SO... Le Journal du Chat aux 14 vies qui se prenait pour Marilyn Monroe

Le blog d'un parisienne qui se prend pour Le Chat, qui lui-même se prend pour Marilyn Monroe, et relate dans son journal intime ses 14 vies agitées du bocal...

jeudi 15 mai 2008

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MOSAIQUE_BRETAGNE

De retour. Quelque peu absorbée par des contingences familiales :
ma soeur qui ne me répond plus au téléphone car vexée
que je lui aie demandé de garder son nombril pour elle
(du coup impossible de lui apprendre la bonne nouvelle...),
dispute avec ma mère qui prend le partie de ma soeur
et me demande d'être moins égoïste (sic)
et de ne pas les rendre responsables de tous mes maux (re-sic),
mon père qui n'enchaîne pas au téléphone quand je tombe sur lui
car depuis que je m'exprime -enfin- il a, je crois,
peur de certaines vérités qui pourraient
lui tomber sur le coin de la figure
("eh oui, papa, quand tu files un coup de pied sous la table
à maman pour qu'elle se taise, je le vois, et je trouve ça nul,
je te rappelle que les humains ont la parole et c'est pour s'en servir",
"eh oui, papa, quand maman appelle ton meilleur ami pour lui demander à quelle heure
tu rentres de Lille et que le meilleur ami répond que tu n'es pas à Lille,
ça fait extrêmement désordre et en plus c'est pas beau de mentir à ton âge").

Ben oui ils n'ont pas l'habitude que le Chat ne gobe plus
leurs sornettes, balivernes et autres couleuvres.

Et je suis sûre que quand je vais leur annoncer la bonne nouvelle
ils vont se dire "ouf, on est sauvés,
elle va enfin arrêter de se rebeller contre tout".
Eh ben non mes cocos, vous n'êtes pas sortis de l'auberge.

Maintenant que le lion est lui sorti de sa tannière,
il n'est pas prêt d'y retourner.
Tenez-vous le pour dit.
Pffout... vous m'avez fatiguée.

*******
Et vous, ça va la vie ?
Je viens vous rendre visite asap.
Le_Chat

lundi 5 mai 2008

Lettre ouverte

Il y a quelques semaines, lettre de mon grand-père. De son écriture hachée et quasi illisible, il m'évoque un étrange souhait : celui de me savoir assez armée pour affronter la vie. Ma première réaction fut de penser "ben oui Papy tu le sais que je suis forte !". Puis, comme en écho lancinant, a ressurgi dans ma mémoire ce vieux billet abandonné que je n'ai jamais publié.

******

Février 2008
- "J'ai manqué d'amour. J'ai manqué d'attention. J'ai manqué de chaleur. J'ai manqué de vos bras. J'ai manqué de confiance. J'ai manqué de respect. J'ai manqué de bienveillance. J'ai manqué de protection. J'ai manqué de contes d'enfants. J'ai manqué de considération. J'ai manqué de mots réconfortants. J'ai manqué de bonheur."

- "Mais tu as eu un toit. Tu as eu des manteaux en hiver et des robes en été. Tu as eu à manger. Tu as eu des vacances au ski en février et à la mer pendant les grandes vacances. Tu as eu un père et une mère. Tu as eu des parents qui n'ont pas divorcé pour toi. Tu as eu une chambre à toi. Tu as eu une voiture le jour de ton permis.
Alors, de quoi te plains-tu Le Chat ?"

- "Je ne me plains pas. Je dis ma vérité. Je regarde en face, courageusement, ces manquements qui font de moi aujourd'hui un être atrophié qui tant bien que mal s'est construit sur ces carences et ces vides.
C'est comme si une partie de moi avait manqué d'oxygène, vous comprenez ?
J'ai comme un moignon pas joli-joli qui m'empêche, me limite, m'alourdit, parfois me déchire, souvent me fait mal."

******

Et le savoir, le reconnaître et ne plus le nier, oser le dire et le transformer en mots cohérents pour prendre suffisament de distance, fait de cette partie de moi sous-développée ma plus grande force. Parce que dorénavant, nous avançons main dans la main.

