Après avoir bataillé auprès de mes parents afin qu'ils ne conduisent pas sur autoroute (eh oui, le miracle de cet été est déjà oublié), après avoir essayé de convaincre ma soeur d'intervenir (et Dieu sait qu'il fallait que je me retrouve sans ressource pour faire appel à elle qui de toute façon ne m'a été d'aucune aide, faite du même moule qu'eux), après avoir entendu mon père déclarer "les examens démontrent que j'ai besoin d'un pacemaker mais je vais attendre début 2015 pour m'en occuper", après lui avoir fait remarquer que ça serait con de mourir de "ça" alors qu'on vient de lui diagnostiquer que son coeur de battre s'arrêtait (et reprenait... ouf... pour le moment), il a fallu qu'il rencontre/entende son cardiologue pour conscienciser 1/ que l'opération c'était LE PLUS VITE POSSIBLE 2/ la voiture c'était FINI tant que le peacemaker n'était pas posé.

Je vous passe les détails de ma mère qui voulait se barrer voir ses parents la même semaine de l'opération "parce que, tu comprends, c'est prévu depuis longtemps" alors que (j'espère que vous en conviendrez) 1/ ça serait peut-être bien que pour son 1er soir à la maison avec pacemaker mon père ne soit pas seul 2/ faire seule, à 70 ans, 5 heures de route dont 3h sur autoroute, avec une nouvelle voiture dont elle n'est pas familière (ben oui l'ancienne n'a pas résisté à la violence du choc de cet été), en souffrant de raideurs aux cervicales et, cerise sur le gâteau, pour aller dans une région noyée sous les inondations, ça me semble... con.

Extrait du dialogue au téléphone :
"Je n'ai pas besoin de recevoir d'ordre de toi"
"Et moi, tu sais de quoi j'ai besoin ? D'une mère, depuis ma naissance !"

Mon père a donc un pacemaker depuis hier.
Ma mère sera à la maison demain soir quand il rentrera.
Et moi, je continue d'être la mère et le père de toute cette petite famille d'inconscients et d'égoistes qui me fatiguent.

Et à côté de ça, ben... j'ai mes vrais enfants, dont je m'occupe aussi.

Et mes clients, les "adorables" et ceux pour lesquels "tout est un problème", petits mais aussi peu flexibles qu'une multinationale.

La trachéite qui a suivi l'angine est enfin soignée.

L'hiver chasse l'automne.

Noël est partout. Sauf dans ma tête.

Je voudrais de la place pour qu'il s'y installe. Et profiter.

Happy december.

ps : Pour le titre, vous avez le droit de le trouver nul et de me le dire. Je suis au taquet de mes capacités du moment.