lundi 2 juin 2008
Marcher

En ce moment, je les enfile et je marche. Attendant que les jours passent pour sortir de cette léthargie, me réjouir vraiment, partager avec ceux que j'aime, en parler avec vous. Raconter tout ce qui traverse ma tête, mon corps, mon coeur et mon couple.
Mais pour l'instant, je me contente de marcher dans les rues de Paris. Et de rester silencieuse. Ce que je vis comme une tromperie donc mal. C'est pas qu'il se passe rien mais c'est que la sagesse commande de se taire, de faire comme si de rien n'était. Tu parles, Charles. C'est tout sauf ça.
Alors, j'arpente les rues de Paris pour faire passer le temps. Compter les jours de passés. Compter les jours qui restent. Je suis absente de vos chez vous virtuels, je suis transparente "ici". C'est étrange. ça ne me ressemble pas.
Mais c'est pour mieux revenir, hein, d'acc ?
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PS : a special thanks to Bribri pour son cadeau du Mexique !
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jeudi 29 mai 2008
Lit avec vue.

Avant, c'était dans ma maison d'enfance que je ressentais cet absolu sentiment de protection. Il suffisait que je franchisse le portail blanc, que j'avance dans l'allée au milieu du jardin, pour me sentir à l'abri du monde.
Cette maison a été vendue par mes parents il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Je leur en ai beaucoup voulu. Et en même temps pas tant que ça. Parce qu'ils m'ont ainsi appris à ne pas être esclave de bien immobiliers.
Mais il a bien fallu que je me recrée un havre de paix où la laideur du monde ne pourrait pas m'atteindre, où je me sentirais protégée vaille que vaille, coûte que coûte...
Ma chambre donc. Mon lit.
Quand j'ouvre les yeux, je vois les photos des 3 moments forts de ma vie avec Arthur Miller (le jour où il m'a demandé en mariage, le jour de notre mariage civil, ma robe de mariée, mon rêve de princesse...) et la photo de ma filleule.
J'y vois ma boîte à bijoux. Anodine certes. Mais signe que, même s'il fut un temps où j'ai failli la perdre, ma coquetterie -et avec elle ma féminité- est toujours intacte.
J'y vois une fée qu'une blogueuse, au début de mon aventure virtuelle, m'a confiée pour que j'en prenne soin. Ce que je fais avec bienveillance.
J'y vois une poupée japonaise rapportée par ma meilleur amie du japon.
J'y vois un ange au dessus d'un elixir parfumé (musc ou ambre, je ne sais plus) qui depuis plus de 15 ans veille sur moi.
Pourvu qu'il continue encore longtemps.
PS : Billet inspiré par un des doux billets de Miss Zen.![]()
mardi 27 mai 2008
Plaisirs simples

- Boire de l'eau à la bouteille quand j'ai très soif
- Faire pipi quand j'ai très envie de faire pipi
- Me coucher dans des draps propres
- Défaire un bouquet de fleurs, choisir son vase, l'endroit où j'ai envie de le voir s'épanouir
- (...)
Je vous laisse continuer...
lundi 5 mai 2008
Le viaduc du 6 au 13 mai


Tout ça pour vous dire (sans aucun lien de cause à effet)
que je pars quelques jours en vacances.
Alors, read you soon.
Prenez soin de vous.
Et soyez tout sauf sages.
Illustrations d'Arthur de Pins (oui, vous savez, celui des bouquins de la collection "Osez..."). C'est une bloggeuse qui, en me laissant un commentaire, m'a fait découvrir son site. ça se passe ici.
PS : il m'arrive un truc de ouf : j'arrive à faire tenir un stylo sous mes seins. Si si si, moi l'éternelle abonnée au 85 B. Enfin, seulement un (de mes seins... et de stylo aussi d'ailleurs). Donc dorénavant vous pouvez m'appeler Sabrina. ♫Boys, boys, boys...♪ ♬![]()
dimanche 6 avril 2008
I pod a lot