Heureusement que la vie est longue parce que Bon Dieu que c'est difficile d'apprendre à se connaître.
patte_def_grise

dimanche 20 avril 2008

Points de vue (sans Image du monde)

Attention, minute philosophique : la vie est une question de points de vue (eh ben ma petite mère, une fois que t'as dit ça, va falloir ramer pour enchaîner). Certes. Mais parfois je risque quand même de m'étrangler.

J'ai bien conscience que tout ce qui va suivre est purement subjectif mais j'avais besoin de le crier dire :
- le critique qui s'est permis de tuer le dernier film de Kristin Scott Thomas "Il Y A Longtemps Que Je T'Aime" dans Télérama est une bille,
- les pulls Somewhere ne devraient pas passer le contrôle qualité : marre de devoir sortir mon nécessaire à couture (mais oui mais oui à 36 ans ce n'est plus seulement un fil noir et une aiguille qui se morfondent dans un tiroir mais bien un-nécessaire-à-couture) dès que je lève un bras pour réparer une maille qui a filé ou une couture qui s'est défaite,
- les hamburgers Picard sont déceptifs : rien dedans. Et en matière culinaire, j'en connais un rayon (surtout ceux de chez Picard en fait).
- je suis fatiguée d'avoir à marquer mon territoire sans cesse, mais quand je reçois par mail, d'une personne de ma famille très proche, son ventre de femme enceinte, je dis STOP. Et quand elle me répond que mon refus risque de creuser un fossé entre nous, je manque de m'étrangler mais je reste quand même zen.

Et vous, vos derniers petits étranglementsLe_Chat avec la vie ?

lundi 31 mars 2008

VENI, VIDI, VICI


{merci pour vos mots de soutien qui, quand je suis arrivée chez moi,
ont remplacé le p'tit coup de rouge que je comptais m'enfiler !}

Episode Infirmière
Fin de la prise de sang
- "Tiens, ça n'a pas duré longtemps ?" s'étonne Le Chat
- "C'est normal, c'est une simple prise de sang pour dosages hormonaux !"
- "Ben pas seulement... Regardez l'ordonnance que je vous ai donnée. Il faut aussi faire un dosage pour groupe sanguin."
L'infirmière jette un oeil sur l'ordonnance.
- Oh zut ! Mais vous ne me l'avez pas dit ?!"
Voix off : Ben non, je vous ai donné l'ordonnance... j'ai bêtement pensé que ça suffisait...
- "Comment on fait, là, concrètement ? Parce que moi, j'ai pas envie que vous me repiquiez."
- "Je vous le ferai la prochaine fois mais faudra bien penser à me le rappeler, hein ?"

{Morale de l'histoire : Les ordonnances sont destinées aux boulangers}

Episode ASSEDICS
1er appel (je vous épargne les "tapez #étoile, dîtes #Mon dossier, dîtes #Renseignements, tapez#Votre code postal, dîtes#Menu, dîtes#33, etc.")
- Bla-bla du Chat qui explique son cas
- "Je ne peux rien pour vous car l'ANPE ne nous a pas transmis les informations. Appelez votre ANPE."
Fin de l'épisode ASSEDICS.

1er appel ANPE - Personne ne répond (9h45)
2ème appel ANPE - Personne ne répond (9h46)
3ème appel ANPE - Personne ne répond (9h50)
4ème appel ANPE - Personne ne répond (9h54)
5ème appel ANPE - Quelqu'un décroche (10h)
- "Oui, bonjour, je voudrais parler à Madame ANPE s'il vous plait."
- "Elle est en rendez-vous.
- "Pourriez-vous lui demander de me rappeler urgemment au 0612345678 car bla-bla bla-bla"
- "Je lui transmets votre appel."

6ème appel ANPE - Personne ne répond (12h49)
7ème appel ANPE - Personne ne répond (12h52)
8ème appel ANPE - Quelqu'un décroche (12h55)
- "Re-bonjour, pourrais-je parler à Madame ANPE."
- "Elle est partie déjeuner. Vous pourrez la joindre de 14h à 16h."
- "A-t-elle eu le message que je lui ai laissé ce matin ?"
- "Oui"
- "Elle ne m'a pas rappelé or, comme je vous l'ai expliqué, j'attends urgemment une réponse de sa part."
- "Elle n'avait pas votre numéro de téléphone."
!!!##%%**#&^#!#""!!!!!
- "Je vous le redonne : 0612345678. J'attends son appel. Etant en formation aux heures où elle travaille, je vous remercie de lui demander de me laisser la réponse sur ma boîte vocale."

