J'ai 2 filles. Chacune d'elles a 2 maîtresses pour l'année et, cerise sur la gâteau pour la rentrée, une des officielles du jour ayant été malade, il y a une remplaçante depuis le 2 septembre. Soit au total 5 maîtresses. C'est trop pour moi. Et je ne vous parle même pas pour elles : une me disait qu'elle avait, par semaine, 4 autres classes dans 4 écoles différentes. Petit calcul rapide : 5 fois 28 égal 140, soit 140 prénoms à retenir, 140 visages de maman à mémoriser, plus éventuellement 140 conjoints à identifier. Comment être une maîtresse aux 140 prénoms à retenir ? 140 enfants à connaître, aimer, suivre, surveiller, éduquer, chaque semaine.

Et que dit le Directeur ? Monsieur Le Directeur me dit qu'il n'a aucun pouvoir sur ce point là. Gloups.

{Après le coq, l'âne}

Fidèle à ma culpabilité d'être une mauvaise maman, de mal faire, de ne pas savoir, de ne pas être assez attentive (arf si mon psy lit cela il va me convoquer pour 2 séances par semaine) je continue mes lectures sur l'enfant et j'y lis : "Cet enfermement bourgeois lui confère une protection illusoire car seule l'expérience des risques l'immunise vraiment contre les dangers qui peuvent menacer son intégrité physique*."

Je suis d'accord avec toi Françoise, bien d'accord, je comprends, y a pas de problème mais comment je fais quand ma petite me demande de courir sur le trottoir parisien alors qu'à tout moment peut surgir d'un garage une voiture, débouler un vélo ou une trotinette ou des rollers, se garer une camionette qui estime mal le rebord du trottoir ? Je sais pas Françoise comment faire. Mon coeur balance entre protection et liberté, et c'est un véritable casse-tête, chaque jour.

{Après l'âne, la suite}

Et sinon, vous partez où vous cet été en vacances à la Toussaint ?

 

* La cause des enfants de Françoise Dolto