#Mon nouvel ami#
Avant, je comprenais pas les gens qui se mettaient des trucs dans les oreilles pour écouter de la musique.
Avant, je pensais même que ces gens-là étaient des asociaux qui avaient besoin de leur musique pour oser affronter les transports en commun. En somme, des sauvages qui avaient peur de leurs prochains.
Puis, récemment, une personne qui ne connaissait donc pas bien mes goûts bien attentionnée m'a offert des écouteurs blancs avec au bout un rectangle rose nacré.
Maintenant moi aussi je fais partie du club des asociaux.
Maintenant, moi et mon nouvel ami on ne sort pas l'un sans l'autre.
Maintenant, tous les soirs, en plus de me nourrir, je le nourris aussi, veillant à bien varier son alimentation.
Et, très sincèrement, ça me change la vie ce truc-là.
Finies les idées noires qui tournent et retournent dans la tête pendant les trajets en métro ou en bus.
A la place, Ray Charles me susurre que je suis son rayon de soleil, Bashung m'entretient de sa petite entreprise, Brel me supplie de ne pas le quitter, Regina Spektor me parle de son sens de la fidelité, Camille m'offre de s'occuper de ma douleur, Diane Tell (pas de commentaires SVP) m'explique ce qu'elle ferait si elle était un homme.... et moi, je me laisse porter par toutes ces musiques qui me vident la tête et allègent ma vie.
Et vous, vous en êtes aussi de ce club spécial des asociaux ?
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Avis à la population : demain Camille sort son nouvel album.
mercredi 2 avril 2008
Le point essentiel de Françoise G.

Le prof ronronnait en baragouinant des choses peu intéressantes,
je commençai à m'assoupir nonchalamment au fond de la classe,
quand tout d'un coup, hop hop,
mes moustaches frémissèrent frémirent
(thank's to M. PONES et son commentaire Bescherellesque)
et mes oreilles se redressèrent.
"Ce n'est pas la peine d'avoir du talent à la 5ème ligne,
si le lecteur ne dépasse pas la 3ème..."
Entre deux lapalissades, le prof venait enfin de dire
quelque chose d'intelligent (merci Françoise Giroud).
Frénétiquement je saisis mon stylo et plongeai dans mon sac à main
à la recherche de mon petit-calepin-des-grandes-idées
pour y noter cette "phrase tilt"
qui depuis ne cesse de résonner en moi.
Donner le meilleur de soi, là, tout de suite.
Arrêter le sous-régime.
Vivre, vivre, vivre.
On ne sait pas de quoi demain sera fait.
PS : Je suis une méchante fille. J'ai pas répondu à vos commentaires de mon précédent billet. Mais en ce moment je suis un peu short en temps. Je vous prie de m'excuser.
samedi 22 mars 2008
Oui & Oui

Hé hé grâce au froid polaire qu'il fait,
je n'ai pas eu à rentrer dans ma petite robe noire taille 38.
J'ai opté pour un pantalon taille 40.
Je remercie donc la météo.
Je remercie aussi les mariés pour la journée à leur image
qu'ils nous ont offerte : fraîche, pétillante, belle & amoureuse.
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Et je remercie le monsieur au pull rose, là au dessus,
de me faire la surprise de rentrer en France plus tôt que prévu.
Même si le téléphone existe. Même si on a internet.
Même si on essaie de se voir au moins une fois par mois.
Même si Londres c'est pas loin.
Une "meilleure amie" loin c'est pas très pratique.
Y a pas à dire,
je suis mega heureuse de te savoir bientôt de retour.
{oui vous avez bien compris ma "meilleure amie" est un homme,
au même titre que je m'appelle le Chat est que je suis bien une femme...
je prends conscience aujourd'hui que je dois avoir un problème avec les genres...
mais n'allez pas croire que Marilyn Monroe était un homme !}![]()
dimanche 16 mars 2008
Buller dans ma bulle de bulles