9ème appel ANPE - Quelqu'un décroche du 1er coup !!!! (13h59)
- "Pourrais-je parler à Madame ANPE ?"
- "Je vous ai dit de la rappeler à 14h10. Elle n'est pas encore revenu du restaurant."
- "J'espèrais qu'elle soit rentrée de déjeuner car comme je vous l'expliquais je vais rentrer en formation et j'aurais souhaité m'entretenir avec elle."
- "Je ne peux rien faire pour vous. Je lui ferai part de votre appel."

10ème appel ANPE - Personne ne répond (15h54)
11ème appel ANPE - Personne ne répond (15h56)
12ème appel ANPE - Quelqu'un décroche (15h59)
- "Bonjour pourrais-je parler à Madame ANPE ?"
- "Je vous la passe."
Yeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhh !
- "Bonjour madame ANPE. Je vous ai laissé plusieurs messages aujourd'hui, voici mon problème... bla-bla du Chat..."
- "Je me renseigne et vous rappelle demain."
- "Vous avez bien mon numéro de téléphone ?"
- "Non"
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrggggggg....

{Morale de l'histoire : L'ANPE devrait pointer à l'ANPE}

Je vous passe l'épisode FORMATION, pour laquelle nous étions 40 dans une salle qui pouvait en contenir maximum 20 ainsi que l'épisode INFIRMIERE, qui est nouvelle et qui fait mal.

Et vous, votre lundi ?Le_Chat

dimanche 30 mars 2008

Demain, j'ai pas envie

Demain, j'ai pas envie. Pas envie de me lever pour la journée qui m'attend.

A commencer par le réveil, trop tôt. Beaucoup trop tôt à cause de l'heure d'été.

Puis le métro pour aller à la prise de sang et à l'échographie, aux aurores. Attendre mon tour avec des femmes qui sont dans le même cas que moi. Me lever quand mon tour arrive. Entendre de bonnes ou mauvaises nouvelles. Garder le sourire par politesse.
Quitter l'hopital, me réfugier dans un café pour appeler les Assedics. Les entendre me compliquer la vie plutôt que de me la simplifier. M'énerver toute seule contre cette bande d'abrutis.

Reprendre le métro pour enchaîner avec ma formation. Débarquer en plein cours. Sourire laborieusement aux 20 têtes qui vont se tourner vers moi. M'excuser discrètement auprès du professeur que je ne connais pas car nous commençons une nouvelle matière. Que je ne connais pas non plus. Chercher une place pour m'assoir et me fondre dans la masse. Prendre le train en marche, sans poser de question. Tant pis si je suis larguée.

La matinée va être longue...

Fin d'après-midi. Re-reprendre le métro. Filer à la piqûre. Qui, si tout se passe bien, va se transformer en 2 piqûres. Et moi en gruyère.

Rentrer enfin à la maison. Retrouver mon cocon. Avoir envie de se coucher comme quand j'étais petite, à n'importe quelle heure quand ça allait pas. Ne pas le faire, bien sûr. Tenir bon. Comme d'hab.Le_Chat

samedi 23 février 2008

Rencontre ordinaire avec la bêtise extraordinaire

jardin_luxembourg
Il existe dans Paris un endroit idyllique.
Le Jardin du Luxembourg.
Au coeur de ce jardin, un havre de paix :
ce petit café-là en photo.

