient transformés, mais je n'ai plus d'attente. Alors forcément la pression retombe. Passé une journée avec ma nièce/filleule, ravie de faire vraiment connaissance avec sa cousine qui est enfin en âge de lier une relation. Nous étions toutes les 3 sur le point de reprendre le métro après un spectacle. Un parc à côté du métro. Elisa qui réclame d'aller y faire un tour. J'ai froid, je suis fatiguée, je dis "non" et j'explique pourquoi. Elisa qui m'écoute puis conclut par un "oui mais moi j'ai envie d'y aller". Je céde. Et j'entends une peite voix "oh comme tu es gentille !". Etonnée je jette un coup d'oeil à ma nièce/filleule et elle poursuit "c'est pas comme ma maman, elle dit toujours non".

Voilà, je savais qu'il n'était pas facile d'être la soeur de ma soeur, j'ai maintenant confirmation qu'il ne doit pas être facile non plus d'être sa fille. Après mes doutes, je vais donc m'accrocher à mon engagement de marraine.

Sans transition. Je me sens pour la première fois plus proche de la cinquantaine que de la trentaine. Normal vu mon compteur. Cependant c'est la première fois que cette réalité prend corps dans mon corps et mon esprit. Je ne sais plus comment me maquiller, je sais que j'hésiterai maintenant à porter certaines tenues, je sais que ça ne sera plus "comme avant".

"Comme avant" : une peau posée sur les os sans cette graisse qui est venue se loger en témoignage de mes grossesses, de ces vies que j'ai portées puis nourries. Un oval certes pas parfait mais pas aussi alourdi. Un contour des yeux et des joues qui laissent la place aux yeux et qui ne les mangent pas tellement ils sont bouffis et gonflés. Oui voilà comment je me vois "maintenant". Je sens que je passe un palier. Pas facile.

Sur cette touche si optimiste qui me caractérise, je vous souhaite une belle et douce semaine. Bon courage à ceux qui reprennent et bonnes vacances à ceux qui peuvent en jouir. 

Et je me rends compte qu'il me manque un titre.

Et je me rends compte que pour la première fois je n'ai pas réussi à rattacher mon texte à la photo qui me teniat ce soir à coeur.

"Cachée/pas cachée. Âgée/pas âgée" ? Naaaaan je déconne.

ps : Contrairement aux apparences, ClemOrange, je n'oublie pas.Le_Chat