Noël 2013, dans même pas une semaine. Tout a été fait à temps. Ouf. Premier Noël de pleine conscience pour mes deux pépettes. Les cadeaux mercredi matin. Le Père Noël dans la nuit, par la cheminée ou la fenêtre ? Suspens.

Une fin d'année bousculante. Des projets professionnels qui s'emballent, décollent, m'envolent. C'est affreux d'être vieux : plus personne pour nous féliciter. Je crois que c'est ce qui me manque le plus. Comme une enfant je suis. Lu hier (Pourquoi être heureux quand on peut être normal, merci merci Miss Zen) un truc du style : "certains vieillissent sans grandir, par manque d'amour". Je crois que je suis de ceux-là.

Et le couple qui se délite. Et le temps qui file. Et le couple qui résiste. Et le temps qui nous piste. Et le couple qui s'oublie. Et le temps qui pourrit. 

J'ai empaqueté plus de 25 cadeaux. Entre deux choses à faire, je sortais, en cachette de mes filles, ciseaux, papier, ruban, je découpais, pliais, scotchais. Recevrai-je 25 cadeaux ? Ah non, c'est vrai, avec l'âge, c'est le plaisir d'offrir.

Mais moi j'ai pas grandi. Souvenez-vous, "certains vieillissent sans grandir, par manque d'amour".

Moi j'aime aussi recevoir. Ah oui c'est vrai, ce n'est pas politiquement correct. Ah oui c'est vrai c'est impoli de demander. Ah oui c'est vrai c'est la crise alors on va se contenter de se concentrer sur l'essentiel. Mais l'essentiel, c'est quoi ?

Ben c'est moi en fait. Et c'est vous, pour vous. Pourquoi on nous inculque l'oubli cet essentiel-là ?

Je crois que je suis fatiguée.

J'ai été plus que choquée et ébranlée par une réaction de ma mère. Sa meilleure amie, enfin celle qui est là depuis le début (et que j'aime énormémment) a perdu son fils, par suicide. Commentaire de ma mère : "ça a du lui faire un coup".
Suis-je vraiment la fille de cette femme-là ?

Et le couple qui se délite. Et le temps qui file. Et le couple qui résiste. Et le temps qui nous piste. Et le couple qui s'oublie. Et le temps qui pourrit.

Je crois que je suis fatiguée.

Envie de partir, parfois.

Et le temps qui passe. Et l'envie de partir qui se tasse. Et l'essentiel oublié. Difficile d'être adulte quand on n'a pas grandi.

Mais finalement je préfère être cet adulte qui n'a pas grandi mais qui évolue plutôt que d'avoir grandi sans savoir évoluer.

Je vous souhaite. Voilà, je vous souhaite. C'est vaste.

Le Chat