*******
Ado, je séchais mes cours pour aller au bistrot.
Je commandais un café. Non pas un express mais un allongé,
pour le plaisir d'étirer le temps.
De faire durer le plaisir le plus longtemps possible.
Et là je dégustais les minutes qui s'égrenaient à leur rythme.
Je lisais, mais le plus souvent j'écrivais.
Ou encore je ne faisais rien de productif.
Je me reposais en regardant passer les passant.
Et j'étais à ma place. Bien.
Eternisant le moment en sirotant mon café allongé.
******

Mais revenons à nos moutons.
Il y a quelques jours je devais me rendre
de la rue des Ursulines à Odéon.
En passant donc par le Jardin du Luxembourg et son café.
Je n'ai pas résisté au plaisir de m'y poser.
Je commande donc un café allongé.
Le serveur revient avec un express servi à ras-bord,
dans une petite tasse, et un petit pot d'eau chaude.

{Menace donc sur mon petit plaisir qui ne présente rien de sorcier, ni de compliqué :
boire un café allongé... pour étirer le temps...
faire durer le plaisir le plus longtemps possible... etc.}

Le Chat : Auriez-vous la gentillesse de m'apporter une grande tasse ?
Le serveur : Les grandes tasses sont réservées au thé.
Le Chat : ?????
Le serveur : ça fait 2 ans que je travaille ici et que c'est comme ça. Directive de mes patrons.

Et là je me suis souvenue pourquoi
je ne venais pas plus souvent à ce café.
Parce que ses patrons sont des c***.
Je le savais mais je l'avais oublié.

******

Et vous, ça vous arrive aussi des rencontres ordinaires
avec la bêtise extraordinaire ?patte_def_grise

source photo (trafiquée par mes soins) ici

samedi 16 février 2008

Jouer avec le feu

TRIO
Hasard des calendriers ?
Erreur de programmation ?
Couille dans le potage ?
Maladresse de timing ?
Perte de vigilance de ma part ?

Je viens de réaliser que la semaine prochaine je déjeunais deux fois avec ma mère. Et que la semaine suivante, j'avais un dîner avec mes beaux-parents et mes parents.

Je suis pas sûre que ce soit l'idée du siècle. Je suis même sûre du contraire.

******

Dernière perle en date (et première réaction à l'annonce de la mauvaise nouvelle) :
- "Et tu l'as appris quand ?"
- "Ben tout de suite maman. Tout de suite. Une fausse couche ne s'apprend pas. Elle se vit, maman."
- "Mais c'était ta première insémination ?"
- "Non. Ma première FIV comme je te l'ai déjà expliqué. Tu sais ce que c'est la différence ?"
- "Non"
Voix off : Ben tu pourrais te renseigner parce que si mes deux filles en "passaient par là" pour avoir un enfant, je crois que moi ça m'interpellerait et me donnerait envie de comprendre ce qu'elles endurent."

******
Se brûler les ailes ?
Partir en fumée ?
Prendre la poudre d'escampette ?
Eteindre le feu ?

Profiter d'abord du week-end.
PI

Petit clin d'oeil post-it à Miss Zen. Car j'ai gagné un jeu pour de vrai chez elle. Et pour de vrai, elle m'a offert des cadeaux. Et pour de vrai j'ai été touchée au coeur. Pas pour le post-it. Pour plein d'autres choses.

jeudi 24 janvier 2008

Demain, tu fais quoi ?

AGENDA_COMPO

Alors que je ne rêve que de ne faire rien,
mon agenda se remplit à vue d'oeil.
Et des contraintes par çi, et des déjeuners par là,
et mes cours (chinois, littérature, cinéma, etc.) qui finalement
me plombent mon temps libre sans que
je savoure la semaine qui passe.
Mon agenda est saturé de gros coup de stabylo orange
et cette situation commence à m'oppresser.

{Et en plus ma franchise me pousse à vous l'avouer :
les seuls cours qui pourraient me servir concrètement à quelque chose,
à savoir me pavaner cet été sur la plage sans avoir à rougir
de mon corps, ont depuis belle lurette disparu de mon planning... rip le fitness}

Parfois, je me demande si je ne suis pas mon pire ennemi.
Je m'interroge sur cette peur du vide qui me pousse
frénétiquement à noircir les pages de mon agenda
alors que le jour J je vais peiner
à honorer mes engagements
et y aller en traînant les pieds.
De quoi ai-je peur ? De qui ? Quelle voix résonne en moi
et m'empêche de vivre pleinement en mode passif,
ce mode qui est le mien bien que je l'ai découvert sur le tard ?
J'ai bien une petite idée...

