printemps

Je me demandais ce matin quand donc le soucis de mon apparence allait-elle disparaître ? Ce n'est pas tant le regard des autres qui me pèse. Je suis capable de me rendre à l'école en jogging déposer les filles si après je dois enchaîner par un cours de gym alors que ma mère était incapable de pousser la porte d'une boutique Sonia Rykiel si elle n'était pas habiller en Sonia Rykiel. Je reviens donc de loin.

Je me moque de ce que pensent les autres de mon apparence même si cela n'exlut pas que certaines pensées peuvent me peiner si elles sont purement méchantes. Mais de me savoir entourée/regardée/jugée par d'autres ne me limite jamais dans ma façon de me présenter ni dans le choix de mon apparence : coiffure, maquillage, choix vestimentaires.

En revanche, il y a un truc qui me pèse et ne me quitte jamais : mon propre regard implacable sur ce qui a été et n'est plus, ce qui est et n'était pas avant. Cette chaire là. Et là aussi. Qui fait que ma robe (mon jean mon tee-shirt mon pantalon) ne tombe plus comme avant et me donne l'impression que tous mes vêtements ont retréci.
Ces traits sévères qui dessinent un visage que je ne reconais pas.
Ces petits vaisseaux éclatés sur mes jambes.
Cette peau parfois si sèche et si ridée sur mes mains, mes doigts.

Problèmes de riche à l'abri dans son cocon occidental. Certes.

Mais quand donc ce souci va me quitter ?
Ce jugmenent si sévère s'adoucir ?
Cette acuité constante perdre en intensité ?

J'imagine qu'il doit être question d'acceptation de soi.Mais je reste bloquée.

Des idées ?