Je me souviens et cela me semble si loin, déjà.
Le 14 avril 2008.
Forts de notre amour, affaiblis par les échecs, accompagnés par la médecine, nous avons réussi la plus belle des rencontres. Un peu de ton papa, un peu de moi, un peu de la magie de la vie, et tu étais créée pour rejoindre mon ventre le 17 avril. Et ne plus le quitter jusqu'au 12 janvier de l'année suivante.
Neuf mois pleins de toi. Cette photo illustre tes neuf mois hors de mon ventre. Quelques jours encore à trois, avant que la vie ne nous montre à quel point elle peut être joueuse.

Que suis-je devenue en 7 ans ? Qu'ai-je perdu de moi ? Retrouvé ? Appris ? De toi, tout. J'ai tout appris de toi. Mes premiers pas de maman, c'est toi qui me les a offerts. Mes premières fiertés, c'est toi. Mes premières vraies noyades au fond de la détresse et de la fatigue, c'est toi aussi. La vie, la vraie, c'est depuis toi. En tout cas celle que j'espérais et voulais connaître. La vie de maman, celle qui confine aux limites.
Mes premiers vrais rateaux, c'est toi aussi.
Mais ça ne me gêne pas, tant que tu sais que tout ce que je fais, même mal, est sous-tendu par l'amour. Enfin, j'espère que tu le sais, que tu le sens. Et si un jour tu en doutes, je l'écris ici, pour que tu t'en souviennes.
Je t'aime ma fille. Depuis des années, et plus encore.

Edit du lendemain : avant que canalblog de merdoie hier, je voulais vous faire partager une nouvelle qui dans un premier temps m'a totalement réjouie : le consentement par défaut des dons d'organe. Puis, en cherchant à vous mettre un lien, j'ai lu plusieurs articles et constaté à quel point cet amendement était violemment perçu. Je peux comprendre. Mais pour moi, cela reste une excellente nouvelle. Priorité à la vie.

Edit suivant : (j'en profite au cas où Canalblog ferait encore des siennes) Il y a eu une autre nouvelle qui m'a réjouie hier. Arf mais je m'en souviens plus. Là c'est moi qui merdoie. Bon, du coup cela me permet de faire un clin d'oeil à Arthur Miller (qui de toute façon ne lit plus ce blog mais sait-on jamais) et qui n'en peut plus de ma nouvelle addiction au "bien manger" et de ma volonté de manger moins de gluten.