"Il a pas bougé du fond du jardin alors que
j'ai pas arrêté pour les invités de ce soir"
"Il a passé sa journée à lire alors que moi
je faisais le taxi pour vous"
"Il a rien fait du week-end
pendant que moi je n'arrêtais pas"

Pourquoi je m'abrutis à me refiler
des obligations qui n'ont aucune espèce d'importance
mais que je mets un poing d'honneur à honorer dignement
alors que je rêve de vous dire :

"Demain, tu fais quoi ?
Moi, je ne sais pas encore..."

PS : je demande aux femmes qui travaillent et/ou ont des enfants, et qui elles ont de réelles raisons de se plaindre du manque de temps, de bien vouloir m'excuser de mes petits problèmes existentiels. Je crois que je vais jeter mon agenda à la poubelle.patte_def_grise

mercredi 9 janvier 2008

Le billet con... structif !

VOUTCH
(juste pour faire sourire Juju parce que comme moi elle aime Voutch...)

Alors je vous ai pas encore fait le coup des bonnes résolutions pour 2008, hein ? Eh ben voilà c'est chose faite :

- Ne plus faire pipi dans mon bain

- Ne plus oublier de taper le "C" quand je tape "Canalblog" dans le moteur de recherche Google... je vous déconseille d'essayer...

- et c'est tout.

Ah et j'allais oublier : je sais pas vous mais moi les deux faux tourteraux, Carla et Nico, je peux plus les voir en peinture. Pas parce que je les aime pas. Juste parce que je supporte plus qu'on nous prenne pour des cons en essayant de nous faire croire à leur romance. Regardez-les bien. Regardez leurs yeux. Et vous verrez qu'entre eux, il y a juste un contrat. Et je ne parle pas de contrat de mariage.

Pour la petite histoire, la Carla, je l'ai "rencontrée" à l'époque où elle courait les castings. Elle avait tellement aucun respect de son métier, des gens qu'elle rencontrait, des gens pour qui elle pouvait éventuellement travailler, que la directrice de casting a été obligée de lui demander de se coiffer avant de la filmer. Et là je me suis dit que cette italienne n'avait pas les mêmes valeurs que moi.patte_def_grise   

mardi 25 décembre 2007

Je voudrais mais j'y arrive pas...

COMPO
Je voudrais regretter que ce soit passé, mais j'y arrive pas.
Je suis même soulagée d'avoir devant moi 364 jours sans Noël.
Pourtant tout s'est bien passé.

A part le coup de pied de mon père sous la table donné à ma mère parce qu'elle compliquait inutilement le découpage du gâteau par ses conseils incessants adressés à mon beau-père qui, lui, au lieu de parlait, agissait.
A part le vol plané de ma mère dans les escaliers en partant.
A part mes larmes après la panique et l'inquiètude d'avoir eu à m'occuper de ma mère, les mains dans l'évier en train de faire la vaisselle, une fois tout le monde parti.
Parce que ma mère a cette habileté sournoise à gâcher les meilleurs moments. A faire l'intéressante. A m'obliger à être celle qui prend soin d'elle alors que c'est moi, sa fille, qui depuis des années ai besoin qu'elle prenne soin de moi.
Encore une fois, je me suis fait avoir. Elle a été la Reine Mère. Souveraine sur sa fille. Imposant sa loi. Ses diktats via ses maladies/chutes psychosomatiques me faisant accourir et faisant renaître l'angoisse de la petite fille qui toute sa vie a oeuvré pour que sa mère aille mieux, pour porter à bout de bras le bonheur de sa mère, s'interdisant par la même de vivre la vie insouciante d'une petite fille.

Sauf qu'aujourd'hui la petite fille sait que le bonheur de sa mère ne dépend pas d'elle.

Les vieux réflexes ont ressurgi hier soir car on n'oublie pas facilement 35 ans de mauvais réflexes mais après une bonne nuit de sommeil et les mots d'Arthur Miller, je reprends ma route, sans mes illusions. Et le travail entrepris depuis 3 mois, à savoir la voir telle qu'elle est et non telle que je la rêve. Pour reprendre la place qui m'est dûe.patte_def_grise




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