Je dois quand même le reconnaître.
Les anniversaires ont UN avantage : les cadeaux.
Certains sont plus on moins heureux, certes.
Mais certains tombent à point nommé.
Comme ces... euh... comment ça s'appelle au fait ?
Oeufs cosmétiques ?! Boules de bien-être ?!
Gâteaux pour corps gourmands ?!
Bon on va les appeler les "trucs-à-mettre-dans-le-bain-
pour-se-détendre-et-avoir-la peau-toute-douce-et
-délicieusement-parfumée".
(un chouïa un peu long mais au moins explicite).
Et vous, le dimanche en fin d'après-midi, vous faites quoi
pour quitter en douceur le week-end et vous préparer
à la nouvelle semaine qui déjà s'esquisse ?
mercredi 5 mars 2008
Un an & un jour

Ce qu'il y a de bien avec ma maladie chronique qui consiste
en la constitution de stocks de produits de beauté -et ménagers-
(merci de ne pas chercher le lien inconscient qui pourrait exister entre les deux)
qui me permettraient d'ouvrir simultanément
un Séphora ET un Marionnaud,
c'est qu'aujourd'hui j'ai attaqué mon shampooing CO Bigelow
acheté il y a bientôt un an lors de mon séjour à NY
(dans la plus vieille pharmacie de la ville, créée en 1838 !).
Donc aujourd'hui, perdue sous les bulles de mon bain,
j'ai repensé à mon chouette périple new-yorkais.
Et en furetant là pour un flash-back en images et en mots,
je me suis rendu compte que mon blog
avait 1 an et 1 jour aujourd'hui.
Petit cachottier, tu ne m'avais rien dit.
*************
EDIT DU 7 MARS : Dites, vous m'en voudrez pas si, pour cette fois, je ne réponds pas individuellement à vos commentaires ? Allez, je m'autorise un certain laisser-aller en ces temps d'anniversaire, et vous adresse à tous un MERCI général. Arg... que c'est bon le laisser-aller, parfois. Pour les réclamations... ben... c'est fermé.![]()
mardi 4 mars 2008
Ne pas se fier aux apparences

Y a que moi qui ai l'esprit mal placé ou vous aussi vous voyez autre choses
que de simples bouchées en pâte d'amande ?!
{ATTENTION : EXERCICE PERILLEUX}
Cette photo -qui justifie mon titre- n'a absolument rien à voir
avec mon billet du jour* mais j'avais envie de vous la montrer.
Je vais donc essayer de retomber sur mes pattes quand même.
On s'amuse comme on peut.
1, 2, 3, GO !
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J'occupe mes journées en allant au cinéma. J'aime vraiment ça le cinéma. A chaque fois, c'est un voyage dans lequel je me plonge avec délectation, comme une petite fille le matin de Noël qui sait que les prochaines minutes vont être extra-ordinaires.
Même si souvent la présence d'autres me gênent (je parle de ceux qui parlent pendant le film, de ceux qui font des bruits avec leur bouche, de ceux qui ronflent, de ceux qui reniflent, de ceux qui mangent des pop-corns... bref, je suis sûre que vous voyez très bien de qui je parle !) je savoure mon plaisir sans bouder. Je ris, j'espère, je souffre, je pleure, je respire au rythme des personnages. Surtout ne pas se retenir.
L'Actin Christine projetait aujourd'hui Cette Sacrée Vérité, film en N&B réalisé en 1937 par Leo McCarey avec Cary Grant et Irène Dunne.
A la vue de l'affiche, je me dis "Tiens je ne connais pas, j'y vais".
A la vue des premières minutes du film je me dis "Zut je l'ai déjà vu. Je vais m'ennuyer !".
A la vue du générique de fin je me dis "ça faisait bien longtemps que j'avais pas ri d'aussi bon coeur !".
Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.
Quelle sacrée vérité** !
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{Parfois, je me fais honte mais on est Chat ou on ne l'est pas même ridicule}.
* Je comprendrai que ce billet du jour ne soit pas commenté (pouf pouf)
** Autre sacrée vérité : Le Chat a la mémoire qui flanche mais ce sujet ne mérite pas que l'on s'y étende.
source photo Flickr![]()

















