Après les aurevoirs aux maîtresses (et les chagrins qui vont avec), il y a eu l'aurevoir à notre pédiatre, et le pincement au coeur ressenti en refermant la porte sur cette femme qui à chacune de mes visites trouvait les mots pour me rassurer.
Ensuite, les vacances ont commencé.

Chez nous, Dalida égrenne ses mélodies au grand dam d'Arthur Miller.
♫  ♪  Laissez-moi danser laissez-moi
Laissez-moi danser chanter en liberté tout l'été
Laissez-moi danser laissez-moi
Aller jusqu'au bout du rêve ♫  ♪  ♬

J'ai envoyé mon mailing estival à mes clients, comme chaque année.
J'aime ce rendez-vous qui se fait dans la detente et la bonne humeur.

Les filles acceptent le centre de loisirs sans problème même si le service de cars mis en place par la Mairie me pose lui problème. Cars dans un état lamentable, chauffeur en retard...
J'ai téléphoné pour remonter l'info et pris la décision de ne pas autoriser les sorties en bus.
Veiller. Sans cesse. Car les enfants sont tellement sans défense. Innocents. Je comprends mieux d'ailleurs l'expression "être bon enfant".

Cet été, il y aura de la lecture : Soumission (qu'on ne présente plus), La fille du train (excellentissime paraît-il), Le Livre de Joe (ah Tropper, quelle découverte enchanteresse). Il n'y aura pas Vargas car j'ai entendu qu'elle avait un peu trop fumé la moquette pour les dernières aventures d'Adamsberg et je n'aime pas les histoires trop farfelues.

Il y aura aussi 3 générations réunies sous le même toit pendant 15 jours. Folie de ma part ? Je me demande si je n'ai pas été un peu trop ambitieuse sur ce coup-là.

Hier, il y a eu un diner sur les toits de Paris en présence d'amis partis depuis 3 ans au bout du monde et qui envisagent leur retour parisien pour l'année prochaine et de cela je me réjouis. De belles personnes.

Un autre qui me confie, le we dernier, son désir de quitter Paris et qui même si son plan new yorkais échoue veut partir "ailleurs". Trop d'impôt, trop d'insécurité, trop de saleté ici. L'herbe est-elle plus verte ailleurs ? Lui, le globe-trotter effréné, sait mieux que moi répondre à cette question mais je nous trouve, français, parisiens, quand même très chanceux. Et Dieu sait que j'exècre la saleté et l'incivilité de certains.

Je me laisse bercer. L'été est là. Les vacances s'esquissent.

♫  ♪  Laissez-moi danser laissez-moi
Laissez-moi danser chanter en liberté tout l'été
Laissez-moi danser laissez-moi
Aller jusqu'au bout du rêve ♫  ♪  ♬

Bel été à vous !

PS : Et je ne veux pas que Julio Iglésias meure un jour. Même si Arno chante divinement bien "Vous les femmes".