REPRISE

 

Il y a eu Noël, à la maison, le soir, encore ici le lendemain, heureusement un peu ailleurs le 26, puis le départ pour la Bretagne, installer les filles chez leurs grands-parents, essayer de communiquer un tantinet d'information à une grand-mère qui part du principe qu'elle a élevé deux enfants donc qu'elle n'a pas besoin de conseils (et pourtant si elle m'avait écouté cela aurait évité au retour 1/ qu'elle se plaigne au retour qu'il était difficile de tout faire rentrer dans la valise, 2/ que ma petite sorte du train les joues écarlates parce beaucoup trop couverte (en fait mes beaux-parents ont testé un nouveau concept "une petite-fille = un porte-manteau"), et je ne vous parle pas des fringues de sa soeur qu'elle portait à la place des siennes, bref, que des petites choses sans importance certes mais si belle-maman vous aviez eu l'humilité d'écouter ce que j'essayais de vous dire au sujet de me filles, que par définition je connais mieux que vous, vous auriez su tout simplement et on aurait pu passer à autre chose en toute simplicité.

Puis il y a eu plus heureux. Quelques jours en tête-à-tête avec Arthur Miller à Paris. De cela je vous sais gré belle-maman et cela efface l'ardoise ci-dessus.

Cependant, il y a plus grave. Votre préférence affichée envers l'une de vos petites-filles. Préférence ou "plus grande aisance relationnelle" avec l'une d'entre elles. De cela je ne vous en tiendrais pas rigueur (la mystérieuse alchimie des relations humaines ma bonne dame) si seulement si vous (ou votre mari, mais peu importe) ne m'aviez pas sermonné, à peine remise de mon second accouchement, d'une sentence que j'avais trouvée à l'époque époustouflante et qui m'avait laissée sans voix, parce que comprenez-vous j'étais légèrement épuisée de mon second accouchement en même pas 18 mois : "Maintenant, Le Chat, il va pas falloir faire de différences entre tes deux filles".

Euh... c'est à moi que tu t'adresses ? Tu me parles de quoi, là ? Tu sous-entends quoi ? Qu'à peine maman de deux enfants tu me condamnes à la maladresse de la préférence ?

J'étais seule à la maternité, Arthur Miller s'occupait à la maison d'Elisa. J'ai reçu l'uppercut, je n'ai pas bronché. Si, j'ai dû esquisser un léger sourire naïf en répondant "ben non ben non, voyons" et il m'a fallu quelques mois (années ?) pour que je prenne l'ampleur de la violence de cette remarque (et que je comprenne que finalement cette remarque cachait sa préférence à elle, maman de 2 enfants, contre laquelle elle a dû certaienement lutter toute sa vie).

Donc, c'est bien connu, "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Voilà pourquoi, belle-maman, je te tiens rigueur de ton attitude maladroite, visible, ô combien visible, de ta "plus grande aisance relationnelle" avec l'une de tes petites-filles. Alors comme une louve, je veille. Et je fis bien. Mais ça c'est une autre histoire et mon billet est déjà assez long.

Puis il y a eu le 31, chez nous, à organiser, à préparer, à ranger, puis la Rentrée, puis une certaine pression côté boulot, puis les 5 ans de ma grande à organiser, à préparer, à ranger, puis les prochaines vacances scolaires à organiser, les engueulades engendrées.

Stop. Overdose. Trop plein.

Week-end refuge dans le sud. Seule. Week-end de break.

Puis le retour.

Puis la gastro.

Puis le billet de Miss Zen qui se demande pourquoi elle continue son blog.

Puis ce billet aujourd'hui dont la longueur éhontée me prouve que je n'aurais pas dû être absente aussi longtemps.

Sorry, sorry.

Take care (et merci à celles qui se sont inquiétées d'un petit mot).

Le Chat